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Les enfants d'Haïti Eléments double fois vulnérables de la société AP Photo / Mike Stocker
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Il y a quelque chose de mystérieux en Haïti, ou alors quelqu’un ou un groupe veut, pour des raisons insoupçonnées, faire dérailler le pays.
Prenons par exemple le phénomène du kidnapping. Comment comprendre l’audace des preneurs d’otages qui s’opèrent au grand jour. On veut surtout nous faire croire qu’ils se recrutent uniquement dans les bidonvilles, et qu’ils sont des parias, des personnes désespérées socialement et économiquement. Et pourtant, des anciens otages décrivent l'ambiance confortable de leurs lieux de détention et rapportent que leurs geôliers, dans bien
des
cas s'expriment dans un français châtié ou parlent l’anglais avec un accent américain.
Les kidnappeurs, jusqu’à tout récemment, avaient épargné nos enfants faisant d’eux les seuls éléments de la société à jouir d’une relative sécurité. Aujourd’hui, ils font de ces enfants leurs cibles privilégiées. Ainsi, n’importe qui, n’importe quand, n'importe où, peut devenir un otage avec le risque de se voir liquider. Les retombées économiques, sociales et même politiques
sont vraiment désastreuses, et devraient alarmer tous les Haïtiens.
Que ceux responsables de combattre cette facette de l'insécurité ne viennent surtout pas nous dire que Haïti manque de moyens pour contrecarrer les kidnappeurs. Que les politiciens et certaines organisations des droits humains ne viennent surtout pas nous parler de démocratie. Des mots qui traduisent une certaine irresponsabilité ou pire, une naïveté, à moins qu’ils ne soient que des leurres nous invitant à adopter l’attitude du conformiste
béat ou du résigné.
Le phénomène du kidnapping doit être enrayé et on ne doit pas lésiner sur les moyens. A moins que quelqu’un, quelque part du haut de l’échelle sociale, politique ou économique en tire maintenant des avantages, ou pense en tirer dans un futur pas trop lointain. S’il en est autrement, il y a quelque chose de mystérieux en Haïti
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Posté le 18 Décembre 2006 |
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Photo de
Patrick-André Perron utilisée avec la permission du photographe
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Et si nos vieux pouvaient afficher, chaque
jour, ce même sourire. Et si nous nous laissions contagier par ce
sourire. Et si notre sourire inspirait confiance aux autres et le leur nous
inspirait du coup confiance. Et s'il devenait un signe empreint de
sincérité traduisant notre bonheur de revoir, dès leur débarquement, des
compatriotes de la diaspora venus se ressourcer et se retremper. Et si ce
sourire arrivait à déconcerter les étrangers qui nous voient encore à travers le
prisme de leurs préjugés. Des rêves et illusions, diront certains. Des défis,
disons nous. Des défis qui pourtant restent dans le domaine du
possible.
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Posté le 9 Novembre 2006 |
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Deux jours après la commémoration du bicentenaire de l’odieux assassinat du fondateur de la patrie, les forces des Nations Unies appelées MINUSTAH, et qui se trouvent dans le pays depuis plus de deux ans, viennent d’assassiner deux de ses enfants vivant à Cité Soleil. Elles avaient auparavant détruit plusieurs maisonnettes
adjacentes à
leur base, d'où le mécontentement des riverains.
Dans ce grand bidonville situé au nord de la capitale, des enfants perdent prématurément leur innocence en côtoyant chaque jour la mort dans tout ce qu’elle a de sinistre et de hideux; les jeunes n’osent même pas rêver du futur vivant une réalité qui ne laisse pas de place au rêve et aux plans à long terme. Comme la femme de la photo ci-dessus, pleurant les morts du jeudi
19 octobre, les vieux
n’ont que leurs larmes et leurs cris
pour dénoncer une situation
qui les dépasse.
Tout une commune prise dans l’étau des groupes armés et des forces étrangères et qui semble susciter peu de sympathies parmi les dirigeants, les classes d'affaires et les élites intellectuelles du pays.
