|
1.- Jean-Jacques Dessalines
Dessalines qui se rendait dans le Sud pour aller réprimer une révolte, tomba dans une embuscade à l'entrée de Port-au-Prince, au Pont
Rouge, le 17 Octobre 1806.
Autres fichiers:
2.- Henri Christophe
Henri Christophe (1767-1820) un patriote et roi d' d'Haiti, est surtout connu pour avoir érigé la Citadelle, cette impressionnante forteresse perchée sur les cimes du Bonnet à l'Évêque. Mais les historiens objectifs, tout en reconnaisant la nature autocrate du son administration, sont tout aussi bien impressionnés par son génie, son sens de l'organisation résultant dans la création d'un royaume prospère avec des sujets disciplinés... (suite)
Autres fichiers:
3.- Alexandre Pétion 
Fils d'une affranchie noire et d'un colon blanc du nom de Pascal Sabés, Alexandre Pétion naquit à Port-au-Prince le 2 avril 1770. Son père qui ne pouvaient admettre qu'un petit garçon au teint sombre porta le nom de ses ancêtres, refusa d'assumer ouvertement sa paternité en lui donnant son nom. Le jeune Alexandre devint toutefois un protégé de son père par l'intermédiaire d'amis qui l'éduquèrent et le pourvurent d'une profession:
Pétion fut un maître argentier...
Autres fichiers
4.- Jean Pierre Boyer 
Jean-Pierre Boyer suivit comme les jeunes de sa condition le parti des affranchis, et s'imposa peu à ses compagnons d'armes. Élu président de la République le jour suivant la mort de Pétion, son administration détient jusqu'à ce jour le record longévité. Il négocia au détriment des intérêts d'Haiti, le reconnaissance de notre indépendance.
Un mouvement insurrectionnel parti de Praslin et ayant à sa tête Rivière finit par avoir raison de lui. Il s'exila à la Jamaïque, puis en France. Dans sa lettre de démission, il écrivit:
"En me soumettant à un exil volontaire, j'espère détruire tout prétexte d'une guerre civile causée par mon moyen" (Cité par Dantès Bellegarde. La Nation Haïtienne, p 111). Il mourut en France le 9 juillet 1850.
Autres fichiers::
5.- Charles Rivière Hérard 

Né à Port-Salut le 16 février 1789, il devint en 1842 le chef du mouvement insurrectionnel initié à Praslin, et qui renversa Jean-Pierre Boyer. Élu Président président provisoire, une fois arrivé à Port-au-Prince, il devint le président constitutionnel d'Haiti le jour même de la publication de la Constitution de 1843 (30 décembre). Le nouveau président jugea le document trop restrictif et le mit aussitôt en veilleuse, en dissolvant, le 30 mars 1844, le nouveau parlement.
Pour
faire revenir
les Dominicains, qui venaient de proclamer leur indépendance (27 février 1844), dans le giron d'Haiti, il se lança dans une campagne militaire contre l'Est où il n'essuya que des défaites.
Renversé par la garde nationale, alors en campagne dans l'Est, il revint à Port-au-Prince et s'embarqua pour la Jamaïque le 2 juin à la suite de son renversement par la garde nationale. Il rendit l'âme à Kingston le 31 août 1850, après avoir plusieurs fois, essayé de reprendre le pouvoir.
Les piquets, ce mouvement de paysans dirigé par Jean-Jacques Acaau, se forma sous son gouvernement.
Autres fichiers:
6.- Philippe Guerrier 

Né à la Grande-Rivière le 19 décembre 1757, le général Philippe Guerrier, âgé de 87 ans au moment de sa désignation par les anciens amis de Jean-Pierre Boyer qui, en jetant leur dévolu sur ce vieillard qui, quoique illettré, avait fait preuve de bravoure dans l'armée, pensaient faire d'une pierre deux coups en donnant satisfaction aux noirs majoritaires anxieux finalement de voir un des leurs accéder à la présidence, et, tout en restant derrière les rideaux tirer à leur profit
les ficelles des décisions gouvernementales.
La constitution de 1843 qui avait été mise en veilleuse par son prédécesseur, ne fut point rétablie. Guerrier gouverna donc en dictateur débonnaire, assisté d'un conseil d'état.
Son gouvernement montra cependant un réel désir d'améliorer las conditions morales et économiques du pays, après le fiasco des dernières années de Jean-Pierre Boyer et la courte présidence de Charles Rivière Hérard.
