Aide à la recherche

6300.08.- Dates Historiques: Mois d'Aout

page précédente

 

1er. Août:
1860. Ratification du Concordat par le Sénat haitien.
(voir: 28 Mars 1860)

1902. La ville de Petit-Goâve se soulève contre le gouvernement provisoire dirigé par Salnave.
La ville sera reprise huit jours plus tard par les troupes du général Justin Carré, qui l'incendièrent.

2 Août:
1911. Démission d'Antoine Simon.
Devenu complètement impopulaire et rendu haïssable par ses excès, Antoine Simon, qui fut élu par l'Assemblée nationale le 17 décembre 1908, fut renversé par des révoltés venant du Nord. L'exode massif des paysans vers Cuba et la République Dominique débuta sur son gouvernement. Deux jour plus tard, il s'embarqua sur le paquebot  hollandais "Prinz Nederlanden" en partance pour la Jamaique. Le même jour, Anténor Firmin, dont les partisans constituèrent l'une des faction contribuant au départ de Simon, prit place à bord du paquebot français  "La Caravelle" en route pour le Cap via Santo Domingo.

1916. Le Sénat est brutalement dissout.
Députés et sénateurs sont évacués du parlement par la force américaine qui occupa le pays depuis près d'une semaine.

1925. Décès de Georges Sylvain.
Poète, journaliste et diplomate.
(Voir: Notables Haitiens: Georges Sylvain).

3 Août:
1492. Début de l'aventure de Christophe Colomb.
Avec une flottille de trois caravelles (La Pinta, la Niña et la Santa Maria), et soutenu par les rois catholiques d'Espagne, Christophe Colomb, le génois, quitta Palos (un port d'Andalousie) dans l'espoir de se rendre dans les Indes Orientales. Mais en mettant le cap vers l'Ouest, il s'est rendu plutôt dans ce qu'on nommera après le "Nouveau-Monde". Son voyage dura un peu plus de deux mois, et le 12 octobre accosta l'île de Guanahani, dans les Bahamas d'aujourd'hui.

4 Août:
1902.- Anténor Firmin constitue son propre gouverment.
Dénommé "Conseil Exécutif" et siégeant aux Gonaïves, ce gouvernement devint vite un défi pour le gouvernement de transition dirigé par Théomas Boisrond-Canal et dont le siège se trouvait alors à Port-au-Prince. La composition du gouvernement de Firmin se présentait comme suit:
  .- Alfred Henriquez, Affaires Etrangeres et Justice;
  .- Hammerton Killick, Guerre et marine;
  .- Normil Chicoye, Intérieur et Police;
  .- Darius Bourand, Finance et Commerce;
  .- Destin Saint-Louis, Travaux Publics;
  .- Dutréville Lamour, Agriculture et Instruction publique.
Le lendemain de la publication de cette liste, Firmin fit paraître une
Proclamation.
[Voir: Gaillard, Roger. La République Exterminatrice. Quatrième partie: La guerre civile une option dramatique (15 juillet - 31 décembre 1902). Port-au-Prince : Imprimerie le Natal, 1993; pp. 59-61].

1913. Convention signée entre l'Etat haitien et l'Eglise catholique pour l'établissement des écoles presbytérales dans les paroisses des provinces.

5 Août:
1888.- Révolte au Cap-Haitien contre le président Salomon:
Cette révolte organisée par Seïde Thélémaque, récupérée par l'ancien président Boisrond Canal (10 Août) força le président Salomon (voir: Chefs d'Etat Haitiens) à abandonner le pouvoir et à se réfugier en France où il rendit l'âme le 19 octobre 1888.

1911.- Formation d'un gouvernement provisoire avec Leconte pour chef:
Le Comonité Révolutionaire Central qui avait contribué au départ d'Antoine Simon siégeant aux Gonaives insitua un gouvernement provioire avec Jean-Jacques Dessalines Michel Cincinnatus Leconte pour chef du pouvoir exécutif. Le lendemain arriva à la capitale et prit possession du palais national.

1919.-Loi faisant de la Déssalinienne le "Chant national Haitien":
Texte de la loi:
"Le Conseil d'État usant des prérogatives que lui confère la Constitution, en son article 50 et les dispositions transitoires: Art. D, a voté la loi suivante:
Article unique: Le chant intitut. LA DESSALIENNE, paroles et musique de Justin Lhérisson et de Nicolas Geffrard, est déclaré CHANT NATIONAL HAITIEN.
Donné au Palais Législatif à Port-au-Prince, le Août 1919
Le Président: S. Archer
Les Secrétaires: Ch. Sambour, L. Alexis"
Le lendemain, le président Dartiguenave apposa sa signature sur le texte de cette loi.
(Source: Histoire de la musique en Haïti. Port-au-Prince : Imprimerie des Antilles, 1968, pp. 19.)

