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Jean-Jacques Dessalines
Henri Christophe
Alexandre Pétion 
Fils d'une affranchie noire et d'un colon blanc du nom de
Pascal Sabés, Alexandre Pétion naquit à Port-au-Prince le 2 avril 1770. Son père qui ne pouvaient admettre qu'un petit garçon au teint sombre porta le nom de ses ancêtres, refusa d'assumer ouvertement sa paternité en lui donnant son nom. Le jeune Alexandre devint toutefois un protégé de son père par l'intermédiaire d'amis qui l'éduquèrent et le pourvurent d'une profession:
Pétion fut un maître argentier...
Lire
le profil dans son intégralité
Jean Pierre Boyer 
Né le 15 février 1776, à la Révolution, il suivit comme les jeunes de sa condition le parti des affranchis, et s'imposa peu à ses compagnons d'armes. Élu président de la République le jour suivant la mort de Pétion, son administration détient jusqu'à ce jour le record longévité. Il négocia au détriment des intérêts d'Haiti, le reconnaissance de notre indépendance. Un mouvement insurrectionnel
parti
de Praslin et ayant à sa tête Rivière finit par avoir raison de lui. Il s'exila à la Jamaïque, puis en France. Dans sa lettre de démission, il écrivit:
"En
me soumettant à un exil volontaire, j'espère détruire
tout prétexte d'une guerre civile causée par mon moyen" (Cité
par Dantès Bellegarde. La
Nation Haïtienne, p 111). Il mourut en France le 9
juillet 1850.
:
Dewey, Loring Daniel. Correspondence relative to the emigration to Hayti
of the free people of colour, in the United States.
Together with the instructions to the agent sent out by President Boyer. New
York : Printed by M. Day, 1824 32 p. 22 cm.
Elie,
Louis E.
Le président Boyer et l'Empereur de Russie Alexandre 1er: une mission
diplomatique à Saint Petersbourgh en 1821.
Port-au-Prince : Imprimerie du Collège Vertières, [1842].
51 p., 21cm.
Justin, Joseph
Le péril dominicain.
Paris : Albert Savine ; 1895.
37 p.
Wallez, Jean Baptiste Guislain Précis historique des
négociations entre la France et Saint-Domingue; suivi de pièces justificatives,
et d'une notice biographique sur le général Boyer, président de la république
d'Haiti. Paris : Ponthieu, [etc.], 1826 4 p. l., 488 p. 21 cm
Charles Rivière Hérard 

Né à Port-Salut le 16 février 1789, il devint en 1842 le chef du mouvement insurrectionnel initié à Praslin, et qui renversa Jean-Pierre Boyer. Élu Président président provisoire, une fois arrivé à Port-au-Prince, il devint le président constitutionnel d'Haiti le jour même de la publication de la Constitution de 1843 (30 décembre). Le nouveau président jugea le document trop restrictif et le mit aussitôt
en veilleuse, en dissolvant, le 30 mars 1844, le nouveau parlement.
Pour
faire revenir les Dominicains, qui venaient de proclamer leur indépendance (27
février 1844), dans le giron d'Haiti, il se lança dans une campagne militaire
contre l'Est où il n'essuya que des défaites.
Renversé par la garde nationale, alors en campagne dans l'Est, il revint à
Port-au-Prince et s'embarqua pour la Jamaïque le 2 juin à
la suite de son renversement par la garde nationale. Il rendit l'âme à Kingston
le 31 août 1850, après avoir, plusieurs fois, essayé de reprendre le pouvoir.
Les
piquets, ce mouvement de paysans dirigé par Jean-Jacques Acaau, se forma sous
son gouvernement.
:
Acte de déchéance. Au nom du peuple
souverain, Charles Hérard aîné, chef d'exécution des volontés du peuple
souverain et de ses résolutions. 10 mars 1843.
Les Cayes : s.n., 1843.
Dubois, F -E. Précis historique de la Révolution haïtienne de 1843. Paris
: Imprimerie de P-.A. Bourdier, 1866.
Lockward, J Alfonso. La constitución haitiano-dominicana de 1843.
Santo Domingo, República Dominicana : Taller, 1995.
Manigat, Leslie François.
La révolution haïtienne de 1843 : essai d'analyse historique d'une conjoncture
de crise.
[Port-au-Prince : Média-Texte], 2007.
