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Photos de la ville des Gonaives
après le passage du cyclone Hanna:
Une ville complètement inondée.
Photos de l'agence AP
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Quinze jours après la tempête tropicale Fay, et huit jours après Gustav, l'ouragan venu de nulle part et qui a frappé la péninsule du Sud, Haiti, ce pays souffrant d'une crise chronique aux multiples facettes, fut a nouveau frappé par Hanna, un autre cyclone qui se détourna du trajet prédit par les météorologues.
Hanna déversa ses eaux sur tous les départements géographiques du pays. Pour certaines régions, dont l'Artibonite et son chef-lieu, Gonaives, on peut tout simplement parler de catastrophe et de désastre écologique (voir photos en rotation ci-dessus).
Durement éprouvée en 2004 après le passage du cyclone Jeanne [Voir: Désastres naturels frappant Haiti], la cité de l'Indépendance se retrouve cette premiere semaine du mois de septembre, non seulement sous les eaux (le niveau atteignant en certains endroits deux mètres), mais ses habitants doivent encore une fois lutter pour leur survie. A ce jour (5 septembre), les
autorités haitiennes ont indiqué que Hanna a fait
plus de 136 morts dont 102 dans le seul département de l'Artibonite.
On dirait que le sort s'acharne contre nous et que même la nature semble se liguer aux forces destructrices locales et internationales qui veulent sinon anéantir notre pays, mais le maintenir dans un état de misère abjecte (1). Entre-temps, la classe politique, au lieu de s'unir, de "penser pays" et d'organiser avec le concours des Haitiens d'outre-mer et des organismes de secours internationaux, l'opération d'aide humanitaire, continue à afficher
publiquement leurs mesquineries.
Il n'est
donc pas étonnant que d'anciens donateurs se montrent réticents à nous venir en aide, et ce malgré l'ampleur de la catastrophe.(2) |
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Note:
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(1)L'AFP dans un bulletin daté du 6 septembre parle de "Calvaire d'Haiti" ("Haïti sous les eaux, compte ses morts après une série de terribles ouragans." Posté le 6 septembre 2008. AFP/Google. Concuslté le 6 septembre 2008 [http://afp.google.com/article/
ALeqM5jR6A_ayzCs7T5U2Bnu8xoqhgpJwg]
(2) "Haiti-Sinistre : D'anciens donateurs hésitent à secourir les victimes des cyclones" Haiti Press Network. Posté le 4 septembre 2008. Port-au-Prince: Haiti Press Network; Consulté le 6 septembre 2009 [http://www.haitipressnetwork.com/news.cfm?
articleID=10544].
Cameron, Daphné. "La diaspora haïtienne de Montréal tarde à réagir." La Presse [de Montréal]. Posté le 7 septembre 2008. Consulté le 7 septembre 2009 [http://www.cyberpresse.ca/article/20080907/
CPACTUALITES/809070580/6643/CPMONDE]
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Michel Colin, artiste-peintre Haitien
Photo prise durant la Foire internationale du livre et des oeuvres d’art haïtiens tenue à Montréal au Musée McCord, le Samedi 23 août dernier.
Photo/Haiti-Reference
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"Qui se serait douté que dans la République noire, déchirée par tant de discordes, agitée de tant d'orages, qui jusqu'ici a si peu connu le repos, il se trouverait tant de personnes, magistrats, professeurs, journalistes, que rien n'a pu décourager de cultiver les lettres. Ils ont des poètes en grand nombre, qui chantent les beautés de leurs pays, les exploits de leurs pères à la conquête de leur liberté
et les chantent
en vers sonores et brillants. Ils sont des historiens, des romanciers,
des orateurs dont l'anthropologie nous cite de nombreux fragment qui se lisent avec intérêt..."(1). Un exemple tiré d'un poème de James Noël:
Pour avoir arraché mes propres yeux et les avoir lancés contre le soleil j'ai connu d'étincelants aveuglements et des voyances au plus clair des lunes absentes. (2)
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Sources:
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(1) L'Académie française a l'occasion du premier centenaire de notre indépendance, en 1904. Cité par Jean Price-Mars "La Position D'Haiti et de la Culture Française en Amérique" Journal of Inter-American Studies, Vol. 8, No. 1 (Jan., 1966), pp. 50-51.
(2) Noël, James. "Seul le baiser pour muselière" in Poèmes à double tranchant, Seul le baiser pour muselière. Port-au-Prince: Éd. Farandole, 2005; p. 42.
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Posté le 26 août 2008
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Le président Brésilien, Luiz Inacio Lula Da Silva, serrant la main de son homologue Haïtien, René Garcia Préval, lors de sa brève visite en Haïti, le 28 mai dernier.
AP Photo/Daniel Morel
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A sa deuxième visite en moins de quatre ans¹, le président Brésilien, Luiz Inacio Lula Da Silva dont le pays contribue aux forces de sécurité de l’Onu en Haïti et assume la charge du commandement militaire, n’a passé que quelques heures à Port-au-Prince, ce mercredi 28 mai.
Lula qui, dit-on, a signé six accords avec les autorités haïtiennes, se dit vouloir « créer des conditions dignes de vie pour tous les Haïtiens et réduire les inégalités… et la pauvreté ». Il serait intéressant de lire les petits détails de ces accords pour voir comment ils (le Brésilien et les Haïtiens) comptent se prendre pour arriver à cette fin.
« Créer des conditions dignes de vie pour tous les Haïtiens d’Haïti et réduire les inégalités… et la pauvreté dans le pays », constitue un noble programme social que les compatriotes de bonne foi essaient de réaliser depuis plus de vingt ans, et qui ne reçoit pas l’aval de secteurs aussi importants que puissants de la société. Pire, ces secteurs s’adonnent à un prosélytisme sournois tendant à recruter ces
compatriotes et une propagande subversive visant à les décourager, quand ils ne s’adonnent pas ouvertement
au chantage.