1931.- Accord Haitiano-américain prévoyant la désoccupation d'Haiti:
Cet accord prévoyait "la remise aux autorités haïtiennes, dans un délai de trois mois, d'un certain nombre de services publics, notamment la Direction Générale des Travaux Publics, le Service National d'Hygiène et le Service Technique de l'Agriculture et de l'Enseignement Professionnel..."
(Source: Les forces politiques en Haiti, page 31)

1964.- Invasion d'Haiti par le groupe Jeune Haiti:
13 jeunes opposant au régime de François Duvalier, et venant de Miami Florida (USA), débarquent à Dame-Marie. Ils affrontèrent jusqu'à la mort les forces gouvernementales. Les survivants furent exécutés publiquement à Port-au-Prince.
(voir: 12 Novembre)

6 Août:
1867.- Décès de Faustin Soulouque à Petit-Goave:
Président puis empereur d'Haïti sour le nom de Faustin 1er., Soulouque fut contraint d'abandonner le pouvoir le 15 janvier 1859 sous la menace d'une insurrection venant des Gonaïves (15 décembre 1858). Il revint en Haiti, à la chute de Geffrard en 1967, et s'établit dans sa ville natale, Petit-Goâve.

1911.- Entrée triomphale de Cincinnatus Leconte a Port-au-Prince:
Leconte, dont les partisans avaient contribué au départ d'Antoine Simon (2 août 1911), fut acclamé par la populace de Port-au-Prince, et un "Te Deum" fut chanté en son nom par l'archevêque de la ville. Le jour même, il prit possession du palais national et se proclama chef d'un gouvernement provisoire composé de:

  • M. Zamor, ministre de la guerre;
  • Juge Carin, ministre de l'Intérieur;
  • M. Guilbaud, ministre des Affaires Étrangères;
  • Sénateur Laroche, ministre de l'Instruction Publique;
  • M. Bellard, ministre de l'Agriculture;
  • M. Sansaricq, ministre des Finances

Quelques jours plus tard, (14 août), il se fit élire officiellement par l'Assemblée nationale.

7 Août:
1849. Exécution de Céligny Ardouin:
Frère cadet de l'historien Beaubrun Ardouin, Céligny Ardouin naquit à l'Anse-à-Veau en 1806. Auto-dictacte, il fut tour à tour député, sénateur, ministre de l'intérieur. Il fut fusillé à la Croix des Bouquets après avoir été accusé de comploter contre le gouvernement de Faustin Soulouque.

1911. Le conte lance sa première proclamation:
Proclamée chef du pouvoir exécutif deux jours plus tôt, Leconte, du palais national et entouré de ses conseillers, convoqua à l'extraordinaire les chambres législatives en vue d'élire un nouveau chef d'état. Satisfaction lui fut donnée quand le 15 août on fit de lui président de la République.

1880. Décès de Nissage Saget:
Président d'Haïti du 19 Mars 1870, Nissage Saget fut le plus sage des chefs exécutifs haïtiens. Parvenu à la fin de son mandat constitutionnel, il refusa de rester un jour de plus au palais national. Il remit le pouvoir au conseil des ministres.
(voir: 15 mai 1874) et se retira à Saint Marc, sa ville natale.

1933. Accord Haitiano-américain prévoyant le retrait des troupes américaines d'Haiti

8 Août:
1912. Explosion du palais national:
A 3 heures du matin, une explosion réduisit en cendres le palais national, ensevelissant le président Cincinnatus Leconte et quelques 200 soldats. Le même jour, on fit de Tancrède Auguste le président.
(voir: 2 Mai 1913)

1939. Ratification des amendements à la Constitution de 1935:
Les Vingt amendements à la Constitution de 1935 votés le 23 Juillet furent ratifiés et promulgués par l'Assemblée nationale.

9 Août:
1904. Traité d'extradition signé entre Haiti et les Etats-Unis:
Source: Price, Hannibal, Dictionnaire de Législation administrative haïtienne. [Port-au-Prince] : Imprimerie, Chéraquit, 1923; pp 149- 152.