Sannon, H. Pauléus.
Essai historique sur la revolution de 1843.
Cayes : Imprimerie Bonnefil, 1905.
Sheller, Mimi B.
Democracy after slavery : Black publics and peasant rebelion in postemancipation
Haiti and Jamaica.
Thèse de doctorat (Ph. D.)--New School for Social Research, 1996.
Philippe Guerrier 

Né à la Grande-Rivière le 19 décembre 1757, le général Philippe Guerrier, âgé de 87 ans au moment de sa désignation par les anciens amis de Jean-Pierre Boyer qui, en jetant leur dévolu sur ce vieillard qui, quoique illettré, avait fait preuve de bravoure dans l'armée, pensaient faire d'une pierre deux coups en donnant satisfaction aux noirs majoritaires anxieux finalement de voir un des leurs accéder
à la présidence, et, tout en restant derrière les rideaux tirer à leur profit
les ficelles des décisions gouvernementales.
La constitution de 1843 qui avait été mise en veilleuse par son prédécesseur, ne
fut point rétablie. Guerrier gouverna donc en dictateur débonnaire, assisté d'un
conseil d'état.
Son gouvernement montra cependant un réel désir d'améliorer las conditions
morales et économiques du pays, après le fiasco des dernières années de Jean-Pierre
Boyer et la courte présidence de Charles
Rivière Hérard.
Certains de ses ministres firent preuve d'un grand esprit de progrès et des
mesures administratives furent prises en ce sens dont l'organisation du service
des postes à l'intérieur, la fondation de deux lycées, l'un au Cap, l'autre aux
Cayes et la volonté d'établir au moins une école primaire dans chaque commune et
financée par les fonds publics.
La mort vint surprendre le président Guerrier le 15 avril 1845: il n'était resté
au pouvoir que onze mois et douze jours.
Voir aussi:
.- Notables
haitiens: Philippe Guerrier
Général Jean-Louis
Pierrot
Né à l'Acul du Nord en 1761, le général Jean-Louis Pierrot fut appelé par le Conseil d'Etat, le 16 avril 1845 pour diriger en chef exécutif la nation haïtienne. Vieux combattant de la guerre de l'indépendance, il était un de ces généraux dont l'analphétisme n'altéra en rien la bravoure sur les champs de bataille. Octogénaire au moment de son investiture à Port-au-Prince, et se sentant menacé par la cohorte du palais,
il décida un beau matin de transférer le siège du gouvernement au Cap-Haitien.
Se sentant encore dominer par ses fibres martiales, il fit conaitre au peuple, à travers une proclamation son intention d'entreprendre une campagne contre les dominicain qui avaient proclamé un an plus tôt leur indépendance, et qui avaient tenté de s,accaparer de Hinche et de Lascahobas. La proclamation fut mal accueillie par la population, surtout celle de l'Ouest lésée dans leurs droit d'avoir la Capitale dans leur région,
les garnisons de Port-au-Prince, le 28 février 1845, le destituèrent.
Il se retira donc dans son habitation de Camp-Coq où il expira le 18
février 1857.
Général Jean-Baptiste Riché 
Trois jours après la destitution du général Pierrot, le
général Jean-Baptiste Riché, âgé alors de 69 ans, fut acclamé président par les
garnisons et les populations du département de l'Artibonite et de la capitale,
Port-au-Prince. Trois semaines plus tard, il fut officiellement investi en
prêtant le serment de fidélité d'usage.
Sans instruction formelle, mais plein de bonnes volontés et d'un esprit
patriote, il fit appel à des hommes capables et commençait à prendre des mesures
pour réduire les dépenses du gouvernement, réduire la corruption et balancer le
budget. Initiatives qui lui valurent confiance de ses concitoyens.
Malheureusement, il dut affronter non seulement l'opposition de l'élite
politique formée sous le gouvernement de Jean-Pierre Boyer qui pensait faire de
lui une marionnette, mais aussi le mouvement insurrectionnel des piquets dans le
Sud, mouvement qu'il réprima sévèrement.
Son gouvernement fut de courte dur., puisque le 27 février 1947, mois d'un an
après sa prestation de serment, le général Jean-Baptiste Riché, originaire de la
Grande Rivière du Nord expira d'épuisement dirent certains, d'empoisonnement
avancèrent d'autres.