La situation économique et l'indifférence des nombreuses équipes qui se sont succédées au pouvoir depuis le 7 février 1986 aidant, le terrain d’Haiti se prête bien à ces genres d’activités.
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Note:
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(1) Le président Lula avait brièvement visité Haiti le 18 Août 2004. Il s'était fait accompagné des Brésiliens les plus connus d'Haiti, les joueurs de la Seleção.
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Posté le 31 mai 2008
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Un avion de la American Airlines
AP Photo/Donna McWilliam [tirée de nos archives] |
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Une compatriote, Carine Désir, est morte, le vendredi 22 février, à bord du vol 896 de la American Airlines venant de Port-au-Prince et se dirigeant vers l'aéroport Kennedy de New York. Une tragédie qui aurait pu être évitée si, d'après les témoignages de certains passagers, les hôtesses de cette ligne aérienne détenant le monopole des vols vers Haïti, avaient fait montre, dès
les premiers appels à l'aide, d'un peu d'humanité et d'un certain professionnalisme.
Notre compatriote, une résidente de Brooklyn, New York, est morte, parce que les hôtesses refusèrent d'abord de lui procurer un supplément d'oxygène, mirent ensuite à sa disposition une bonbonne dépourvue du précieux gas et un défibrillateur
inopérant. Évidemment, la compagnie, par la voix de porte-paroles, contredit le témoignage des passagers¹.
Cette tragédie confirme ce que bon nombre d'entre nous, fréquents usagers de ces vols où la rudesse des hôtesses rivalise avec l'arrogance des agents des comptoirs, soupçonnent depuis bien longtemps: Les avions de la American Airlines mis sur le circuit d'Haïti ne sont pas des plus performants.
Malheureusement, faute d'une compétition saine, nous sommes presque condamnés à n'utiliser que ces avions pour nous rendre en Haïti, et ce, malgré un service à la clientèle haïtienne déficient et des billets de plus en plus chers.
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Note:
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¹ "Airline says equipment was working on flight when woman died; cousin blames faulty equipment." AP Worldstream Monday February/25/2008.
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Fichier de la American Airlines:
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American Airlines, Inc. 4333 Amon Carter Blvd Ft. Worth, TX 76155 États-Unis Tél.: 817 963-1234
Création: Avril 1934, DE, États-Unis Employés : 122,820 (à plein temps en date du 02/02/2002); 86,600 (en 2007)
Cadre:
Mr Gerard J Arpey : President Ms Lynda Johnson : Directeur général Mr Ron Olson : Directeur général [Source: "A M R American Airlines " D&B Million Dollar Database. Boston Public Library. 26 Février 2008 <http://www.selectory.com.ezproxy.bpl.org/>.
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Posté le 24 février 2008
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Ericq Pierre
s'adressant à des journalistes le vendredi 8 août 1997
AP Photo/Daniel Morel [tirée de nos archives]
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Mr René Garcia Préval, le président haïtien, vient de désigner Mr. Ericq Pierre, un économiste représentant Haïti à la Banque Inter-américaine de Développement, comme premier ministre. Avec cette nomination et moyennant ratification de l'Assemblée Nationale, on devra alors combler
la vacance au niveau
de la primature; Jacques
Edouard Alexis ayant été censuré par le Sénat de la République, le 12 avril dernier.
C'est donc la deuxième fois que Préval fait appel à Ericq Pierre comme chef potentiel d'un gouvernement. La première désignation eut lieu le 28 juillet 1997 quand Préval, alors à son premier non-consécutif terme, dirigeait alors sans un premier ministre¹ et croisait le fer avec le Parlement. Ce dernier refusa catégoriquement de considérer cette nomination
arguant que certaines pièces clés manquaient au dossier de l'appelé.
Comme en 1997, Haiti est aujourd'hui au bord du gouffre traversant une crise institutionnelle marinée dans une situation économique désastreuse : Les investisseurs continuent à fuir ou simplement ignorer le pays, le pouvoir d'achat de la majorité des Haitiens est réduit pratiquement à zero, le gouvernement et les forces de tutelle sous la bannière de l'ONU³ n'arrivent pas à subjuguer les crimes et autres actes de banditisme.
Comme en 1997, Préval balbutie dès qu'on lui parle de réformes économiques. Il trébuche dès qu'il s'agit d'apporter des solutions à court ou moyen terme aux problèmes immédiats du peuple, d'où les "manifestations contre la faim" du début d'avril et les actes de vandalisme qui les accompagnèrent ou s'ensuivirent.
En 1997, la crise n'avait pas été endiguée et les Haitiens ressentent encore aujourd'hui ses débordements. Espérons que cette fois, Ericq Pierre sera l'objet d'une plus juste considération de la part des élus du peuple, et si approuvé, il saura mettre sur pied un gouvernement qui se penchera sérieusement sur les problèmes méritant des solutions immédiates, et surtout convaincre les donateurs de bonne foi et les investisseurs Haitiens
et étrangers.
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Note:
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(1) Rosny Smart ayant démissionné le 9 juin 1997.
(2) Le 26 août 1997, la Chambre des députés rejette la nomination de Ericq Pierre par 43-0 votes. Hervé Denis, nommé quelques mois plus tard (4 novembre 1997), subit le même sort de la part de l'Assemblée le 23 décembre.
(3) En 1997, des forces de police de l'ONU, se présentant sous diverses dénominations, sillonnaient le pays (MINUH, MANUH, MIPOHUH, MITNUTH). Aujourd'hui, elles s'apellent MINUSTAH (Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation d'Haiti).
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Posté le 28 avril 2008
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