10 Août:
1888. Fin du gouvernement de Salomon Jeune
Proclamé président le 23 Octobre 1879, Louis Etienne Félécité Lysius Salomon Jeune qui revenait à peind d'un exil de vingt ans, passa neuf ans à la tête de l'exécutif. Faisant face à une révolte organisée par Seïde Thélémaque (voir: 5 août 1988), récupérée par l'ancien président Boisrond Canal, il reprit le chemin de l'exil ou il expira quelques deux mois plus tard (19 octobre 1888).

12 Août:
1915. Election de Philippe Sudre Dartiguenave sous la vigilance des marines Américains
Premier président de l'occupation américaine, son élection par l'Assemblée nationale est due à son caractère flexible et à l'acceptation des conditions stipulées par les Américains. Son premier cabinet comporta cinq ministres:

  • Léon Déjean : Relations Extérieures et Cultes
  • Louis Auguste Guillaume : Instruction Publique
  • Louis Ethéart : Finance et Commerce
  • Anthenor Rameau : Justice et Agriculture
  • Antoine Sansaricq : Intérieur et Travaux Publics

1959. Décret présidentiel interdisant toute activité de l'Union Nationa des Membres de l'Enseignement Secondaire.
Un syndicat de professeurs, ses membres furent accusés de sympathie communiste et d'être responsable de nombreux actes de terreur enrégistré à la capitale, Port-au-Prince. son secrétaire général, le père Etienne Greenenberger fut expulsé quatre jours plus tard.
[Source: David Nicholls, "Religion and Politics in Haiti", Canadian Journal of Political Science 3:3 (1970); 407.]

14 Août:
1791. Cérémonie du Bois-Caiman.
Grande cérémonie vodou rassemblant les esclaves des environs de Morne Rouge (Département du Nord) sous la direction d'un esclave nommée Boukman, prêtre du vodou. Une semaine, plus tard, une révolte d'esclaves éclata dans le Nord, marquant le début de la guerre de l'indépendance. (voir: 23 août 1791; Histoire d'Haiti: Vers l'Indépendance).
Bois Caïman faisait partie de la plantation de Lenorman Mézi au Morne Rouge (Département du Nord).

15 Août:
1820. Henri Christophe frappé d'apoplexie:
Durant une cérémonie religieuse en l'église paroissiale de Limonade, le Roi Henri 1er. tomba victime d'une attaque d'apoplexie qui paralysa toute une partie de son corps.

1911. Le Général Cincinnatus leconte devint président d'Haïti à la faveur d'un vote de l'Assemblée Nationale:
Dirigeant la plus grandes des deux factions qui ont déclenché l'insurrection devant aboutir au départ du président Antoine Simon (17 Décembre 1908 - 2 Août 1911), le Général Cincinnatus Leconte, qui reçut un accueil triomphal à Port-au-Prince dix jour auparavant, le remporta sur son rival Anténor Firmin. Ce dernier était revenu de l'exil et espérait briguer les rênes du pouvoir exécutif.
(voir aussi: 2 août 1911)

1913. Inauguration des casernes de Dessalines:
Mises en chantier sous Cicinnatus Leconte, cet édifice, à son inauguration, devint le plus imposant du pays. "Le batiment principal mesure 121 mètres de long et celui d'aile 70 mètres."
(Georges Corvington. Port-au-Prince au cours des ans. Tome 4: La métropole haïtienne du XIXe siècle : 1888-1915. Port-au-Prince : Henri Deschamps, 1977; p. 259)

1934. Les dernières unités visibles américaines quittent Haiti:
Un départ qui mit officiellement fin à l'occupation américaine qui a duré 19 ans.
(voir: 28 Juillet 1915)

1969.- Expulsion de dix prêtres de l'ordre du Saint-Esprit (Spiritains) et d'un laique:
Les dix prêtres accusés d'activités subversives furent: Antoine Adrien, Yves Dejean, Ernst Verdieu, Paul Jean-Claude, Max Dominique, Paddy Poux, William Smarth, Paul Dejean, Pierre Dejean et le laïque, Pierre Cauvin.

16 Août:
1946. Election de Dumarsais Estimé par l'Assemblée Nationale:
La nouvelle de l'élection de Dumarsais Estimé, Député des Verrettes élu président après deux jours de scrutin, fut d'abord accueilli avec froideur par la population. Estimé réussit malgré tout à se faire aimé et respecté grace à sa politique d'ouverture et ses grandes réalisations.

