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Alexis, Jacques Stéphen (1922-1961)
- "Rien n'avait fondamentalement changé dans le monde, seuls les mots, les formules, les formes de la domination avait varié."
Les arbres musiciens: roman. Paris : Gallimard. 1957; p. 18.
- "Les hommes se mesurent d'un seul regard, dans le feu de l'action; le reste n'est qu'une affaire de complexion."
Ibidem; p. 22.
- "Les sybarites, quand ils sont des génies créateurs, sont jusqu'à un certain point tolérables."
Ibidem; p. 23.
- "Le véritable drame de la prêtrise se trouvait dans l'abandon si difficile de la robe... Combien de défroqués en esprit
n'y avait pas dans les presbytères et les couvents?"
Ibidem; p. 59.
- "Du détour d'une seule journée survient inattendument un petit événement, le certain petit hasard pourtant objectivement prévisible, la chiquenaude qui tout à coup accélère la vie
Jacques Stephen Alexis L'espace d'un cillement. Paris : Editions Gallimard, 1983; p. 33.
Alexis, Nord (1820-1910)
- "Je bois à la régénération de ma race."
Durant un toast le jour
de son élection rapporté par Roger Gaillard dans La République exterminatrice. Quatrième partie: La guerre civile: une option dramatique (15 Juillet 1902 - 31 Décembre
1902). Port-au-Prince: Imprimerie le Natal, 1992; p.
296.
- "Comment ne pas fêter le Centenaire! Ce serait plutôt la honte!
"Cité par Heinl, Robert Debs et Heinl, Nancy Gordon. Written in blood: the story of the Haitian people 1492-1995. 2ème édition revue et corrigée. New York: University
Press. 1996.; p. 312.
Aristide, Jean-Bertrand 
- "Pour être toujours exposé aux dangers de mort, on est comme immunisé par les germes de la mort".
Théologie et politique . Montréal : Centre international de documentation et d'information haïtienne, caraïbéenne et afro-canadienne, [1992]; p.
55
Auguste, Yves L.
- "Tel le sang et les requins, toute politique de prestige attire fatalement des brasseurs d'affaires."
Haiti et les Etats-Unis : 1862 - 1900. [Port-au-Prince] : Imprimerie Henri Deschamps, [1987]; p. 27
Avril, Prosper 
- "Le peuple doit pouvoir manger avand d'aller aux élections."
Cité par Delince, Kern; Alaux, Jean-Pierre. Quelle armée pour Haïti?: militarisme et démocratie. Paris : KARTHALA Editions, 2000; p. 165.
Bazin, Marc
- "[Le macoute] est le produit complexe et explosif de la faim et du besoin d'exister".
Service de presse
du MIDH. Cité par Gérard
Barthélemy. p. 44
Beaulieu, Raymond
- "L'animosité séculaire entre le noir et le mulâtre d'Haiti, frottée au feu, peut mettre le pays dans un linceul de
cendre."
La canne debout: roman. Port-au-Prince : Imprimerie des Antilles, 1988; p.
240.
- "L'amour a vaincu tout, excepté l'espoir de régénérer l'homme haitien."
Ibidem; p. 268
Borno, Louis (1865-1942)
- "Je lutte dans la certitude de triompher"
Article paru dans le Journal L'Essor du 11 avril 1924,
cité par George Corvington. Port-au-Prince au cours des ans: Tome 5: La capitale sous l'occupation. Deschamps 1987, repris par Blancpain p. 136.
Boyer, Jean-Pierre (1776-1850)
- "J'ai gouverné le pays pendant vingt-cinq ans, et mes ennemis seraient étonnés de savoir le peu que je possède en
numéraires".
Confidence du président aux rares collaborateurs qui l'entouraient aux derniers jours de sa présidence.
Rapportée par Beaubrun Ardoin, citée par Corvington: Port-au-Prince au cours des ans. La métropole haitienne au XIXè
siècle, p. 84
Cameau, Alphonse
- "Notre créole s'arrête à nos frontières."
Alphonse Cameau, Le Matin, 22 mars 1982).
Chauvet, Marie Vieux (1913-1973) 
- "J'ai trop peur du scandale pour en faire l'expérience. J'ai peur des autres et cette peur est la garantie de mon honnêteté."
Amour, colère et folie. [Paris] : Gallimard, 1968; 44.
