Définitions
de mots, expressions et phrases typiquement haitiens ou d'une résonance
culturelle ou historique mentionnées dans certaines pages du site.
Bakoulou:
Quelqu'un qui, en politique, en amour ou en affaires est passé maître dans l'art de Kalbender. Les bakoulous profitent de la faiblesse, de l'ignorance de ses semblables ou de la vulnérabilité d'un groupe pour se faire passer comme un protecteur, un amant dévoué ou un conseiller guidé uniquement par son altruisme pour ainsi mieux les
exploiter. Un bakoulou est donc un personnage
aux facettes très décevantes.
Bon-Da
Billets sans garantie, et donc sans valeur, émis par le gouvernement de Davilmar Théodore pour essayer de répondre aux besoins économiques de son gouvernement. Les commerçants refusèrent d'honorer ces papier-monnaies. Certains durent même fermer boutique devant les menaces des sbires du gouvernement. (Voir aussi: Monnaie
de la République d'Haiti)
Borlette:
Loterie populaire faisant son apparition durant la décade de 1960 devenant vite une concurrente de la Loterie de l'Etat Haitien. D'abord illégale et clandestine, elle fut plus tard régularisée. Certains Haitiens, comme Mossanto Petit, alias "Toto Borlette" se sont enrichis en multipliant les "banques de borlette" à travers le pays.
Bossale (Kreyol: Bosal):
Dans le panthéon vodou, un lwa ou un esprit impur ou pernicieux.
Dans la société coloniale de Saint Domingue, un esclave à peine débarqué d'Afrique et qui doit encore apprendre les moeurs et coutumes de la colonie, donc un barbare aux yeux du colon.
Caco:
Paysan en armes et s'insurgeant contre le pouvoir central de Port-au-Prince. Les opposants et ceux qui aspirent au pouvoir souvent s'allient aux cacos, et souvent se font passer pour leurs leaders puisque ces insurgés, qui ne voulaient qu'exprimer leur misère, débutaient leur révoltes dans une complète anarchie. Vraie force de résistance durant les premières années de l'occupation américaine
(1915-1934), ils furent
assimilés à "des bandits auxquels n'était pas applicable le Code de l'Honneur Militaire" (Danache D. Le président Dartiguenave et les Américains. Port-au-Prince : Imprimerie de l'Etat, 1950; p. 73), et totalement anéantis par les forces de l'occupation.
Carabinier:
Danse voluptueuse très en vogue du temps de la colonie et au début de l'indépendance, elle fut un mélange de la chica africaine et de la contredance française. Dessalines, semble-t-il en faisait sa danse préférée. Elle fut à l'honneur lors du bal patronné par le gouvernement de Jean-Pierre Boyer pour célébrer la signataire de l'Ordonnance
de Charles X.
Chimè (en français: Chimères):
Jeunes casseurs, formant à l'occasion des groupes de pression, issus , pour la plupart des quartiers populaires, et supposés être à la solde de Fanmi Lavalas (Famille Lavalas, le parti du président Jean-Bertrand Aristide).
Dans la mythologie grecque, une chimère est un monstre qui possède une tête et un portrail de lion, portant sur son dos la partie antérieure d'une chèvre et possédant
une
queue de serpent. Elle crache des flammes et dévore tout être humain sur son passage. En Haiti, le mot viendrait de l'expression créole "en chimè", traduisant un état pathologique temporaire, dû à une certaine déception ou désillusion, qui pousserait l'individu à commettre des actes de violence ou d'agression sur ceux ou celles qui le contrarieraient ou se trouveraient simplement sur son chemin. Ainsi dira-t-on: "Misyé
en chimè, rete lwen-l" = "Eviter tout contact avec cet être, il se trouve dans un état [de chimère]"
Coco-macaque:
Baton, souvent en "bois de fer" pratiquement incassable, utilisé par la police, les anciens tonton macoutes, les chefs de section comme arme et instrument de répression.
Colonne de rasoirs:
Bandits armés par le général Mérisier Joanis, commandant militaire de l’arrondissement de Jacmel sous le gouvernement de Louis Félicité Salomon Jeune. Sous l’ordre de leur chef, ils terrorisèrent la ville, ses communes et quartiers, obligeant les citoyen à s’imposer un couvre-feu dès 7 heures du soir.