17 Août:
1802. Toussaint Louverture arriva à Brest a bord du bateau le "Héros" en qualité de prisonnier et de déporté.
Arrêté le 6 Juin 1802 et embarqué pour la France cinq jours après. Brest fut l'un des ports de transit et de destination des déportés de Saint Domingue (voir: 11 Juin 1802) reçut les plus célèbre d'entre eux (Les déportés de Saint Domingue, p. 44)

18 Août:
1888. Entrée à Port-au-Prince du général Seide Thélemaque à la tête d'une armée.
Commandant de l'arrondissement du Cap-Haitien et chef d'un mouvement insurrectionnel (5 août 1888), à l'origine de la démission du président Lysius Salomon, le général Seide Thélémaque arriva donc à Port-au-Prince pour se faire élire par l'Assemblée nationale et ainsi retirer ses lauriers présidentiels selon la coutume de l'époque. Il dut cependant affronter le général François Légitime qui lui aussi se porta candidat. Leurs partisans s'affrontèrent et le général Thélémaque laissa sa peau lors d'une sanglante échauffourée (28 septembre 1888). Légitime devint alors président.

20 Août:
1966. Nomination des premiers évêques titulaires Haïtiens.
Après de longues tractations avec le gouvernement haïtien, dirigé alors par le Dr. François Duvalier, le Saint-Siège annonça la nomination d'un archevêque et de quatre évêques Haitiens : François-Wolff Ligondé (archevêque de Port-au-Prince), Jean-Jacques Claudius Angénor (évêque des Cayes), Emmanuel Constant (évêque des Gonaïves), Jean-Baptiste Décoste (évêque auxiliaire de Port-au-Prince). Jusqu'alors, Mgr. Remy Augustin fut le seul évêque Haïtien.

1997.- Proclamation des résultats du premier tour des élections partiel du 6 avril.
Publiés dans le journal officiel, Le Moniteur, ils sont immédiatement contestés par le chef du gouvernement démissionnaire, Rosny Smarth, et par certains sénateurs qui ont promis de refuser l'accès du sénat aux nouveaus élus.

21 Août:
1830. Naissance de Mgr.Constant Mathurin Hillion.
Né à Vannes en France, il devint le premier evêque du Cap-Haiti et le troisième archevêque de Port-au-Prince.
[Voir: Eglise catholique d'Haiti: Evêques défunts]

22 Août:
1797. Le commissaire Sonthonax est expulsé de Saint Domingue par Toussaint Louverture.

1889. Le président François Denis Légitime part pour l'exil.
Protagoniste de la guerre civile opposant le gouvernement siégeant à la Capitale au gouvernement septentrional siégeant au Cap, Légitime qui avait été abandonné par nombre de ses généraux prit le chemin de l'exil à bord du croiseur français le Kerguelen. Son gouvernement n'a duré que huit mois (16 Décembre 1888).

23 Août:
1791. Révolte des esclaves de Saint-Domingue.
Dans la nuit du 22 au 23 août 1791, les esclaves de la colonie française de Saint-Domingue, se soulèvent contre leurs maîtres. La révolte est menée par Boukman, un prêtre vaudou, qui une semaine auparavant avait préparé les esprits et conclu un pacte de sang durant une cérémonie vodou (nuit du 14 août 1791). Cette révolte marque le début d'une longue période de prise de conscience, d'émancipation et qui devait aboutir à l'indépendance d'Haïti le 1er janvier 1804. En 1998, L'UNESCO fit du 23 août "la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition" pour marquer le rôle déterminant de cette révolte dans l'abolition de la traite négrière transatlantique.

1963. Le parlement convoqué en session extraordinaire accorde les pleins pouvoirs au président François Duvalier.
Quelques mois plus tard, Duvalier s'autoproclamera président à vie avec le droit de désigner son successeur.

25 Août:
1818. La Citadelle Henri (Laferrière) foudroyée.
Vers 6 heures du soir lors d'un orage, la foudre tomba sur la citadelle et fit sauter la salle d'artifice. Henri Christophe et son état-major se porta en toute hate à la Ferrière, étouffa l'incendie qui se propageait malgré la pluie et sauva le fort d'une explosion certaine. Y périrent le prince Noël, beau-frère du roi et duc de Port-de-Paix, plusieurs officiers et soldats. Des travaux de réparations commencèrent quelques jours plus tard at s'achevèrent des les premiers d'octobre.