- "Il arrive un moment ou la virginité apparaît comme une indécence."
Idem.; p. 101.
- "Le bonheur est frugace, il faut un brin de folie pour l'attraper au vol."
Loc. cit.
- La peur est un vice, elle s'enracine quand on la cultive. Il faut du temps pour en guérir."
Idem.; p.
- "On peut vivre sans heurt au milieu de la haine car l'habitude est puissante."
La danse sur le volcan. Paris : Paris : Maisonneuve & Larose et Emina Soleil, 2004; p. 283
- "Il y a des femmes qu'on séduit par des gestes, d'autres par des mots. Il y en a d'autres à qui cela ne suffit pas."
Fille d'haiti (roman). Paris : pasquelle, 1954; p. 43.
- "Avoir été créée pour mourir et malgré cette fin certaine, ne vivre qu'avec l'idée de posséder tout ce qui est éphémère, quelle dérision!"
Idem.; p. 49.
Christophe, Henri (1767-1820) 
- "A mon âge, je n'ai point besoin de conseil. Mon devoir, en toutes occasions, est mon conseiller".
Lettre au
commandant Vitton, reproduit in the Haytian papers, p. 40.
- "La nécessité d'être homme, et homme libre, voilà le seul terme de mes calculs".
Lettre au
général Leclerc. 5 Floral, An 10. In Histoire de la catastrophe de Saint-Domingue,... p.
118.
- "C'est en changeant, avec le secours du temps, jusqu'à la langue même que nous parlons, que nous aurons enfin réussi à
saper à Hayti, la puissance française jusque dans sa source."
Proclamation. 1er janvier 1817 [Texte in: Thomas Madiou. Histoire d'Haiti. Tome V: 1811-1818. Port-au-Prince: Editions Henri Deschamps, 1988; p. 424.]
Constant, Général Gérard
- "Le macoutisme n'est pas une invention de Duvalier. Il l'a utilisé le macoutisme. La violence macoute est en nous. Il l'a
institutionalisé"
Un général parle, p. 51.
Dauphin Marcel
- "Mon amour, parle-moi le patois du pays.
Parle-moi le créole, Le créole d'Haiti Dont la phrase ressemble a quelques barcarolle."
Poème: "Créole d'Haiti" in Baridon Silvio et Philoctète, René. Poésie vivante d'Haiti. Paris : Les lettres nouvelles, 1978; p. 87.
Delince, Kern
- "Lorsqu'il est libre de s'exprimer par le bulletin de vote, le citoyen [haitien] se montre peu avisé ou joue de malchance".
Les forces politiques en Haiti, pp. 98-99
Delorme, Démesvar 
- "Le mouchard est un individu qui a peur, qui se faufile pour savoir, qui flatte pour être toléré, qui memndie la confiance de ceux qu'il va vendre."
Les Antinationaux.
Désinor, Carlo (-2000) 
Dépestre, René
- "L'occident mentait à l'homme noir, à l'homme jaune, à l'homme blanc. Il mentait depuis au moins quatre siècles à
tous les colonisés de la terre."
"Mémoire du néolibertinage" in: Alléluia pour une femme jardin. Ottawa: Editions Leméac,
1973; p. 92.
Dessalines, Jean-Jacques (1758-1806)
- "Effrayons tous ceux qui seraient tentés de ravir notre liberté".
Cité par Laurent-Ropa, Denis. Haiti: une colonie française. p. 309.
- "Il n'y a qu'un seul noble, c'est moi".
Cité par Gérard Barthélemy. p. 99.
- "Les noirs, dont les pères sont en Afrique, n'auront-ils rien?"
Cité par Louis Joseph Janvier p. 44.
- "Nous avons osé être libre, osons l'être par nous-mêmes et pour nous-mêmes".
Cité par Emmanuel Chancy; pp. 19-20.
- "On ne se contente pas de dilapider, on conspire."
Cité par Louis Joseph Janvier p. 44.
- "Prenez garde à vous, nègres et mulâtres, vous avez tous combattu contre les blancs; les biens que nous avons tous
acquis en versant notre sang, appartiennent à nous; j'entends qu'ils soient partagés avec équité."
Cité par Louis Joseph Janvier p. 45.
- "Que ceux qui veulent devenir esclaves des Français sortent du fort; qt qu'ils se rangent autour de moi, ceux qui veulent mourir en hommes libres!"