Certains de ses ministres firent preuve d'un grand esprit de progrès et des mesures administratives furent prises en ce sens dont l'organisation du service des postes à l'intérieur, la fondation de deux lycées, l'un au Cap, l'autre aux Cayes et la volonté d'établir au moins une école primaire dans chaque commune et
financée par les fonds publics.
La mort vint surprendre le président Guerrier le 15 avril 1845: il n'était resté au pouvoir que onze mois et douze jours.
Autre fichier:
7.- Général Jean-Louis
Pierrot
Né à l'Acul du Nord en 1761, le général Jean-Louis Pierrot fut appelé par le Conseil d'Etat, le 16 avril 1845 pour diriger en chef exécutif la nation haïtienne. Vieux combattant de la guerre de l'indépendance, il était un de ces généraux dont l'analphétisme n'altéra en rien la bravoure sur les champs de bataille. Octogénaire au moment de son investiture à Port-au-Prince, et se sentant menacé par la cohorte du palais, il décida un beau matin de transférer le siège du gouvernement
au Cap-Haitien.
Se sentant encore dominer par ses fibres martiales, il fit conaitre au peuple, à travers une proclamation son intention d'entreprendre une campagne contre les dominicain qui avaient proclamé un an plus tôt leur indépendance, et qui avaient tenté de s,accaparer de Hinche et de Lascahobas. La proclamation fut mal accueillie par la population, surtout celle de l'Ouest lésée dans leurs droit d'avoir la Capitale dans leur région, les garnisons de Port-au-Prince, le 28 février 1845, le destituèrent.
Il se retira donc dans son habitation de Camp-Coq où il expira le 18 février 1857.
Autre fichier:
8.- Général Jean-Baptiste Riché 
Trois jours après la destitution du général Pierrot, le général Jean-Baptiste Riché, âgé alors de 69 ans, fut acclamé président par les
garnisons et les populations du département de l'Artibonite et de la capitale, Port-au-Prince. Trois semaines plus tard, il fut officiellement investi en prêtant le serment de fidélité d'usage.
Sans instruction formelle, mais plein de bonnes volontés et d'un esprit patriote, il fit appel à des hommes capables et commençait à prendre des mesures pour réduire les dépenses du gouvernement, réduire la corruption et balancer le budget. Initiatives qui lui valurent confiance de ses concitoyens.
Malheureusement, il dut affronter non seulement l'opposition de l'élite politique formée sous le gouvernement de Jean-Pierre Boyer qui pensait faire de lui une marionnette, mais aussi le mouvement insurrectionnel des piquets dans le Sud, mouvement qu'il réprima sévèrement.
Son gouvernement fut de courte dur., puisque le 27 février 1947, moins d'un an après sa prestation de serment, le général Jean-Baptiste Riché, originaire de la Grande Rivière du Nord expira d'épuisement dirent certains, d'empoisonnement avancèrent d'autres.
9.- Faustin Soulouque
Faustin Soulouque naquit à Petit-Goâve le 15 août 1782 et
gouverna Haiti du 1er mars 1847 au 15 janvier, tout d'abord comme président, et
ensuite comme empereur sous le nom de Faustin 1er.
Avant son élection, il fut un membre respectable et respecté
de la garde présidentielle sous les gouvernements de Pétion e
t Jean Pierre Boyer. Il dut son élection à l'avidité des
agents de la veille garde boyériste qui n'arrivaient pas à se me
ttre d'accord sur l'un des deux candidats en lice, les généraux
Jean-Paul et Souffrant, homme de grande éducation. Ils jetère
nt alors leur dévolu sur cet homme sans ambition politique mais doté
d'un don inné d"observation et d'une intelligence très subtile.
Lire la suite...
10.- Fabre Nicolas Geffrard 
Né à l'Anse-à-Veau , le 23 septembre 1803, il occupa, sous
le gouvernement de Faustin Soulouque et sous l'empire, les plus hautes fonctions
dans l'armée. Se dissociant de ce régime, il proclama d'abord la République aux Gonaïves et obtint la sympathie du pays. Cet acte conduit à l'abdication de Faustin 1er., qui
avait d'abord essayé de résister. Il devint tout de suite le président à vie
d'Haïti, et resta près de huit ans au pouvoir. A sa démission, il se rendit à
Kingston, Jamaïque, où il rendit l'âme, le 31 décembre 1878.
- Baur, John E.
The Presidency of Nicolas Geffrard of Haiti
The Americas, Vol. 10, No. 4 (Apr., 1954), pp. 425-461.