Faustin Soulouque
Faustin Soulouque naquit à Petit-Goâve le 15 août 1782 et
gouverna Haiti du 1er mars 1847 au 15 janvier, tout d'abord comme président, et
ensuite comme empereur sous le nom de Faustin 1er.
Avant son élection, il fut un membre respectable et respecté
de la garde présidentielle sous les gouvernements de Pétion e
t Jean Pierre Boyer. Il dut son élection à l'avidité des
agents de la veille garde boyériste qui n'arrivaient pas à se me
ttre d'accord sur l'un des deux candidats en lice, les généraux
Jean-Paul et Souffrant, homme de grande éducation. Ils jetère
nt alors leur dévolu sur cet homme sans ambition politique mais doté
d'un don inné d"observation et d'une intelligence très subtile.
Lire le profil dans son
intégralité...
Fabre Nicolas Geffrard 
Né à l'Anse-à-Veau , le 23 septembre 1803, il occupa, sous
le gouvernement de Faustin Soulouque et sous l'empire, les plus hautes fonctions
dans l'armée. Se dissociant de ce régime, il proclama d'abord la République aux Gonaïves et obtint la sympathie du pays. Cet acte conduit à l'abdication de Faustin 1er., qui
avait d'abord essayé de résister. Il devint tout de suite le président à vie
d'Haïti, et resta près de huit ans au pouvoir. A sa démission, il se rendit à
Kingston, Jamaïque, où il rendit l'âme, le 31 décembre 1878.
Baur, John E. The Presidency of Nicolas Geffrard of Haiti
The Americas, Vol. 10, No. 4 (Apr., 1954), pp. 425-461.
Publié par: Academy of American Franciscan History.
Michel, Antoine. Avènement du général Fabre Nicolas Geffrard à la présidence d’Haïti. Port-au-Prince : Editions Fardin, 1981. xlvi, 141 p. ; 19 cm.
Midlow J. M. "Geffrard, president of Hayti"
Good Words for 1862. London : A. Strahan, 1872; pp. 523-524.
Sylvain Salnave
Élu pour quatre ans par une assemblée constituante pour remplacer Fabre Nicolas Geffrard qui avait démissionné quelques trois mois auparavant (13 mars 1867), Salnave, un soldat de fortune, fut accueilli avec chaleur par la population de Port-au-Prince et devint vite une figure populaire parmi la jeunesse libérale groupée autour de Démesvar Délorme.
Éphémère fut alors l'enthousiasme et la dispersion du parlement par une populace vouée à sa cause, une dispersion entérinée immédiatement par le gouvernement, devint le premier indice d'un gouvernement décidé à maintenir le pouvoir par la force. Des opposants se firent alors de plus en plus nombreux et certains rejoignirent les Cacos qui s'accaparèrent de Port-au-Prince à la fin de l'année 1869.
Sylvain Sylvain qui essayèrent de s'enfuir du pays via la République Dominique fut appréhendé, jugé sommairement et condamné à mort: une sentence exécuté le 15 janvier 1870 quand il fut fusillé.
Voir aussi:
.- Notables haitiens: Sylvain Salnave
Nissage Saget 
Élu par les deux chambres réunies en Assemblée nationale, ce
vieillard, dont l'esprit paraissait un peu déséquilibré à la suite d'une longue
détention dans les geôles de Faustin Soulouque, se montra le plus sage des chefs
exécutifs Haïtiens, et le plus respectueux de la Constitution du pays. Sous son
gouvernement, Haïti subit de la part de l'Allemagne un terrible affront:
Deux ressortissant
Allemands, Dickman et Stupenhorst, se
plaignirent auprès de leur gouvernement d'avoir été victimes en Haiti et
réclamèrent des dommages. Faisant suite à leur demande, l'empereur allemand
dépêcha deus frégates à Port-au-Prince, et leur capitaine, un certain Batch,
exigea le payment de 3,000 livres Sterling du gouvernement. Non contents de leur
rançon, les Allemands s'adonnèrent également à des actes odieux sur les deux
navires haïtiens qui se trouvaient en leurs mains(Voir: 11
juin 1872).
Parvenu à la fin de son mandat, le président Saget remit sans rechigner
le pouvoir au Conseil des ministres, et se retira dans sa ville natale, Saint
Marc, où il mourut le 7 août 1880.