1849. La Chambre des députés conféra au président Faustin Soulouque le titre d'Empereur d'Haiti.

26 Août:
1849. Le Sénat de la République d'Haiti conféra au président Faustin Soulouque le titre d'Empereur d'Haiti.

27 Août:
1793. Proclamation de l'abolition de l'esclavage dans la partie de l'Ouest de Saint-Domingue par Polverel.
Théâtre de guerres entre la France et l'Angleterre d'une part et la France et l'Espagne d'autre part, Saint Domingue se révéla, pour les commissaires Polvelre, Ailhaud et Sonthonax qui devaient également affronter la furie des grand possédants (voir: 17 septembre 1792), une terre difficilement contrôlable. Cherchant à entrer dans les bonnes grâces des noirs insurgés, ils commencèrent donc à adopter des mesures ponctuelles de confirmation de leur liberté puis par la proclamation en deux temps de l'abolition: d'abord dans l'Ouest et ensuite dans le Nord.
(voir: 29 septembre 1792)

1986. Décès de Daniel Fignolé à Port-au-Prince.
"Nul n'a su mieux que lui incarner et exprimer, tout au long de la période, les aspirations du peuple de notre pays à la justice et à la dignité."
(Marc Bazin au lendemain de son décès, cité par Carlo Désinor, p. 223.)

28 Août:
1994. Assassinat du prêtre Jean-Marie Vincent.
Prêtre Montfortains, il fut criblé de balles alors qu'il regagnait  la résidence de sa congrégation. Les assassins n'ont jamais été appréhendés.

29 Août:
1793. Proclamation de l'abolition de l'esclavage dans la partie Nord de Saint-Domingue par Sonthonax.
Proclamation lue solennelle sur la Place du Champs de Mars et qui décréta que "Tous les Nègres, sang-mêlés actuellement dans l'esclavage sont déclarés libres pour jouir de tous les droits  attachés à la qualité de citoyens français".  Un leurre, puisque Sonthonax, après cette proclamtion instaura un régime de liberté conditionnelle ou surveillée et de travaux forcés. La Convention n'abolira l'esclavage que quelques cinq mois après, le 4 Février 1794. (voir: 27 septembre 1792)
Le même jour, Toussaint, alors officier de l'armée espagnole, publia du camp Turel près des Gonaïves,  une proclamation dans laquelle ils se présenta comme celui capable de garantir la liberté et l'égalité à Saint Domingue, invitant ainsi les esclaves à le suivre.

(Sources: Pluchon, Pierre. Toussaint Louverture : un révolutionnaire noir d'Ancien Régime. [Paris] : Fayard, 1989; p. 77. Bell, madison Smart. Toussaint Louverture : a biography. New York : Pantheon Books, 2007; p. 18.)

1840. Adhésion d'Haiti aux traités sur la repression de la traîte des noirs.
Sollicitée par les gouvernement britannique et français, Haiti adhéra à ces traités signées notamment le 31 novembre 1831 et le 22 mars 1833 par les gouvernements sus-mentionnés, montrant par là, qu'elle était très intéressée à la question anti-escalvagiste. Quelques années plus tard, sous le gouvernement de Fabre Geffrard, elle ira encore beaucoup plus loin encourageant l'immigration des noirs des Etats-Unis en Haiti.

30 Août:
1915. Charlemagne Péralte refusa d'obéir les Américains.
Charlemagne Péralte rencontra "pour la première fois les Marines ... à Léogâne, ou, en sa qualité de commandant de l'arrondissement militaire, il [refusa] obstinément d'amener le drapeau haitien et de rendre les armes sans un ordre formel venant du président Dartiguenave lui-même."
(Dupuy, Charles. "Qui a tué Charlemagne Péralte" Haiti-Observateur. 4-11 Août 1999, pp. 5)

1959.- Un groupe de mercenaires cubains se retrouvèrent sur le sol d'Haiti avec l'intention de provoquer la chute du gouvernement.
Cette tentative d'invasion fut écrasée après seulement cinq jours. Un des envahisseurs avait, paraît-il, des liens de parenté avec l'ancien candidat à la présidence, Louis Déjoie.

31 Août:
1798.- Le général anglais Maitlard remet le Môle Saint Nicolas à Toussaint Louverture.
"Ce même jour-là, un traité de paix fut signé entre Toussaint et le représentant de l'Angleterre. Ce traité fut ratifié le 9 Janvier 1799."
(Les déportés de Saint Domingue, p. 12) .

 

Page d'accueil



Page précédente

Page suivante

 

Arts et cultureEconomie et FinancesEducation | Généralités | Géographie et tourisme
Histoire et société | Politique et gouvernement | Religion | Santé et bien-être social | Sports et loisirs
Page créée le 3 juillet, 2001
Dernière mise à jour: 11 mars 2010
Image signalant le début de la page. Courtoisie webgraphique.com
Début de la page
Règles de confidentialité