Cité par Leconte, Vergniaud. Henri Christophe dans l'histoire d'Haïti.
Paris, Berger-Levrault, 1931; p. 75.
- "Que m'importe le jugement de la postérité, pourvu que je sauve mon pays."
Cité par Gérard M. Laurent.
Six études sur J.J. Dessalines, p. 102.
Dorsinville Roger (1911-1992)
- "Aussi simple que cela puisse paraître, la démocratie pourrait bien être, sans autre définition, le point où chacun
fait son devoir d'État dans son coin."
Accord perdus. Montréal : Cidihca, 1987; p. 100.
Dubois, Elie François
- "Diriger les intérêts matériels, intellectuels et moraux d'un peuple est chose trop délicate pour que les hommes qui ont été chargés de ce soin ne se fasse une obbligation de mettre sous les yeux de leurs commettants l'emploi de leur temps et des deniers confiés à leur loyauté"
Deux ans et demi au ministère. Port-au-Prince : Imprimerie de "l'Opinion nationale", 1862; p. 230.
Dumas, Pierre-Raymond
Dupré, Antoine 
- "Si quelque jour sur tes rives
reparaissent nos tyrans
que leurs hordes fugitives
servent d,engrais à nos champs"
"Hymne à la liberté". in Berrou, Raphaël et Pompilus, Pradel. Histoire de la littérature haïtienne : illustrée par les textes. Tome I. Port-au-Prince : Éditions Caraïbes, c1975; pp. 21-22.]
Duvalier, François (1907-1971) 
- "Je suis un être immatériel."
Discours prononcé le 30 Avril 1963, quelques jours après la
tentative d'enlèvement de son fils Jean-Claude. Cité par Diederich p. 207.
[Voir: 26 Avril 1963].
- "Chaque époque se crée un humanisme à sa mesure. Et chaque peuple, au cours de cette époque, y imprime sa
totalité ethnique."
Oeuvres essentielles. Volume 1: Eléments d'une doctrine. Port-au-Prince : Presses Nationales D'Haiti; p. 119.
- "Que peut-on attendre d'une société ou le desarroi moral est partout?"
Ibidem. ; p. 251.
- "Un peuple est un ensemble de corps collectifs, de familles, de professions, de sociétés de pensée, dont chacun
représente une valeur, une puissance, un élément essentiel de la vitalité commune et de la volonté nationale."
La marche à la présidence.
Port-au-Prince: Imprimerie Theodore, 1960; p. 24.
- "Un peuple qui se souvient de ses traditions est forcément un peuple digne."
Ibidem. ; p. 60
- "Le concept de civilisation ne se limite point à quelques édifices publics, à des routes vaguement tracées, mais
implique la réalisation d'un développement équilibré."
Ibidem. ; p. 70.
- "Je suis le marron farouche à la recherche des rayons purs du soleil radieux pour conduire le peuple noir d'Haïti vers plus
de progrès et plus de bien-être."
Ibidem. ; p. 87.
- "L'histoire qui ne s'arrête pas et ne s'arrêtera jamais, suit sa courbe progressive sans s'occuper des mortels; parce que
l'histoire prend toujours sa revanche."
Ibidem. ; p. 95.
- "La diplomatie comme la politique est une ligne brisée. Plus on se rapproche des objectifs, plus ces derniers semblent réculer.
C'est un peu comme le sentiment de gravir une montagne sacrée dont la cime recule toujours."
Mémoires d'un leader... p. 187.
- "Prêcher la démocratie dans un océan de misères, de souffrances physiques et morales peut évidemment plaire aux
peuples riches et à leur gouvernement mais n'arrive à convaincre aucun homme qui n'a pas encore pu satisfaire les nécessités premières de sa nourriture, de son logement, de
son habillement, et de l'éducation de ses enfants."
Ibidem... p. 211.
- "La révolution [duvaliériste] est comme un fleuve qui charrie tout sur son passage."
Ibidem... p. 251.
- "Les hommes qui font la révolution doivent toujours exercer un véritable magnétisme sur les masses afin qu'eux-même et
les masses puissent aller victorieusement vers l'avant, de conquêtes en conquêtes."
Ibidem... p. 251.
- "Le problème haïtien nous paraît avant tout un problème culturel. Et sa solution ne peut résider que dans une
réforme intégrale de la mentalité haïtienne."