Publié par: Academy of American Franciscan History.
- Michel, Antoine.
Avènement du général Fabre Nicolas Geffrard à la présidence d'Haïti. Port-au-Prince : Editions Fardin, 1981. xlvi, 141 p. ; 19 cm.
- Midlow J. M.
"Geffrard, president of Hayti"
Good Words for 1862. London : A. Strahan, 1872; pp. 523-524.
Autre fichier
11.- Sylvain Salnave
Élu pour quatre ans par une assemblée constituante pour remplacer Fabre Nicolas Geffrard qui avait démissionné quelques trois mois auparavant (13 mars 1867), Salnave, un soldat de fortune, fut accueilli avec chaleur par la population de Port-au-Prince et devint vite une figure populaire parmi la jeunesse libérale groupée autour de Démesvar Délorme.
Éphémère fut alors l'enthousiasme et la dispersion du parlement par une populace vouée à sa cause, une dispersion entérinée immédiatement par le gouvernement, devint le premier indice d'un gouvernement décidé à maintenir le pouvoir par la force. Des opposants se firent alors de plus en plus nombreux et certains rejoignirent les Cacos qui s'accaparèrent de Port-au-Prince à la fin de l'année 1869.
Sylvain Sylvain qui essayèrent de s'enfuir du pays via la République Dominique fut appréhendé, jugé sommairement et condamné à mort: une sentence exécuté le 15 janvier 1870 quand il fut fusillé.
Autre fichier:
12.- Jean-Nicolas Nissage-Saget 
Élu par les deux chambres réunies en Assemblée nationale, ce vieillard, dont l'esprit paraissait un peu déséquilibré à la suite d'une longue détention dans les geôles de Faustin Soulouque, se montra le plus sage des chefs exécutifs Haïtiens, et le plus respectueux de la Constitution du pays. Sous son gouvernement, Haïti subit de la part de l'Allemagne un terrible affront:
Deux ressortissant Allemands, Dickman et Stupenhorst, se plaignirent auprès de leur gouvernement d'avoir été victimes en Haiti et réclamèrent des dommages. Faisant suite à leur demande, l'empereur allemand dépêcha deus frégates à Port-au-Prince, et leur capitaine, un certain Batch, exigea le payment de 3,000 livres Sterling du gouvernement. Non contents de leur rançon, les Allemands s'adonnèrent également à des actes odieux sur les deux navires haïtiens qui se trouvaient en leurs mains(Voir: 11 juin 1872).
Parvenu à la fin de son mandat, le président Saget remit sans rechigner le pouvoir au Conseil des ministres, et se retira dans sa ville natale, Saint Marc, où il mourut le 7 août 1880.
Autre fichier:
13.- Michel Domingue 
Nommé général-en-chef de l'armée par le conseil des ministres qui reçut le pouvoir de Nissage Saget (voir: 15 mai 1874) et sur les conseils de derniers, Michel Domingue finit par se faire élire par une Constituante totalement
acquise à sa cause. Sa premier grande action fut la promulgation d'une constitution qui, fait inédit dans l'histoire d'Haiti, créa un poste de
vice-président. Ce poste fut attribué à son neveu, Septimus Rameau, qui fut le président de facto.
Sous le gouvernement de Domingue, Haïti signa avec la République dominicaine (voir: 20 janvier 1875) un traité de paix, d'amitié et de commerce. Le pays fut également victime d'escroqueries de la part de commerçants français résidents en Haiti de concert avec des banques françaises, ce qui créa une situation économique désastreuse.
La mauvaise gestion de Domingue et de son neveu finit par révolter la population. A la suite d'une sanglante émeute, le vice-président fut gravement blessé et succomba peu de temps après. Le président, qui fut maltraité mais épargné, se réfugia à l'étranger.
Autres fichiers:
14.- Pierre Théomas Boisrond-Canal 
Très impliqué dans des actions subversives durant les présidences de Sylvain Salnave et de Michel Domingue, cet officier de l'armée qui pouvait alors se vanter d'avoir une fulgurante carrière militaire, fut banni par son prédécesseur et exilé à la Jamaïque où il continua néanmoins à supporter l'opposition.
Il retourna en Haïti deux jours après le départ de Michel Domingue (15 avril 1876) pour recueillir ses lauriers. Il devint d'abord le chef du gouvernement provisoire avant de se voir confier par l'assemblée nationale les rênes de la présidence pour un mandat de quatre ans.