Michel Domingue 
Nommé général-en-chef de l'armée par le conseil des
ministres qui reçut le pouvoir de Nissage Saget (voir: 15
mai 1874) et sur les conseils de derniers, Michel Domingue finit par se faire élire
par une Constituante totalement
acquise à sa cause. Sa premier grande action fut la promulgation d'une
constitution qui, fait inédit dans l'histoire d'Haiti, créa un poste de
vice-président. Ce poste fut attribué à son neveu, Septimus Rameau, qui fut le
président de facto.
Sous le gouvernement de Domingue, Haïti signa
avec la République dominicaine (voir: 20 janvier 1875) un traité de paix,
d'amitié et de commerce. Le pays fut également victime d'escroqueries de la part
de commerçants français résidents en Haiti de concert avec des banques
françaises, ce qui créa une situation économique désastreuse.
La mauvaise gestion de Domingue et de son neveu finit par révolter la population. A la suite d'une sanglante émeute, le vice-président fut gravement blessé et succomba peu de temps après. Le président, qui fut
maltraité mais épargné, se réfugia à l'étranger.
Boisrond Canal 
Ethéart, Liautaud. Le gouvernement de Boisrond Canal :
la France et l'emprunt de 1875. Port-au-Prince ; R. Ethéart, 1882.
Thoby, Armand. Le
gouvernement de Boisrond Canal devant l'histoire: par un ancien membre du
pouvoir. Saint Pierre (Martinique : Imprimerie du Journal "Les Colonies". 1897.
Thoby Armand. Questions
poitiques d'Haïti. Paris : Imprimerie N.M Duval, 1883.
Lysius Félicité Salomon
François Denys
Légitime
Florvil Hyppolite
Tiresias Simon Sam
Nord Alexis
Antoine Simon
Cabinet d'Antoine Simon:
Relations extérieures et instruction publique: M. Murat
Claude
Guerre et marine: Gen.
Septimus Marius
Intérieur et police: M.
Jérémie
Finance et commerce: M.
Candelon Rigaud
Justice et religion: M. J. B.
Artaud
Travaux publics et
Agriculture: Pierre André
Cincinnatus Leconte
Michel Cincinnatus Leconte arriva au pouvoir après avoir pris la tête d'une insurrection fomentée à Ferrier (Département du Nord-Est). L'insurrection ayant réussie, Antoine Simon abandonna le pouvoir et prit le chemin de l'exil.
Arrivé à la capitale à la tête de son armée d'insurgés, il se fit proclamer président d'Haiti le 14 août 1911. Douce revanche d'un ancien consolidard à qui on avait refusé la présidence en 1902 suite aux protestations des habitants de Port-au-Prince!
Premier chef d'une série de gouvernements éphémères précédant immédiatement l'occupation américaine et dont l'administration dura moins d'un an, il essuya, comme ce fut le cas de certains de ses prédécesseurs et des ses successeurs les pressions des américains. des banquiers allemands et autres d'intérêts internationaux cherchant à assurer un certain contrôle sur les finances de la République.
Leconte essaya tout d'abord d'apaiser la grogne de l'élite politique qui
dénonçait la corruption rongeant le régime précédent et qui avait en partie
conduit à sa perte. Il essay d'imposer un certain ordre dans l'administration et
revisa les projets grandioses d'Antoine Simon dont le projet du chemin de fer.
Il entama une certaine réorganisation de l'armée et mit sur pied un système
éducatif public qui commençait à porter des fruits quand il fut tué dans
l'explosion de son palais le 8 août 1912.
Tancrède Auguste
Grand propriétaire terrien et grand commerçant, le général Tancrède Auguste fut
plusieurs fois ministre de l'Intérieur et de la Police sous le gouvernements de
Florvil Hyppolite et de Tiresias Simon Sam. Consolidard et condamné aux travaux à
l'issue du procès de la consolidation sous le gouvernement de Nord
Alexis, il bénéficia, par la suite d'une amnistie.
Il fut l'un des rare présidents haitiens à mourir au pouvoir.