Ibidem... p. 297.
Firmin, Anténor (1850-1911) 
- "Honte à tous ceux qui, oubliant leur devoir envers la patrie, en appelle à l'étranger".
"Proclamation au peuple et a l'armée". in Gaillard, Roger. La République exterminatrice. Quatrième partie: La guerre civile: une option dramatique (15 Juillet
1902 - 31 Décembre 1902). Port-au-Prince: Imprimerie le Natal, 1992; p. 138.
- "Je resterai à la hauteur de mes devoirs".
Loc. cit.
Frankétienne 
- "Un chat miaule dans un sac. Un char s'enlise dans la nuit. Et l'âme de tout un peuple s'évapore dans le brouillard de
l'inconscient". [À propos du mardi gras haitien].
Fleurs d'insomnie: Spirale; p. 59
- "La tragédie se joue toujours dans les cervelles et dans les tripes".
Ibidem;p. 124.
- "Je ne reconnais ...plus ma terre, jadis rebelle, aujourd'hui travestie, soumise à la terreur des ombres, endormie dans la moelleuse
routine insubversive".
Ibidem; p. 176.
- "Le rêve est inconstestablement le premier des chemins qui conduisent à la liberté. Rêver, c'est dejà être
libre".
Ibidem; Couverture: verso
- "Nouminm intèlektyèl ak politisyen lavil ki reskonsab, depi tout bimbo, tout dezagreman lobèy tchouboum lan peyi Dayiti".
Pèlen tèt. Port-au-Prince: Editions du Soleil, 1978; p. 37 [ "Vous intellectuels et politiciens des
villes, vous avez toujours été à l'origine des grands malheurs d'Haiti". Aucune traduction pourra capter la poésie, les nuances et la complexité de style de cette phrase
créole.]
- "Mwin se echantiyon youn ras k-ap boujonnin, min ki panko donnin".
Idibem; p. 38. [ "Je suis le
représentant d'une race en devenir, qui n'a pas encore atteint toute sa maturité".
Gaillard, Roger (1923-2000)
- "Sauver la face est souvent la préoccupation des orgueilleux que le peuple expulse."
La
République exterminatrice. Troisième partie: La déroute de l'intelligence (Mai-Juillet 1902). Port-au-Prince: Imprimerie le Natal, 1992; p. 37.
- "[Haiti est] un pays où les nouvelles fausses (et surtout celles qui ne le sont qu'à moitié) servent souvent d'introduction
aux troubles politiques les plus graves."
Ibidem, p. 219.
Grimard Luc (1886-1954)
- "[Écrire], c'est encore là la meilleure des évasions."
Cité par B. Danache. Le président
Dartiguenave et les Américains. Port-au-Prince: Imprimerie de l'Etat, 1950; p. 9.
Hurbon Laënnec
- "Seule l'ambition du pouvoir confère à l'intellectuel [haitien] son essence véritable."
Comprendre Haiti, p. 46.
Janvier, Louis Joseph (1855-1911)
- "La cohésion intellectuelle est chose capitale et la discipline est chose supérieure."
Les affaires d'Haiti; p. 59.
- "Il est peu honorable de donner des leçons aux petites nations lorsque le droit est de leur côté."
Ibidem; p. 88.
- "Le peuple haitien] est le fils ainé de la race noire: il doit lui servir de modèle et d'initiateur. Il est exemple, il doit
être espoir."
Ibidem; p. 88.
- "Haiti est un argument... qui gêne et qui déplaît."
La République d'Haïti et ses visiteurs (1840-1882) : réponse à M. Victor Cochinat de la Petite presse et à quelques autres écrivains. [Port-au-Prince] : Éditions Fardin, 1979; 123
- "Pour que le gouvernement soit respecté, il faut qu'il soit respectable, autant dans son essence, dans sa naissance, dans ses origines que dans ses manifestations extérieures et visibles."
Ibidem; p. 236.
- "Le grand tort des hommes d'état en Haiti..., c'est de ne jamais assez tenir compte des circonstances et des hommes."
Ibidem; p. 245.
- "Un homme d'état, si éloquent et si instruit soit-il, qui, dans une Chambre ne peut grouper des amis politiques à
sa suite, n'est pas un homme de gouvernement"
Ibidem; p.
528.
- "La pensée se réveille quand le fusil dort"
Ibidem, p. 569.