Très populaire au début, avec un certain désir pour une administration saine et le rétablissement de la loi et de l'ordre, il ne tarda pas à susciter l'opposition de certains notables politiques, opposition se transformant, comme il a été coutume dans l'Haïti d'alors, en insurrections et une éventuelle prise du pouvoir, ce, malgré l'existence de deux partis (Les nationalistes et les Libéraux). Ce fut le cas des émeutes initiées, en mars 1878, par le général Tanis, pourtant son ami et conseillé, ou de celles de
juin 1879 où il perdit son ministre de la guerre et de la marine, le général François. Pris de dégout par les chamailleries parlementaires un complot venant du Nord, il décida d'abandonner le pouvoir et reprit, sans un sou, le chemin de l'exil s'établissant cette fois-ci à Saint Thomas.
Il revint en Haiti quelques dix ans plus tard et resta, malgré les déconvenues passées,très actif dans la politique. Il rendit l'âme le 6 mars 1905 et eut droit à des funérailles nationales.
Autres fichiers:
15.- Lysius Félicité Salomon
16.- François Denys
Légitime
Élu à Port-au-Prince par une assemblée constituante, François Denys Légitime qui avait derrière lui une longue carrière militaire et politique se retrouva à la tête d'un pays fracturé, avec une autorité contestée. En effet, les population du Nord et de l'Artibonite, se disant lesées, surtout après la mort de leur poulain, Séïde Thélémaque, au cours d'une sanglante échauffourée (28 Septembre 1888), s'étaient déclarées indépendantes du reste du pays et formaient un état belligérent
connu alors sous le nom de "République Septrionale".
Les efforts de conciliation envers le Nord ayant échoués et avec la propagation de la contestation dans le Sud, il dut démissionner et reprit le chemin de l'exil
Moins de deux mois plus tard, le ministre de la guerre de la République Septrionale fut investi de la Suprême magistrature de l'État, et le pays à nouveau réunifiée au moins politiquement.
Autre fichier:
17.- Louis Mondestin Florvil Hyppolite
Chef d'un gouvernement provisoire crée après le départ de François Légitime, il s'est vu confier,
le 9 octobre 1889, la présidence par l'Assemblée constituante qui venait juste de rédiger la
nouvelle constitution. Son gouvernement dura un peu moins de sept ans, et prit fin avec sa mort
survenue à la sortie sud de la capitale. Il se rendait alors à Jacmel où il devrait affronter des
insurgés à la solde du sadique commandant militaire de la ville, Joanis Mérisier (Voir : Tentative
d'un glossaire : Colonne de rasoirs).
Pendant son administration, il accorda une attention soutenue aux travaux publics. Il acheva
ainsi le palais des ministères, construisit plusieurs pont dont celui jeté sur la Rivière Grise près
de la Croix des Missions, érigea les marchés en fer du Cap-Haitien et de Port-au-Prince (ce
dernier fut gravement endommagé le 12 janvier 2010 et reconstruit un an après). Il dut
également se pencher sur les problèmes épineux liés à la diplomatie (désir des américains
d'annexer le Môle Saint Nicolas; la délimitation de la frontière haitiano-dominicaine).
Autre fichier:
18.- Tiresias Simon Sam
Élu une semaine environ après le décès inopiné de Louis Mondestin Hyppolite pour un mandat de six ans, Tirésias Simon Sam, un natif de la Grande Rivière du Nord, ne fut pas un ces généraux accédant au pouvoir à la faveur d’un insurrection triomphante. Ministre du gouvernement de son prédécesseur et président provisoire pendant la période de deuil, il avait une bonne connaissance d’Haïti et des affaires de l’État. Et essaya de gouverner avec un projet qui privilégiait l’éducation et le transport.
Malheureusement, pour financer son projet il dut emprunter des sommes exorbitantes aux conditions onéreuses, ce qui plongea le pays dans une crise financière aigüe.
Sur le plan de la diplomatie, il dut faire face à de sérieux défis venant de quelques puissances de l’époque dont l’Allemagne avec l’Affaire Luders.
A deux jours de la fin de son mandat, il tomba victime comme la majorité de ses prédécesseurs d’une émeute populaire venant du Nord et fut chassé du pouvoir. Son départ donna lieu à une guerre civile où se manifestaient les velléités les plus morbides de la gent politicienne de ce début du 20ème siècle.