Voir aussi:
.- Notables
haitiens: Tancrède Auguste
Michel Oreste
Oreste Zamor
Davilmar Théodore
Vilbrun Guillaume Sam 
A la tête d'une armée de quelques trois milles hommes, le général Vilbrun Guillaume Sam se fit élire président par l'Assemblée nationale le 7 Mars 1915. Sa prestation de serment eut lieu deux jours plus tard. Voulant éradiquer, par tous les moyens, ses présumés adversaires, il finit par susciter le dégoût de la population qui se souleva contre ses abus de pouvoir, le pourchassa jusqu'à l'intérieur de la Légation française pour le mettre à
mort. Le lendemain, 28 Juillet, les marines Américains
débarquèrent, et
l'occupation d'Haiti dura 19 ans (1915-1934).
Philippe Sudre
Dartiguenave 
Président du Sénat au moment du débarquement américain, ses
collègues forcés par l'occupant, à travers un semblant d'élections, firent de
lui le président d'Haïti. "Les sept années du gouvernement de Dartiguenave s'achevaient sur un constat d'échec et de déception. Le seul avantage retiré de l'occupation était la paix publique et la stabilité des institutions, mais cela fut acquis au prix d'une longue guerrilla qui fit sans doute
plus de victimes que n'en firent les incessantes
révolutions et prises d'armes
du début du 20è sièclequi servirent de pretexte à l'intervention américaine."
Blancpain, François. Haiti
et les Etats-Unis. p. 152.
Voir aussi:
.- Notables
haitiens: Philippe
Sudre Dartiguenave
Louis Borno 
Fils d'Eugène Borno et de Elizabeth Lelia Baude, Louis Borno (off
iciellement baptisé Antoine Eustache Joseph Louis) naquit à Port-au-Prince le 20
septembre 1865. Il paracheva ses études classiques au Collège Saint Martial
avant de se rendre à Paris ou il étudia le droit.
A son retour en 1890, il enseigna le droit qu’il abandonna peu après pour se lancer dans la politique. Il représenta Haïti en République Dominicaine de 1899 à 1908. Nord Alexis, aux derniers mois de son gouvernement, lui confia les rênes de la diplomatie faisant de lui son ministre des Relations Extérieures et des Cultes. Il occupa la même fonction sous les gouvernements de Davilmar Théodore qui lui confia également la Justice, et sous le gouvernement de Sudre Dartiguenave
qui ajouta l'Instruction Publique à son portefeuille. A ce titre, il apposa sa
signature au bas de la Convention de 1915.
Elu le 10 avril 1922 par le Conseil, Borno devint le second président de
l'occupation succédant à Dartiguenave. Il fut réélu 12 avril 1926 par un conseil
d'état composé de ses alliés et qui lui préféra aux 19 autres candidats en lice
dont Dantès Bellegarde, Constantin Mayard, Sténio Vincent and Louis Roy.
Les actions de Borno prouvèrent qu'il ne fut en fait qu'un virtuel chef exécutif. le Haut commissionaire américain en Haiti, detint en fait le pouvoir. Russell, un de ces commissionnaires, aurait affirmé en 1929 que Borno ne prenait aucune décision sans le consulter (Lettre à Henry L. Stimson, 19 décembre 1929. Decimal files. Department of State. Washington 830.00/2692). Ainsi, le contrôle de la banque nationale, de l'école de médecine, de l'éducation agricole, ainsi
le très controversé prêt de 40.000.00 de dollars s'opéra sans aucune résistance
de sa part alors que son prédécesseur, Sudre Dartiguenave, s'y était
vigoureusement opposé.
Il prit également toutes les mesures tendant à museler la presse. Pour alourdir
les sanctions contre les journalistes, il révisa les lois sur la presse dans un
sens rétroactif et amenda la constitution en particulier l'article 19.
L'opposition galvanisée par le mécontentement général, et surtout les emprisonnements sans base légale, la grève des étudiants débutée en novembre 1930 finirent par avoir raison de lui. Suivant la recommandation de la Commission Forbes qui préconisa la nomination d'un président intérimaire en attendant les élections législatives, le Conseil d'Etat fit d'Eugène Roy son successeur. Ce dernier entra en fonction le 15 mai 1930. Borno se retira alors dans les hauteurs
de Pétion-ville où il expira le 29 juillet 1942.
Borno se maria trois fois. Ses deux premières épouses moururent en couches. Il
eut quatre enfants: Jeanne, des sa première épouse, et Madeleine, Henri, Simone
de Hélène Saint-Macary qu'il maria le 31 Octobre 1906 et qui devint sa troisième
épouse et première dame.