- "Il suffit d'un grand homme pour mener une nation ou une époque"
Ibidem, p. 516..
-
Jolicoeur, Aubelin (1924-2005)
- "Le créole a des possibilités insoupçonnées de devenir une langue de culture (...). Mais le français demeure un
facteur de promotion sociale."
(Aubelin Jolicoeur, Le Nouvelliste, 16-18 avril
1982).
Laraque, Paul
- "Quand on n'a pas les moyens de faire ce qu'on croit être juste, on a toujours la liberté de ne pas faire ce
qu'on croit n'être pas juste"
(1946-1976 - Trente Ans de Pouvoir Noir en Haïti,
Tome I, page 178)
Latortue, Gérard
- "A l'impossible, je suis tenu"
(Dans une déclaration faite en mars 2004, quelques heures
après sa nomination comme premier ministre intérimaire par le "Conseil des sages", et avant de prendre l'avion pour Port-au-Prince. Il répondait à un journaliste qui faisait
allusion aux difficultés qui lÂ’attendaient.)
Légitime, général François Denys
- "Insensé qui croit pouvoir remonter le courant populaire ou le refouler!"
Histoire du gouvernement du général Légitime: président d'Haiti; p. 39
Ligondé, Mgr. François W.
- "Dans cette période d'incertitude et de confusion, des esprits forts de notre pays sont à la recherche de sauveurs et de
boucs émissaires."
Homélie du 1er. Janvier 1988. Cité par Gérard
Barthélemy.
Louverture, Toussaint
- "Le poste élevé que je remplis n'est pas de mon choix; il m'a été imposé par des circonstances
impérieuses".
Lettre de Toussaint à Bonaparte, cité par Placide Justin, p. 371.
- "Si trente millions de Français trouvent leur bonheur et leur sûreté, comme on l'assure, dans la révolution du 18
Brumaire, sans doute on ne m'enviera pas l'amour et la confiance des pauvres noirs, mes compatriotes..."
Loc. cit.
- "Je place ma considération dans le respect de mes concitoyens, mes honneurs dans leur attachement, ma fortune dans leur
fidélité désintéressée."
Loc. cit.
- "En me renversant, vous n'avez abattu que le tronc de l'arbre de la Liberté, il repoussera car ses racines sont profondes et
nombreuses".
Faisant écho à ses paroles, Leclerc aurait écrit au Ministre Français de la Marine: "Ce n'est pas tout d'avoir enlever Toussaint, il y a 2000 chefs à faire enlever" [Lettre citée par Claude B Auguste et Marcel B Auguste dans Les
Déportés de Saint Domingue. Sherbrooke, Québec. Editions Naaman, 1979]
- "Je suis soldat. Je n'ai pas peur des hommes. Je ne crains que Dieu. S'il faut mourir, je mourrai comme un soldat qui n'a rien à se
reprocher".
Laurent-Ropa, Denis. Haiti: une colonie française..., p.
264.
- "Adieu, mon capitaine, je me souviendrai de vous jusqu'à mon dernier soupir".
Paroles adressées au capitaine de la frégate "La Créole" avant d'être transbordé sur le vaisseau "Héros". Le capitaine de la frégate lui ayant
manifesté de grandes marques de sympathies [Mémoire d'Isaac Louverture cité par Mentor Laurent. Erreurs
et vérités dans l'histoire d'Haiti. Tome 1, Port-au-Prince : Imprimerie Tehomme, 1945, p. 145]
Magloire, Paul Eugène (1907-2001)
- "J'ai hérité d'une situation"
[pour se défendre d'avoir orchestré le coup d'état du 10 Mai
1950], cité par Frantz Bataille, "Une épée dans le siècle:ombres et lumières" dans Haiti Observateur, Vol. XXXII, No. 33, 15-21 Août, 2001, p. 11.
- "Je suis un soldat. Je suis aux ordres de la nation. Je ne désobéirai point."
Cité par Diederich, p. 68
Manigat, François L.
- "Dans nos relations avec les États-Unis, nous devons tenir compte de nos intérêts , de notre dignité nationale, et les
préserver" (In dealing with the United States we must preserve our national interest, our national dignity") [Leslie Manigat on Haitien modernization... p. 20.]