Autre fichier:
19.- Nord Alexis
Militaire venant du Nord et sous le poids des ans, Nord Alexis succéda au général Tirésias Simon Sam, après des mois de turbulence politique et de guerre civile. Les vaincus, tel Anténor Firmin n’ont jamais pu se relever de leur défaite et fut obligé de subir les affres de l’exil.
Acclamé Chef suprême de la nation le 21 décembre 1902, le général forma un gouvernement qui réunissait aussi bien des intellectuels que des militaires cupides. Trois grands évènements marquèrent son administration.
- Le retentissant procès de la consolidation durant lequel furent étalés au grand jour la corruption et les combinaisons louches auxquelles s’adonnaient certains membres du gouvernement de son prédécesseur.
- La célébration grandiose du centenaire de l’indépendance malgré les voix qui dénoncèrent une telle démarche.
- Le meurtre révoltant sous forme de condamnation à mort pour crimes politiques de la plupart de ses opposants dont le poète Massillon Coicou.
Le vieux président, à deux semaines du sixième anniversaire de sa présidence, allongea la liste des chefs d’état Haïtiens qui durent prendre le chemin de l’exil pour faire place à un frère d’arme qui décida alors de s’accaparer du pouvoir par la force des armes.
Sobriquet: Tonton Nò.
Autre fichier:
20.- Francois Antoine Simon
Cabinet d'Antoine Simon:
- Relations extérieures et instruction publique: M. Murat
Claude
- Guerre et marine: Gen.
Septimus Marius
- Intérieur et police: M.
Jérémie
- Finance et commerce: M.
Candelon Rigaud
- Justice et cultes: M. J. B.
Artaud
- Travaux publics et
Agriculture: Pierre André
21.- Cincinnatus Leconte
Michel Cincinnatus Leconte arriva au pouvoir après avoir pris la tête d'une insurrection fomentée à Ferrier (Département du Nord-Est). L'insurrection ayant réussie, Antoine Simon abandonna le pouvoir et prit le chemin de l'exil.
Arrivé à la capitale à la tête de son armée d'insurgés, il se fit proclamer président d'Haiti le 14 août 1911. Douce revanche d'un ancien consolidard à qui on avait refusé la présidence en 1902 suite aux protestations des habitants de Port-au-Prince!
Premier chef d'une série de gouvernements éphémères précédant immédiatement l'occupation américaine et dont l'administration dura moins d'un an, il essuya, comme ce fut le cas de certains de ses prédécesseurs et des ses successeurs les pressions des américains. des banquiers allemands et autres d'intérêts internationaux cherchant à assurer un certain contrôle sur les finances de la République.
Leconte essaya tout d'abord d'apaiser la grogne de l'élite politique qui dénonçait la corruption rongeant le régime précédent et qui avait en partie conduit à sa perte. Il essay d'imposer un certain ordre dans l'administration et revisa les projets grandioses d'Antoine Simon dont le projet du chemin de fer. Il entama une certaine réorganisation de l'armée et mit sur pied un système éducatif public qui commençait à porter des fruits quand il fut tué dans l'explosion de son palais le 8 août 1912.
Avec lui, périrent Maurice Laroche, son petit-fils par alliance, âgé de 4 ans, Emmanuel Laroche, un membre de la famille présidentielle et quelques 200 soldats. Les restes de la famille présidentielles furent recueillis et exposés d'abord au Bureau de la Place et ensuite à la cathédrale.
22.- Jean Antoine Tancrède Auguste
Grand propriétaire terrien et grand commerçant, le général Tancrède Auguste fut
plusieurs fois ministre de l'Intérieur et de la Police sous le gouvernements de
Florvil Hyppolite et de Tiresias Simon Sam. Consolidard et condamné aux travaux à
l'issue du procès de la consolidation sous le gouvernement de Nord
Alexis, il bénéficia, par la suite d'une amnistie.
Il fut l'un des rare présidents haitiens à mourir au pouvoir.
Autre fichier:
23.- Michel Oreste
24.- Oreste Zamor
Élu par les législateurs après avoir pris d'assaut le Parlement, son opposant Davilmar Théodore ne déposa pourtant pas les armes Il trouva même un allié dans la personne du populaire Rosalvo Bobo.
La rébellion prit une proportion telle que le président Zamor, prit lui-même la tête des troupes pour se rendre dans le Nord en vue de la mater. Il dut cependant battre en retraite, et de Gonaïves abandonna ses troupes, s'embarqua sur un navire et prit le chemin de l'exil. Davilmar Théodore le remplaça.