Borno trouva une certaine place dans la littérature pour ses poèmes qui furent
publiés dans les revues et journaux de l'époque.
Blancpain, François. Louis Borno, président d'Haïti. [Port-au-Prince]:
Editions Regain, 1998.
Cooper Donald B. "The Withdrawal of the United States from Haiti, 1928-1934" Journal
of Inter-American Studies. Vol. 5, No. 1 (Jan., 1963), pp. 83-101.
Code civil d’Haiti, annoté, avec une co
nférence des articles entre eux et leur correspondance avec les articles d
u Code civil français précédé de la Constitution
du 9 octobre 1889, et suivi d’un appendice contenant les principales lois
ayant trait au Code civil d’Haiti. Port-au-Prince, Haiti, L’auteur; [
etc., etc.] 1892.
Code de commerce haitien : mis au courant de la législation en vigueur... Port-au-Prince
: Imprimerie de l’Abeille, 1910.
Rapport de M. Louis Borno, secrétaire d’état des relations
extérieures à S. E. Monsieur le président de la Ré
publique d’Haiti. Tome 1. Négociations diverses, récl
amations et litiges diplomatiques. 1916. Port-au-Prince, Imprimerie
nationale, 1918.
"Louis Borno (1865-1942)" Berrou, Raphael; Pompilus Pradel. Histoire de la littérature haïtienne illustrée par les textes. tome 2. Port-au-Prince ; Editions Caraïbes, 1975; pp. 20-27
Blancpain, François. Louis Borno, président d'Haïti. [Port-au-Prince] : Editions
Regain, 1998
Maurice, Paul. Politique d'organisation et de progrès, ou, Aperçu du
programme du président Borno :(simples notes). Port-au-Prince : Imprimerie
Chéraquit, 1925.
Pierre-Louis, Damase. Le Président Borno et la libération du territoire.
[Port-au-Prince : Imprimerie Chéraquit, 1924.
Eugène Roy
Sténio Vincent
Membre de l’élite intellectuelle d’Haiti, Sténio Vincent qui
vit le jour à Port-au-Prince le 22 février 1874, fut un avocat de profession.
Détenteur d'un curriculum vitae plutôt long, il possédait des compétences qui faisaient de lui un présidentiable pour
l'époque. Avant son élection il fut:
1.- Président du Barreau de
Port-au-Prince; 2.- Éditeur de « Haiti Journal », un quotidien qui publiait
des éditoriaux dénonçant l'occupation américaine; 3.- Ancien diplomate à
Paris et Berlin; 4.- Ancien président du Sénat de la République, ancien
ministre de l’Intérieur; 5.- Ancien maire de Port-au-Prince.
Lire le profil dans son
intégralité...
Elie Lescot 
Deuxième président de la période de l'après-occupation, Elie Lescot, un mulâtre et membre de la classe aisée d'Haiti, naquit à Saint Louis du Nord le 9 décembre 1883. Succédant à son ami Sténio Vincent, il dirigea le pays avec une main de fer en réduisant au silence tous ceux qui osaient s'opposer à ses actions. Les lois martiales, les attaques répétées contre la presse semblaient être les réponses automatisées aux revendications et interpellations.
Le népotisme fut également une marque de son gouvernement. Il ferma
les yeux sur les actions corruptrices de ses deux fils, son ministre des
affaires étrangères Gérard Lescot et le lieutenant Roger L
escot. Il ne fut pas lui-même immune des la corruption. On rapporta que son
ami, le dictateur dominicain Rafael Leonidas, le retira du pétrin lors
d'une affaire d'armes. (Cf. "Elie Lescot dies; Leader in Haiti" New York
Times : Oct. 23, 1974. p. 48). Alors que sa famille s'enrichissait, le paysan
haitien
s'enforçait dans la misère.
A la fin de l'année 1945, il devint si impopulaire, perdant même la confiance et le support de sa classe, et, affrontant une revendication populaire sans précédent, il se laissa convaincre par l'armée de tirer sa révérence et de prendre le chemin de l'exil. Un triumvirat composé de membres l'état-major de l'armée le remplaça immédiatement.
Revenu en Haiti à la fin de sa vie, il vécut dans sa résidence de Laboule où il
rendit l'âme le 20 octobre 1974.