Confédés:
Union des gens de couleurs du Département de l'Ouest qui, pour protester contre la non-application du décret du 15 mai 1791 de la Constituante qui leur accordait des droits de citoyens et les tactiques d’intimidation des colons opposés à l'application de ce décret, s’armèrent.
Créés formellement à la suite d’une assemblée politique tenue à Mirebalais, les confédérés étaient représentés par un conseil de 40 membres avec une aile politique dont les chefs les plus connus furent Alexandre Pétion, André Rigaud, Louis-Jacques Beauvais, Pierre Pinchinat et Jean-Pierre Lambert. Parmi eux on y retrouvait des vétérans de la bataille de Savannah (Géorgie, USA, 9 octobre 1779).
Conze:
Jean-Baptiste Conzé, un général caco proche de Charlemagne Péralte activement recherché par les occupants américains en 1919. Pour la somme de $2,000.00 il livra le fugitif aux Américains.
Le nom de Conzé devint alors, dans l'imaginaire haïtien, synonyme de traître et de tout officiel qui, à l'encontre des intérêts nationauxm pactisent avec l'étranger.
De moitié:
Système de
coopération agricole et contrat quelquefois non-écrit
passé entre un propriétaire terrien et un paysan, et par
lequel ce dernier s'engage à travailler et à faire fructifier
les terres mises à sa disposition et à partager en parts
égales la production ou les récoltes.
Déchoucage:
En créole "Dechoukay"; un terme qui, dans la terminologie paysanne signifie le déracinement total d'un arbre. Il viendrait alors du mot français "souche", Le bas du tronc et les racines qui restent dans la terre lorsque l'arbre a été coupé.
Le Dechoucage ou dechoukay est un mouvement surgi à la fin de l'année 1985 et ayant pour objectif le renversement du gouvernement de Jean-Claude Duvalier. Après le départ de celui-ci, le 7 Février 1986, ce mouvement se convertit
en une série d'opérations et de pratiques violentes tendant au déracinement du duvaliérisme à travers l'élimination violente de ses représentants les plus en vue, les tontons macoutes et de tous ces symboles
Dictionnaire:
Volumineux biscuit sorti des fours d'un boulanger de Port-au-Prince nommé Elie Grants à la fin du XIXè siècle. Il est en quelque sorte l'ancêtre du "biswit gwo mit", une sorte de petit pain de mie non sucré de forme cubique.
Dòmi nan bwa:
Groupe de la région de Petit-Goâve prêtant allégeance au second gouvernement de Jean-Bertrand Aristide et se métamorphosant, avec l'infiltration d'éléments criminels, en gangs. L'assassinat du journaliste Brignol Lindor leur a été attribué.
Firministe:
Partisan politique
d'Anténor Firmin ou personnage politique partageant son idéologie.
parmi eux, on comptait la fine fleur de l'intelligentsia haïtienne de la
fin du 19ème et du début du 20ème siècles.
Leur idées étaient véhiculées à travers
plusieurs journaux dont l'Appel.
Gwo Ponyèt (Bras forts et musclés):
Expression aux connotations économiques et politiques ou dénotant un certain machisme culturel. Le "gro ponyèt" se veut le plus fort, ou est vu par d'autres comme celui qui a, à son active, des forces pouvant à l'occasion détruire. Ainsi, il peut se permettre de s'accaparer des biens d'autrui, ou simplement s'imposer sans crainte d'opposition.
Dans l'arène politique, le "gro ponyèt" projette l'image de celui qui n'admet aucun compromis ou ne se lance jamais dans les négociations, car partager ou négocier avec l'adversaire politique équivaut à une reddition. Seul les faibles se rendent.
On dira donc alors de quelqu'un qu'il a une "attitude de gro ponyèt", entreprend une "action gro ponyèt" ou pratique une "politique de gro ponyèt".
Groupe des 184:
Formation de l'opposition au gouvernement du président Jean-Bertrand Aristide créée en 2003 par André Apaid Jr.* et se présentant sous le manteau de la société civile.
Lançant une campagne nationale baptisée "Caravane de l'Espoir", les membres de cette formation parcoururent les neuf département du pays proposant ce qu'ils appellent "Le nouveau contrat social". Cité Soleil, un bastion des partisans d'Aristide, avait été choisi comme la dernière étape de leur campagne et une délégation forte de 200 membres accompagnée de diplomatiques sympathisants accrédités en Haiti
s'y était rendue le 12 juillet 2003 et se heurta à l'opposition violente des clans d'Aristide.