- "En 1957, j'ai voté pour François Duvalier. C'était évident. Le message de Duvalier correspondait a quelque chose
de réel et de profond pour le pays."[Interview à la Télévision Nationale, cité par Jallot et Lesage. Haiti: dix ans
d'histoire secrète.; p. 24)
- "Je n'ai pas échoué, j'ai failli réussir". Propos ténus après avoir été
renversé le 20 Juin 1988. Cité par Max Valles, p. 70.
Marcelin, Frédéric
- "La pensée, quand elle est maîtresse du cerveau de l'homme, est un despote bienfaisant ou terrible. Si elle console dans bien des
cas, dans d'autres elle corrode et brûle comme un fer rouge." Autour de deux romans. Port-au-Prince : Editions
Fardin, 1984; p. 16.
- "Le nombre des ennemis n'est très souvent qu'en raison directe du mérite'."Ibidem; p. 17.
Mathon, Alix
- "En politique, nous étions des nationalistes, en littérature, des 'indigénistes'."
Mathon. en parlant des jeunes Haitiens de la post-occupation, p. 10.
- "Les politiciens de chez nous, pour les besoins de leurs ambitions, invoquent les lois en travestissant l'esprit par des interpretations judaïques des plus inattendues."
Mathon , p. 29.
Moss, Manuela
- "Chaque être humain possède en lui-même des richesses infinies et profondes, c'est autant de gouttes d'eau que peuvent contenir la mer. Nous ne le découvrons souvent qu'en allant au fond de nous, qu 'en allant au bout de nous-mêmes, en se détachant de nous-mêmes."
Sous le soleil caraïbe : roman. Paris : L'Harmattan, 2002; p. 221
- "La foi ne meurt jamais dans le coeur des Haiïtiens."
Ibidem; 223.
- "Pécher, c'est se réfuser à l'amour."
Ibidem; 225.
- "La haine nous rend seul, nous enlève le droit de rentrer librement dans le sanctuaire de la joie."
Ibidem; 227.
Namphy, général Henri
Ollivier, Emile
- "Dans ce coin de terre, la parole est parabolique, elle s'apparente au délire, obéit à une logique qui lui est propre. Par le
biais de la parole, on finit par établir un compromis avec la réalité."
La discorde aux cents voix. Paris : Editions Albin Michel,
1986; pp. 79-80.
- "L'exil harnache."
Les Urnes scellées. Paris: Albin Michel, 1995; p.
36.
- " L'imaginaire est comme un houle à marée basse; quand elle roule et trouve point d'ancrage, elle tombe."Loc. cit.
- "Aéroports, ces lieux de hasard, ces lieux ouverts sur tous les possibles."
Ibidem.; p. 38
- "Les vieilles questions qu'on croit enterrer ont une propension à refaire surface parées de nouveaux atours." Ibidem.; p. 94
- "Les choses sont ce que les hommes qui s'agitent pensent qu'elles."
Ibidem.; p.
167.
- "Un pays où la parole est le lieu des absences, des présentations en creux, des pointes piquantes et des allusions
venimeuses, ou la parole furète dans les royaumes de l'ellipse, ou toute conversation se développe autour d'un trou initial."
Loc.
cit.
- "Il existe une banalité de l'atroce de la cruauté, de la souffrance; il en a toujours ainsi, mais jamais elle ne s'était
montrée aussi envahissante et saturante que de nos jours."
Ibidem.; p. 178.
- "Les livres aussi meurent, quand un beau matin, on s'aperçoit qu'ils ne sont qu'une immense accumulation de paroles vaines incapables de
décoder les événements du passé et de fournir une réponse qui affranchirait l'âme des terreurs de l'avenir."
Ibidem.;
p. 202.
- "Fugitive est la vie, fugace le bonheur."
Ibidem.; p. 212.
Pétion, Alexandre
- "Christophe donne des titres, des cordons; moi je donnerai des terres, et nous verrons si mes récompenses ne produirons pas de meilleurs
fruits."
[À ceux qui formaient son entourage rapporté par Thomas Madiou. Histoire d'Haiti. Tome V: 1811-1818. Port-au-Prince: Editions Henri Deschamps, 1988; p.
49.]
- "Nous voyons avec dégoût les gouvernements qui se piquent d'être les plus religieux, caresser les principes que la justice et
l'humanité condamnent."
Adresse au peuple haïtien. 12 novembre 1816. [Texte in: Ibidem; p. 392.]