Voir aussi:
.- Notables
haitiens: Elie Lescot
Dumarsais Estimé 
Souvenirs d’une campagne : au se
rvice d’une cause. [Port-au-Prince] : Imprimerie de l’Etat, [1948] vii, 274 p. ; 24 cm.
Baguidy, Joseph D. Dynamique d'une révolution, 1946 à Haïti : essai. Berne,
Suisse : Editions Coloroffset, c1972. 97 p. ; 19 cm.
Estimé, Lucienne Heurtelou Dumarsais Estimé : dialogue avec mes
souvenirs. Port-au-Prince : Editions Mémoire, 2001. 197 p : illus., portraits. ; 22 cm.
Magloire, Jean A. Dumarsais Estimé;
esquisse de sa vie politique. Port au Prince : Imprimerie de l’
Etat, 1950. 85 p. : illus. ; 20 cm.
Paul Eugène Magloire 
Paul Eugène Magloire, 30ème président d'Haiti et 33ème chef d'état (les gouvernements militaires éphémères on été
exclus du comptage) naquit le 19 Juillet 1907 à Quartier-Morin, commune du
Cap-Haitien, dans le Département du Nord. Fils du général Eugène Magloire et de
son épouse née Philomène Matthieu, le jeune Paul fit ses études secondaires
classiques au Lycée Philippe Guerrier du Cap-Haitien...
Sobriquet: Kanson Fè.
Voir: Son profil
Nemours
Pierre-Louis
Franck Sylvain
Daniel Fignolé
Auguste, Joseph. Daniel Fignolé, ou, le sens d'une
lutte. [Port-au-Prince?] : Mouvement d'organisation du Pays : Diffusion, Editions Delta, 1989.
Désinor, Carlo. Daniel Fignolé. [Port-au-Prince : s.n., 1986].
Desrosiers, Toussaint. Relations ayitiano-dominicaines : la vision réaliste de Dr. Jean Price-Mars et du Professeur Daniel Fignolé. [S.l. : s.n., 2001 or 2002].
Fignolé, Daniel. Contribution à l'histoire du mouvement syndical en Haïti. Port-au-Prince : s.n., 1954.
Fignolé, Daniel. Cuba et Haiti. Port-au-Prince : Imprimerie Moderne, 1949.
Fignolé, Daniel. L'instruction publique en Haiti, 1859-1879. Port-au-Prince : Imprimerie A.P. Barthelemy, 1947.
Fignolé, Daniel. Mon mandat. Port au Prince : Gazette du Palais, 1954
Fignolé, Daniel. Mon mandat 2; le député Fignolé et les travailleurs. Port-au-Prince : Imprimerie "La Gazette du Palais", 1954.
Fignolé, Daniel. Partido dominicano. Le nord-ouest dominicain. Port-au-Prince : Imprimerie A.P. Barthelemy, 1948.
Fignolé, Daniel. Notre Neybe ou leur Bahoruco? Port-au-Prince : V. Valcin, 1948.
Fignolé, Daniel. Quelques réalisations du Second Empire. Port-au-Prince, Haiti, Impr. A.P. Barthélemy, 1950.
Fignolé, Daniel. Soixante-cinq jours au Ministe`re de l'éducation
nationale. [Port-au-Prince] Impr. A.P. Barthelemy [1950].
François Duvalier 
François Duvalier, président d'Haiti du
22 Octobre 1957 au 21 Avril 1971, naquit le 14 Avril 1907 à Port-au-Prince, non
loin du palais présidentiel de Nord Alexis. Un lieu de naissance et de résidence
qui lui permit de vivre de très près les événements quelquefois sanglants
marquant l'histoire d'Haiti durant les premières décades du XXè
siècle...
Sobriquet: Papa Doc.
Lire son profil
Jean-Claude Duvalier 
Jean-Claude, l'unique garçon et le
benjamin des enfants du Docteur François
Duvalier et de son épouse Simone Ovide [† 26
Décembre 1997] , fut le président d'Haiti du 22 Avril 1971 aux premières
heures du 7 Février 1986...
Sobriquet: Baby Doc.