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Posté le 22 Octobre 2006 |
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L’assassinat de Jean-Jacques Dessalines, ancien esclave élevé au rang de général-en-chef de l'armée indigène, et qui nous guida sur les derniers tronçons du chemin devant conduire à l’indépendance, montra à quel point les alliances forgées pour parvenir à cette fin étaient fragiles et dénuées de sincérité. Ce fut le premier signe
que Haiti «était
mal partie»,
et que le «chen manje chen» deviendra la norme régissant nos actions politiques et sociales ce, au profit des ennemis d’hier et des profiteurs qui s’établiront plus tard chez nous.
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Note:
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«Chen manje chen» : Expression tirée du créole haïtien: «Les chiens se battent et se dévorent». Elle dénote un «chacun pour soi» exaspérant pouvant conduire, dans le pire des scenarios, à la trahison et à l'élimination physique de son compatriote.
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Voir aussi: Savez-vous que...: Octobre 2002
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Posté le 15 Octobre 2006 |
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Une mère demandant justice pour sa fille, victime de
viol.
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Photo prise durant une manifestation organisée,
le 1er septembre dernier, par des victimes et parents de victimes du viol et
autres violences exercées sur les femmes en Haiti.
Le viol qui avait été
un sujet tabou et pratiqué par les fils de parents aisés sur les petites
domestiques, devint, à la suite du coup d'état du 30 septembre 1991, une
pratique exercée non seulement par des criminels et deviants sexuels, mais aussi
par des activistes politiques tendant à imposer silence à leurs opposants.
Une enquête du journal Lancet, publiée électroniquement le 31 août
dernier, parle de 35000 viols et agressions sexuelles perpétrés durant ces deux
dernières années:
Kolbe AR, Hutson RA. "Human rights abuse and other
criminal violations in Port-au-Prince, Haiti: a random survey of households"
The Lancet Vol. 368, Issue 9538, 02 September 2006, Pages 864-873.
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Posté le 5 Septembre
2006 |
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Une rue inondée de la ville des Cayes (Département du Sud) après le passage du cyclone Ernesto le 27 août dernier.
Deux
jours après, on a toujours pas une évaluation des dégâts causés par les
rafales de vent et les fortes pluies déversées notamment sur la
presqu'île
du Sud par ce cyclone.
On ne peut s'empêcher de penser au village Mapou et à la ville des
Gonaïves, frappés sévèrement, deux ans plus tôt, par les intempéries de
cette saison. Le gouvernement intérimaire d'alors, dépassé, n'a pas
pu porter secours à la population des zones sinistrées, laissant cette
responsabilité aux mains des étrangers. |
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Posté le 28 Août 2006 |
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Alors que l'insécurité s'intensifie ces derniers
temps à Port-au-Prince et que les preneurs d'otages affichent une audace
déconcertante, le président René Préval, élu le 7 février dernier et assermenté
le 14 mai, s'est rendu, ce mercredi 9 août, à Cité Soleil, ce quartier chaud
situé sur le littoral nord de la capitale et qui n'accueille que ses propres
riverains.
Reste à voir ce qui en sortira de cette visite, et si les
groupes armés de ce quartier et d'ailleurs, finiront par écouter la voix de la
raison, ou les menaces du gouvernement; ou s'ils continueront à être des défis à
la raison et au gouvernement, et ce, en toute impunité.
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Posté le 9 Août 2006 |
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Nous venons d'apprendre, ce 7 avril, la nomination, par le Pape Benoit XVI, du père Guy Sansaricq comme évêque auxiliaire de Brooklyn, New York (USA). Né le 6 octobre 1934 à Jérémie (Haïti) et ordonné prêtre le 29 juin 1960, le future évêque fut jusqu'ici curé de la paroisse de St. Jérôme, une paroisse du diocèse de Brooklyn desservant
principalement la communauté haitienne. Le 10 mars 1999, il fut élevé au rang des prélats d'honneur de Sa Sainteté d'où son titre de Monseigneur. Il est
également en charge de la National Center of the Haitian Apostolate.
L'ordination épiscopale du nouvel évêque, le premier Haitien d'origine à recevoir cet honneur et cette charge en dehors d'Haiti, aura lieu le 22 août prochain.
Nos chaleureuses et patriotiques félicitations à Mgr. Guy Sansaricq.