Après le départ forcé du président Jean-Bertrand Aristide, le 29 février 2004, on n'en parla presque, et le Contrat social resta lettre morte, devenant ainsi une de nombreuses abérrations civilo-politique de l'après-duvalier.
----- * Industriel, André Apaid jr. est le fils d'André Apaid, un industriel américain, propriétaire de manufactures en Haïti, qui avait joué un rôle actif dans la campagne de Marc Bazin lors des élections de 1987 et qui fut un des supporteurs du coup d'état qui renversa Aristide en 1991
Kalbender:
Susciter la confiance de quelqu'un par de belles paroles pour mieux l'endormir et l'exploiter. On dira par exemple de quelqu'un: "Misye ap kalbende-m (Il est en train de me saouler par ses vaines promesses. Dantès Bellegarde écrit: "L'Haïtien a inventé le 'kalbendage', c'est à dire l'hypocrisie érigé en système". Fausse assertion puisque le kalbendage existe dès la
première nuit des temps. ----- See also:
Bakoulou
Lamayòt:
Activité ludique pratiquée durant le carnaval. Le «Lamayòt» est constitué d’une boîte contenant une surprise dévoilée uniquement à ceux qui paient un modique frais. Alors qu’on s’attende à voir un objet extrêmement effrayant ou désopilant, la boîte ne contient bien des fois qu’un jouet inoffensif. Le lamayòt peut en effet être bien décevant.
Lavalas:
Mot créole
décrivant de violents torrents et quelquefois des inondations hautement
dévastatrices provenant de fortes et longues averses. En 1990, Jean-Bertrand
Aristide prévoyant le mouvement de masse et l'effervescence électorale
que sa candidature à la présidence entraînerait, invita les
Haïtiens, lors de son dépôt de candidature, à créer
un flux, un "lavalas" pour barrer la route à Roger Lafontant (?
30 Septembre, 1991), également candidat à la présidence
et représenté patenté du duvaliérisme. Dès
lors, cette appellation sera appliquée à toute organisation
et tout parti proche d'Aristide. ----- Voir: Organisations
politiques
Macoutisme:
Idéologie
prônée par le président François
Duvalier selon laquelle chaque haitien devait s'ériger en défenseur
de la Révolution de 1957. Cette idéologie serait à
la base de la création des VSN,
les
tontons macoutes. Après le départ de Jean-Claude Duvalier,
le macoutisme sera assimilé à tout système politique
caractérisé par la corruption et prônant la violence contre les
opposants, ou alors à tout comportement social intimidant et inspirant
la peur chez les autres.
Manman Pimba: :
Nom donné au plus grand canon de la Citadelle Laferrière par Henri Christophe. On ignore la raison d'une telle appellation. Par la suite, le vocable "Manman Pimba" vint
définir tout ce qui est fort, robuste, tonitruant, avec une apparent d'invulnérabilité.
------ Source: Simpson, George E.; Cinéas J.B. "Folk tales of Haitian Heroes" The Journal of American Folklore. Vol. 54. No. 213/214 [Jul.-Dec. 1941]; p. 176.
Marronnage:
Forme de résistance
du noir importé d'Afrique contre l'esclavage à Saint Domingue,
et qui consista en l'abandon des plantations ou de l'habitation du maitre,
pour se réfugier dans les montagnes avoisinantes. Ce phénomène,
qui fut relevé dans toutes les colonies dont l'économie reposait
sur le système esclavagiste, fut causé principalement par
les atrocités des maitres, la cruauté des châtiments, les
privations de toutes sortes. Le marronnage se pratiqua dans l'île,
dès le début de sa colonisation. Henri Castonnet des Fosses
(1846-1898) rapporte qu'Ovando s'était opposé ce qu'on envoyât
des nègres dans les Indes, ayant remarqué que les premiers
qui passèrent dans l'isle Espagnole se réfugiaient (sic) chez les
insulaires..." (Saint Domingue sous Louis XV cité par Jean
Fouchard. Les marrons du syllabaire..., pp 33-34). L'histoire retient
le nom de François Mackandal, comme le plus fameux et le plus redoutable
des marrons. Le marronnage disparut avec les premières révoltes
organisées qui prirent ensuite la forme d'insurrections et de révolution.