Au départ de celui-ci, il retourna au pays et fut immédiatement arrêté par les sbires de Vilbrun Guillaume Sam et, enfermé au Pénitencier national, il fut assassiné.
Autre fichier:
25.- Davilmar Théodore
26.- Vilbrun Guillaume Sam 
A la tête d'une armée de quelques trois milles hommes, le général Vilbrun Guillaume Sam se fit élire président par l'Assemblée nationale le 7 Mars 1915. Sa prestation de serment eut lieu deux jours plus tard. Voulant éradiquer, par tous les moyens, ses présumés adversaires, il finit par susciter le dégoût de la population qui se souleva contre ses abus de pouvoir, le pourchassa jusqu'à l'intérieur de la Légation française pour le mettre à mort. Le lendemain, 28 Juillet, les marines
Américains
débarquèrent, et l'occupation d'Haiti dura 19 ans (1915-1934).
Autre fichier:
27.- Philippe Sudre
Dartiguenave 
Président du Sénat au moment du débarquement américain, ses
collègues forcés par l'occupant, à travers un semblant d'élections, firent de
lui le président d'Haïti. "Les sept années du gouvernement de Dartiguenave s'achevaient sur un constat d'échec et de déception. Le seul avantage retiré de l'occupation était la paix publique et la stabilité des institutions, mais cela fut acquis au prix d'une longue guerrilla qui fit sans doute
plus de victimes que n'en firent les incessantes
révolutions et prises d'armes
du début du 20è sièclequi servirent de pretexte à l'intervention américaine."
Blancpain, François. Haiti
et les Etats-Unis. p. 152.
Autre fichier:
28.- Antoine François Joseph Louis Borno

Fils d'Eugène Borno et de Elizabeth Lelia Baude, Louis Borno (officiellement baptisé Antoine Eustache Joseph Louis) naquit à Port-au-Prince le 20 septembre 1865. Il paracheva ses études classiques au Collège Saint Martial avant de se rendre à Paris ou il étudia le droit.
A son retour en 1890, il enseigna le droit qu'il abandonna peu après pour se lancer dans la politique. Il représenta Haïti en République Dominicaine de 1899 à 1908. Nord Alexis, aux derniers mois de son gouvernement, lui confia les rênes de la diplomatie faisant de lui son ministre des Relations Extérieures et des Cultes. Il occupa la même fonction sous les gouvernements de Davilmar Théodore qui lui confia également la Justice, et sous le gouvernement de Sudre Dartiguenave qui ajouta l'Instruction Publique à
son portefeuille. A ce titre, il apposa sa signature au bas de la Convention de 1915.
Elu le 10 avril 1922 par le Conseil, Borno devint le second président de l'occupation succédant à Dartiguenave. Il fut réélu 12 avril 1926 par un conseil
d'état composé de ses alliés et qui lui préféra aux 19 autres candidats en lice dont Dantès Bellegarde, Constantin Mayard, Sténio Vincent and Louis Roy.
Les actions de Borno prouvèrent qu'il ne fut en fait qu'un virtuel chef exécutif. le Haut commissionaire américain en Haiti, detint en fait le pouvoir. Russell, un de ces commissionnaires, aurait affirmé en 1929 que Borno ne prenait aucune décision sans le consulter (Lettre à Henry L. Stimson, 19 décembre 1929. Decimal files. Department of State. Washington 830.00/2692). Ainsi, le contrôle de la banque nationale, de l'école de médecine, de l'éducation agricole, ainsi le très controversé prêt de 40.000.00 de dollars
s'opéra sans aucune résistance de sa part alors que son prédécesseur, Sudre Dartiguenave, s'y était vigoureusement opposé.
Il prit également toutes les mesures tendant à museler la presse. Pour alourdir les sanctions contre les journalistes, il révisa les lois sur la presse dans un sens rétroactif et amenda la constitution en particulier l'article 19.
L'opposition galvanisée par le mécontentement général, et surtout les emprisonnements sans base légale, la grève des étudiants débutée en novembre 1930 finirent par avoir raison de lui. Suivant la recommandation de la Commission Forbes qui préconisa la nomination d'un président intérimaire en attendant les élections législatives, le Conseil d'Etat fit d'Eugène Roy son successeur. Ce dernier entra en fonction le 15 mai 1930. Borno se retira alors dans les hauteurs de Pétion-ville où il expira le 29 juillet 1942.