------------------------------------------------------------ Note: ------------------------------------------------------------ "The National Center of the Haitian Apostolate" tiendra sa 24ème Convention du 9 au 11 juin au St Johns University de Jamaica, Queens (USA) sous le thème de: "La Nouvelle évangelisation du peuple Haitien dans une Eglise multiculturelle". Pour plus de détails sur cette convention, veuiller contacter: The
National Center of the Haitian Apostolate 455 East 29th Street Brooklyn,
NY 1126 Tel: (718)-856-3323
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Posté le 7 Avril 2006 |
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René Préval, un ancien président [Février 1996 - février 2001] et le seul qui, depuis près de six décennies, a pu terminer son mandat, a été proclamé président le 16 février dernier par le Conseil Electoral Provisoire.
Mr. Préval qui menait au début des dépouillements des urnes avec plus de 60%, a vu son score diminuer progressivement jusqu'à atteindre la barre de moins de 50%, ce qui l'obligerait à affronter son plus proche rival, l'ancien président Leslie François Manigat [Février 1988 - juin 1988], lors d'un deuxième tour. Ses partisans ont crié "Haro!".
Leur enthousiasme, lors de la proclamation du CEP, n'est pas partagé par une frange, et non des moindres, de la population haïitienne.
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Posté le 22 février 2006 |
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Monseigneur Desmond Tutu, l'ancien archevêque anglican du Cap, en Afrique du Sud, prix Nobel de la Paix de 1984, et une des voix les plus écoutées durant la lutte contre l'apartheid, est en visite à Port-au-Prince où il séjournera jusqu'à mardi.
Le dimanche 12 février, à la cathédrale épiscopale Sainte Trinité, lors d'une messe à laquelle participaient de hauts dignitaires et des membres du gouvernement, il se dit porteur d'un message de paix, de tolérance et de réconciliation aux Haïtiens.
Faisant référence aux élections du 7 février dernier, il déclara que le peuple haitien vient de réitérer son option pour la paix en montrant au monde entier qu'il est un peuple non-violent:
"Vous avez montré au monde que le peuple haïtien n'est pas violent. Vous avez montré au monde que le peuple haïtien peut être tolérant, et qu'il l'est".
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Posté le 12 février 2006 |
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René Préval, ancien président d'Haïti de février 1996 à février 2001, pourrait être le futur président, d'après les résultats partiels publiés par le Conseil Électoral Provisoire. Sur la photo datée du 9 février, on le voit saluant un soldat Argentin membre de la force internationale MINUSTHA qui patrouillait son village natal, Marmelade, où il prend refuge
dès la fin de la campagne électorale.
Le futur président, qu'il soit Préval ou une autre personnalité politique, aura une tache gigantesque dans un pays où tout est prioritaire. Et les pressions et chantages venant d'horizons divers ne manqueront certainement pas.
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Posté le 10 février 2006 |
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Des électeurs venant de Cité Soleil, le plus grand bidonville de Port-au-Prince et réputée être un bastion des partisans de l'ancien président Aristide, attendent patiemment leur tour pour voter lors des élections du 7 février.
Contrairement au pronostic, une foule immense s'est déplacée pour se faire entendre. Elle veut par là dire au monde entier qu'elle a encore à coeur le devenir du pays et aspire à une certaine stabilité. Espérons qu'elle fera le bon choix et qu'on lui prêtera une oreille attentive
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Posté le 7 février 2006 |
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Le bureau qui, avec ses 150 ordinateurs, servira de centre de tabulation où se dérouleront les opérations de comptage des voix après le vote du 7 février prochain.
A New York, Miami, Boston, Montréal où se concentrent les émigrés Haïtiens, on ne se fait pas beaucoup d'illusions sur ces élections qu'on en peut toutefois pas faire semblant d'ignorer. On s'attend surtout à des dérapages et rare seront ceux qui s'aventureront en Haiti pendant cette période. Déjà la compagnie aérienne, "American Airlines", qui détient presque le monopole
des liaisons entre Port-au-Prince et les États-Unis, vient d'annoncer une suspension de
ses vols vers la capitale haïtienne,
la veille
et le jour des élections.
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Posté
le 1er. février 2006 |
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