Mini-jazz:
Groupes musicaux composés surtout de jeunes aux compétences musicales limitées. Agrémentant le rythme compas d'une pincée de rock-an-roll, ils animaient les bals de quartiers et aux acitivités culturelles. Le terme fut inventé par l'animateur de radio Ricot Jean-Baptiste* qui les comparait aux mini-jupes, la sensation vestimentaire de la fin des années 60 et du début de la décade
70.
La renommée de certains de ces groupes dépassa le cadre local et trouva même une audience non seulement nationale mais aussi internationale. C'est le cas notamment de Tabou Combo, des Shleu-Shleu, des Loups Noirs ...
----- * Rico Jean-Baptiste fut d'abord un animateur de program-me haitienne à Radio Haiti et ensuite à Radio Métropole. Il connut une fin tragique en 1977.
Pè Lebrun:
Forme de supplice du collier adopté après le départ de Jean-Claude Duvalier en Février 1986 contre certains macoutes
connus pour leur cruauté durant le régime déchu. Une fois appréhendé et ligoté, on leur passait autour du cou un pneu usagé et enflammé.
En 1988, certains responsables du massacre des fidèles de la chapelle de Saint Jean Bosco et l'incendie qui s'ensuivit s'exhibèrent avec une impudence effrontée à la télévision. Après le coup d'état du 17
Septembre 1988, ils seront appréhendés et soumis au supplice du Pè Lebrun devant la chapelle de Saint Jean Bosco. Jean Bertrand Aristide, apparemment, fit son apologie dans son discours
du 27 Septembre 1991.
L'expression Pè Lebrun remonte au début des années 80, et vient d'une
publicité télévisée pour un fournisseur de
pneus à Port-au-Prince. Ce dernier qui se présentait sous
le nom de Père Lebrun vantait les avantages des différentes
marques de pneus dont sa maison de vente disposait et leur bas prix. Pè
Lebrun devint dès lors synonyme de pneu en caoutchouc.
Pè Savan:
Dans la religion
catholique, quelqu'un qui, quoique n'ayant aucune formation théologique
de base, conduisent des cérémonies religieuses non-sacramentelles,
comme des funérailles, des prières dominicales. Les Pè
Savan se rencontrent surtout dans les sections communales dépourvues
d'un prêtre ou curé résident.
Pèpè:
Le mot remonte à
la fin de la décade de 1970 et décrit tout produit d'occasion,
vêtement usagé et autre provenant principalement des États-Unis
et vendus dans les marchés ou à même les trottoirs
des grandes villes d'Haiti.
Par extension, le mot "pèpè"
sera appliqué à tout ce qui manque de la fraîcheur
et de la saveur locale, d'originalité ou imposé subrepticement
de l'extérieur. Ainsi l'Haitien parlera d'économie pèpè,
de démocratie pèpè et même de gouvernement
pèpè.
Royal Dahomey:
Milice du Roi Henri 1er
formée d'esclaves
venant de Dahomey (aujourd'hui
Bénin en Afrique)
et destinés aux plantations
de certaines îles
de la caraïbe. Le Roi les
libéra pour en faire
un corps de sécurité
attaché uniquement
à sa personnes, affichant
ainsi sa méfiance
envers les créoles
de Saint Domingue.
"Les Royal Dahomey" de la province de l'Ouest (Artibonite) étaient parfaitement vêtus; ils portaient le dolman, colet et parements bleus célestes, deux rangs de boutons plats sur les devants; ceux de la province du Nord portaient collet et parements rouges. ----- Madiou, Thomas. Histoire d'Haiti. Tome V : 1811 -
1818. Port-au-Prince : Henri Deschamps, 1988; p. 318.
Saint-Soleil:
Mouvement artistique crée dans les années 70 à l'initiative de Maud Robbart et Jean-Claude Garoute (dit TIGA) qui incitèrent un groupe de paysans à développer leur sens artistique par la peinture, la sculpture, le théâtre et le chant en développant une forme d'art sacré inspiré du vodou.
Suisse:
A Saint Domingue, esclaves domestiques que les colons français avaient armés pour combattre les hommes de couleur. Après le combat de Nérette (Département du Nord: 19° 31' 60 Nord; 72° 7' Ouest), ils se rangèrent du côté des affranchis qui les appelèrent de ce nom durant la bataille de Pernier (Département
de l' Ouest: 18° 31' 19 Nord; 72°
13' 47 Ouest).