Borno se maria trois fois. Ses deux premières épouses moururent en couches. Il eut quatre enfants: Jeanne, des sa première épouse, et Madeleine, Henri, Simone
de Hélène Saint-Macary qu'il maria le 31 Octobre 1906 et qui devint sa troisième épouse et première dame.
Borno trouva une certaine place dans la littérature pour ses poèmes qui furent publiés dans les revues et journaux de l'époque.
Premier cabinet de Borno
- Rélations extérieures et des cultes: Léon Déjean;
- Intruction Publique: Louis Auguste Guilaume;
- Intérieur et Travaux publics: M. A. C. Sansaricq;
- Finances et commerce: Louis Éthéart;
- Justice et Agriculture: Arthur D. Rameau.
Autre fichier:
29.- Eugène Roy
30.- Sténio Vincent
.-
Membre de l'élite intellectuelle d'Haiti, Sténio Vincent qui
vit le jour à Port-au-Prince le 22 février 1874, fut un avocat de profession.
Détenteur d'un curriculum vitae plutôt long, il possédait des compétences qui faisaient de lui un présidentiable pour
l'époque. Avant son élection il fut:
- Président du Barreau de
Port-au-Prince;
- Éditeur de « Haiti Journal », un quotidien qui publiait
des éditoriaux dénonçant l'occupation américaine;
- Ancien diplomate à
Paris et Berlin;
- Ancien président du Sénat de la République, ancien
ministre de l'Intérieur;
- Ancien maire de Port-au-Prince.
Pour accéder à la président, il mena une campagne populiste en s’appuyant sur l’impopularité de l'occupation américaine, mais une fois élu, et les Américains virtuellement partis, il adopta une attitude dictatoriale. Il publia une constitution (1932) qui lui donna de larges pouvoirs lors de la révision en 1935.
Abandonnant la présidence en 1941, il choisit lui-même son successeurs en la personne d’Élie Lescot.
31.- Elie Lescot 
Cabinet:
.- Abel Lacroix, aux Finances, au Commerce et à l'Économie nationale; .- Véy Thébaud, à la Justice et à la Défense nationale; .- Maurice Dartigue, à l'Instruction publique, à l'Agriculture et au Travail; .- Gérard Lescot, aux Relations extérieures et aux Cultes; .- Luc E. Fouché aux Travaux publics.
Autre fichier:
32.- Léon Dumarsais Estimé 
Premier Cabinet:
17 août 1946:
- Dr. Jean Price-Mars: Relations extérieures et Cultes
- Georges Honorat: Intérieur et Défense nationale
- Georges Rigaud: Commerce et Agriculture
- Maurice Latortue: Travaux publics et Travail.
- Daniel Fignolé: Education nationale et Santé publique.
Autre fichier:
33.- Paul Eugène Magloire 
Paul Eugène Magloire, 30ème président d'Haiti et 33ème chef d'état (les gouvernements militaires éphémères on été exclus du comptage) naquit le 19 Juillet 1907 à Quartier-Morin, commune du Cap-Haitien, dans le Département du Nord. Fils du général Eugène Magloire et de son épouse née Philomène Matthieu, le jeune Paul fit ses études secondaires classiques au Lycée Philippe Guerrier du Cap-Haitien...
Sobriquet: Kanson Fè.
Autre fichier:
34.- Nemours
Pierre-Louis
35.- Franck Sylvain
36.- Daniel Fignolé
37.- François Duvalier 
François Duvalier, président d'Haiti du 22 Octobre 1957 au 21 Avril 1971, naquit le 14 Avril 1907 à Port-au-Prince, non
loin du palais présidentiel de Nord Alexis. Un lieu de naissance et de résidence qui lui permit de vivre de très près les événements quelquefois sanglants marquant l'histoire d'Haiti durant les premières décades du XXè siècle...
Sobriquet: Papa Doc.
Autre fichier:
38.- Jean-Claude Duvalier 
Jean-Claude, l'unique garçon et le benjamin des enfants du Docteur François Duvalier et de son épouse Simone Ovide [† 26
Décembre 1997] , fut le président d'Haiti du 22 Avril 1971 aux premières heures du 7 Février 1986...
Sobriquet: Baby Doc.
Autre fichier:
39.- Leslie F. Manigat
39ème président d'Haiti et le premier de l'ère post-duvaliérienne issu d'une élection, quoique contestée par la majorité des groupements politiques d'alors, François Leslie Manigat, fils de François Saint-Surin Manigat, un professeur de mathématiques dans les classes d'enseignement secondaire et de Haydée Augustin, une institutrice, est né le 16 Août 1930 à Port-au-Prince.