Pierre, Éricq,
- "Je me suis heurté aux forces de la corrpution. Mon refus de pactiser avec ces forces me vaut aujourd'hui d'être écarté par la Chambre des Députés."
Durant une conférence de presse le 15 mai 2008, après que la Chambre des Députés ait rejeté, le 12 mai, sa nomination comme premier ministre.
Romain, Jacques 
- "Dans tout effort, il y a naturellement une ignorance de la mort."
Les fantoches. [Port-au-Prince?]: s.n.,
1931. Reproduit aux Ateliers Fardin pour le compte de Frantz Israel, p. 11.
- "Les grands travailleurs sont des grands paresseux qui s'ignorent."
Ibidem., p. 12.
- "Il y a tellement beaucoup de pauvres créatures
qui hèlent le bondieu de tout leur courage que ça fait un grand bruit ennuyant et le bondieu l'entend et il crie: "Quel est foutre, tout ce bruit" et il se bouche les oreilles. C'est la
vérité et l'homme est abandonné.
Roumain, Jacques. Gouverneurs de la rosée. Port-au-Prince: Editions Fardin, 1975; p.
2.
- "Elle est là, la douce, la bonne, la coulante,
la chantante, la fraìche; la bénédiction, la vie"
Manuel lorsqu'il a enfin découvert la source. Roumain, Jacques. Gouverneurs de la
rosée. Coconut Creek, FL : Educa Vision, 1999.; p. 119.
- "Lorsqu'un homme ne raisonne pas avec sa tête,
il réfléchit avec son estomac, surtout s'il l'a vide."
Gouverneurs de la rosée. Coconut
Creek (FL) : Educa Vision, 1997; p. 141.
Salomon, Lysius Félicité
Saget, Jean Nicolas Nissage
- "Demandez-moi des épaulettes, je vous en donnerai autant que vous voudrez. Quant à la clé du trésor,
vous ne l'aurez jamais."
Cité par Dantès Bellegarde. La Nation haitienne, p.
130.
Sénécal, Richard
- Cette société a peur. Elle a peur de demain, peur des transformations. Elle rêve d’ailleurs et du passé... Elle refuse de comprendre que l’avenir n’est pas seulement à construire mais surtout à inventer.
"Haiti-Crise : Un pays à inventer" Alterpresse [paru le jeudi 24 juillet 2008] <http://www.alterpresse.org/spip.php?article7504> [Lu le vendredrei 25 juillet 2008].
Théagène, Jean L.
- "A la solde de l'étranger, l'événement haitien s'est corrompu et n'offre plus la saveur des grandes
causes."
Petit Samedi Soir, 24 Juin 1989. p. 765.
Tonnerre, Boisrond 
- "Pour rédiger l'Acte de l'Indépendance, il nous faut la peau d'un blanc pour parchemin, son crâne pour
encrier, son sang pour encre et une baïonnette pour plume".
Cité par Diederich, p. 25.
Vincent, Sténio 
- "Le patriotisme, lorsqu'il est avisé, consiste moins à se heurter aux circonstances, presque toujours plus
fortes que les hommes, qu'à tenter de cheminer parmi elles, tout en faisant rendre à chaque jour le maximum de satisfaction légitimes."
En posant les jalons. Tome III : 1934
- 1936. Port-au-Prince : Imprimerie de l'État, 1939; p. 4.
- "La postérité [prend] toujours trop tard la parole et ... le plus souvent, les palmes et blâmes qu'elle
décerne, c'est sur le marbre des tombes qu'elle les inscrit."
Ibidem. ; p. 15.
- "[Le peuple] sait trop comment il a été le dindon de la farce dans le passé."
Ibidem. ; p.
29.
- "La dignité nationale et la sécurité du pays ne peuvent être envisagées aujourd'hui qu'en
fonction du travail et de l'effort productif des habitants."
Ibidem. Tome IV : 1937 - 1939. Port-au-Prince : Imprimerie de l'État, 1939; p. 12.
- "L'école, étant la pépinière des âmes, le lieu où s'élabore, par une éducation
appropriée, l'avenir des nations, c'est là surtout qu'il convient et qu'il est possible de préparer la Paix, pour qu'elle soit la grande réalité des générations
futures."
Ibidem. ; p. 16.
- "Une société misérable est une société malade."
Ibidem. ; p. 25.
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