Lire son profil
Leslie F. Manigat
36ème président d'Haiti et le premier
de l'ère post-duvaliérienne issu d'une élection, quoique contestée par la
majorité des groupements politiques d'alors, François Leslie Manigat, fils de
François Saint-Surin Manigat, un professeur de mathématiques dans les classes
d'enseignement secondaire et de Haydée Augustin, une institutrice, e
st né le 16 Août 1930 à Port-au-Prince.
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Henri Namphy
Prosper Avril
Ertha
Pascal-Trouillot 
Présidente provisoire d'Haiti du 14
Mars 1990 au matin du 7 Février 1991, Mme Ertha Pascal-Trouillot fut la première
femme Haitienne à assumer les rênes du pouvoir exécutif en Haiti...
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Jean Bertrand Aristide 
Premier président d'Haiti à être élu démocratiquement,
Jean Bertrand Aristide fut, toutefois, victime d'un coup d'état le
30 Septembre 1991. Il passa trois ans en exil, et revint au pays le 15
Octobre 1994 pour finir son mandat. Il sera ré-élu cinq ans plus tard, pour se
voir à nouveau expulser du pays à la suite d'une insurrection.
Sobriquet: Titid; Tipè.
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Joseph Nérette 
Juge de la Cour de cassation Joseph Nérette fut désigné pour succéder au président Jean-Bertrand Aristide, victime d'un coup d'état, dans la nuit du 29 au 30 septembre 1991.
Les militaires putchistes alors lui affublèrent un premier ministre de facto dans la personne de Jean-Jacques Honorat, un juriste et activiste des droits humains pour donner l'impression qu'un gouvernement civil avait la relève. Condamné internationalement, le gouvernement Nérette-Honorat échoua pitoyablement, et les putchistes se virent obligé de les renvoyer.
L'ancien juge et président se fit alors extrêmement discret jusqu'a sa mort.
Voir:
.- Cabinet ministériel de Nérette / Honorat;
.- Notice nécrologique;
.- Notables
Haitiens: Joseph Nérette
Emile Jonassaint 
René Gracia Préval
Jean Bertrand Aristide 
Après donc une intense campagne de dénigrement relayée par la presse internationale, le président Aristide, qui avait suscité d'immenses espoirs en 1990, parmi les pauvres et ceux snobés par les classes politiques, mais qui n'avait jamais été accepté vraiment par les détenteurs du pouvoir économique, de certains membres du haut clergé et de l'élite politique qui ont d'ailleurs tout
fait pour saper ses gouvernements, aurait donc été forcé de démissionner et
quitter Haiti au matin du 29 Février 2004. Avec cette fin de gouvernement, les
Haïtiens du bas échelon social perdraient probablement à jamais leur chance de
participation à la vie politique de leur pays, comme citoyens à part entière...
Sobriquet: Titid; Tipè.
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profil
Alexandre Boniface 

Président provisoire du 29 février, le jour de son
investiture et quelques heures après le départ précipité de Jean-Bertrand
Aristide, Alexandre Boniface, avocat de profession, naquit le 31 juillet 1936.
Avocat au cabinet Lamarre de 1963 à 1991, année ou il fut nommé à la Cour de
Cassation, Boniface embrassa parallèlement la carrière de professeur en
s'intégrant aux membres de la Faculté de Droit et des Sciences Économiques de
Port-au-prince et de l'École de la Magistrature. Il devint president de la Cour
de Cassation en 2001.
Nommé président provisoire en vertu de l'article 149 de la Constitution de 1987,
le Conseil
des Sages sous les ordres des Etats-Unis, du Canada et de la France, lui
flanqua Gérard Latortue, l'éphémère ministre des affaires étrangères sous le
gouvernement de François Leslie Manigat, c
omme premier ministre.
René Garcia Préval 
Elu le 7 février 2006 pour un second non-consécutif mandat, Préval prêta serment le 14 mai 2006, et comme en 1995, le pays est occupé par une force multinationale, la question de l'armée est à l'ordre du jour et les problèmes domestiques persistent avec la même urgence. A cela, il
faut également ajouter la réticence de plusieurs secteurs et même d'une
organisation des droits de l'homme proche de l'opposition durant son premier
mandat qui ne manqueront probablement pas de lui créer des ennuis, ou simple
ment de ne pas lui faciliter la tâche.
Sobriquet: Ti René.
Voir:
.- Profil
du président René Préval
.- Alexis-Préval:
Deuxième gouvernement (2006-2008)
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