Autre fichier:
40.- Henri Namphy
Namphy avait été auparavant Chef d'une junte militaro-civile, dénommée Conseil National de Gouvernement (CNG).
Autres fichiers:
41.- Prosper Avril
42.- Ertha
Pascal-Trouillot 
Présidente provisoire d'Haiti du 14 Mars 1990 au matin du 7 Février 1991, Mme Ertha Pascal-Trouillot fut la première femme Haitienne à assumer les rênes du pouvoir exécutif en Haiti...
Autre fichier:
43.- Jean Bertrand Aristide 
Premier président d'Haiti à être élu démocratiquement, Jean Bertrand Aristide fut, toutefois, victime d'un coup d'état le
30 Septembre 1991. Il passa trois ans en exil, et revint au pays le 15 Octobre 1994 pour finir son mandat. Il sera ré-élu cinq ans plus tard, pour se
voir à nouveau expulser du pays à la suite d'une insurrection.
Sobriquet: Titid; Tipè.
Autre fichier:
44.- Joseph Nérette 
Juge de la Cour de cassation Joseph Nérette fut désigné pour succéder au président Jean-Bertrand Aristide, victime d'un coup d'état, dans la nuit du 29 au 30 septembre 1991.
Les militaires putchistes alors lui affublèrent un premier ministre de facto dans la personne de Jean-Jacques Honorat, un juriste et activiste des droits humains pour donner l'impression qu'un gouvernement civil avait la relève. Condamné internationalement, le gouvernement Nérette-Honorat échoua pitoyablement, et les putchistes se virent obligé de les renvoyer.
L'ancien juge et président se fit alors extrêmement discret jusqu'a sa mort (20 avril 2007).
Autre fichiers:
45.- Emile Jonassaint 
46.- René Gracia Préval
Fils d'un ancien ministre haïtien qui prit le chemin de l'exil en 1963 quand il
devint plus qu'évident que François Duvalier qui avait été élu en 1957
s'accaparait définitivement du pouvoir, après une massive fraude électorale
[voir: 30 Avril
1961], René Préval naquit à Marmelade (département
de l'Artibonite), le 17 janvier 1943.
Sobriquet: Ti René.
Autres fichiers:
47.- Jean Bertrand Aristide 
Après donc une intense campagne de dénigrement relayée par la presse internationale, le président Aristide, qui avait suscité d'immenses espoirs en 1990, parmi les pauvres et ceux snobés par les classes politiques, mais qui n'avait jamais été accepté vraiment par les détenteurs du pouvoir économique, de certains membres du haut clergé et de l'élite politique qui ont d'ailleurs tout fait pour saper ses gouvernements, aurait donc été forcé de démissionner et
quitter Haiti au matin du 29 Février 2004. Avec cette fin de gouvernement, les
Haïtiens du bas échelon social perdraient probablement à jamais leur chance de
participation à la vie politique de leur pays, comme citoyens à part entière...
Sobriquet: Titid; Tipè.
Autre fichiers:
48.- Alexandre Boniface 

Président provisoire du 29 février, le jour de son
investiture et quelques heures après le départ précipité de Jean-Bertrand
Aristide, Alexandre Boniface, avocat de profession, naquit le 31 juillet 1936.
Avocat au cabinet Lamarre de 1963 à 1991, année ou il fut nommé à la Cour de
Cassation, Boniface embrassa parallèlement la carrière de professeur en
s'intégrant aux membres de la Faculté de Droit et des Sciences Économiques de
Port-au-prince et de l'École de la Magistrature. Il devint president de la Cour
de Cassation en 2001.
Nommé président provisoire en vertu de l'article 149 de la Constitution de 1987,
le Conseil des Sages sous les ordres des Etats-Unis, du Canada et de la France, lui
imposa Gérard Latortue, l'éphémère ministre des affaires étrangères sous le
gouvernement de François Leslie Manigat, comme premier ministre.
Autre fichier:
49.- René Garcia Préval 
Sobriquet: Ti René.
Autre fichier:
50.- Joseph Michel Martelly 
Elu lors du second tour des élections présidentielles 2010-2011, le 20 mars 2011
Sobriquets: Sweet Micky; Tèt Kale
Autres fichiers:
|
Date de création: 2 juin 2001 Dernière mise à jour: 29 mai 2013 |
| ..... |
 |
|
|