Après la victoire de ces derniers, les suisses furent déportés par les blancs qui les firent assassiner sur les ponton du Môle Saint Nicolas. Les Affranchis pour qui ils avaient combattu les avaient abandonné.
(Source: Scharon, Faine. Toussaint Louverture et la Révolution de St. Domingue. Tome 1. Port-au-Prince : Imprimerie de l'Etat, 1957; p. 98.)
Tap-tap
Petite camionnette
transformée en minibus et vivement décorée. Les tap-taps
servent de moyens de transport publics dans les grands centres urbains. (Voir:
photo)
Ti Legliz:
Raccourci pour "Ti
Kominote Legliz" et signifiant "Communautés ecclésiales de
base". Créées et dynamisées par les théologiens
de la Libération de L'Amérique latine, les Ti Legliz sont,
dans la structure organisationnelle de l'Eglise catholique de ce sous-continent,
des cellules où se diffusent les premiers éléments
d'une conscientisation sociale et d'une éducation à la foi
telle que conçue par les tenants de cette théologie. Le mouvement
Ti Legliz ou des communautés ecclésiales de base a été
encouragé par les Conférences des Evêques de L'Amérique
Latine tenues notamment à Medellin, Colombie en 1968 et à
Puebla, Mexique en 1979.
Tonton Macoute:
Personnage folklorique,
généralement un vieillard portant en bandoulières
un "macoute", et qui inspire une certaine crainte chez les enfants à
cause de sa tenue austère. Ce terme est appliqué aux membres
du groupe paramilitaire et de police parallèle appelés les
Volontaires de la Sécurité Nationale (VSN). Ces derniers, créés
à la suite de l'attaque du 29 Juillet 1958 contre le président
François Duvalier et appelés à le défendre
à l'avenir, se convertiront en tueurs à gage, pilleurs et
tortionnaires, inspirant ainsi chez les Haitiens la peur et la crainte.
Xaragua:
Royaume des aborigènes ou caciquat couvrant le Sud-ouest d'Haiti et ayant pour capitale Yaguana, aujourd'hui, Léogâne. Anacaona fut sa cacique ou reine. Elle fut mise à mort ainsi que sa cour par Nicolas Ovando en 1504.
(Voir aussi: Date historique: 15 avril 1502).
Yaguana:
Petit village aborigène détruit en 1553 par le pirate français François Leclerc, et se trouvant sur l'emplacement où fut, plus tard, construite la ville de Port-au-Prince.
Zandolite:
Partisan du gouvernement d'Oreste Zamor (président d'Haïti du 8 Février 1914 - 27 Octobre 1914) en guerre contre les cacos, partisans à ce moment là de l'ancien président Davilmar Théodore, et soutenus par les Dominicains (citoyens de la République Dominicaine). En Haiti, un "zandolite" (Anolis carolinensis) est un petit lézard convoité par certains oiseaux de proie.
Zenglen (ou Zinglin):
Un corps de police secrète créé par Faustin Soulouque alors président d'Haiti. Le rôle des zenglens fut d'identifier, à travers le territoire, les ennemis réels, potentiels ou imaginaires du président et de les éliminer. En ce sens ils faisaient les basses bésognes du gouvernement et peuvent être considérés
commes les précurseurs des tontons macoutes.
Zenglendo:
Mot du créole
haitien qualifiant un assassin, voleur, violeur et tout autre type de criminels.
Créé à la suite de la vague de violence et de terreur
de la fin des années '80, le mot apparemment vient de zenglens.
Les "zenglens" constituèrent la police secrète de l'Empereur
Faustin 1er. (20 Septembre 1849 - 15 Janvier 1859) ["This week in Haiti"
in Haiti Progrès April 29 to May 5, 1998 Vol. 16, No. 6.]
Les Haitiens paraissaient accepter impuissants le phénomène
Zenglendo jusqu'à la fameuse déclaration (Zéro
Tolérance) du Président Aristide lors de sa visite à
la Direction générale de la police nationale le mercredi
20 juin, 2001.
Date de création: 15 septembre 2001
Dernière mise à jour: 4 novembre 2012