Texte de l’Intervention du Président Jovenel Moise à la 72ème Session Ordinaire de l’Assemblée Générale de l’ONU

Monsieur le Président,

Je voudrais, tout d’abord, vous adresser mes plus chaleureuses félicitations pour votre élection à la présidence de l’Assemblée générale,

Aujourd’hui, tous les regards se tournent légitimement vers l’Organisation des Nations Unies, dont la mission n’a jamais été aussi essentielle.

Il est donc nécessaire de poursuivre la réforme engagée depuis des années, en vue de mieux adapter notre Organisation aux réalités contemporaines, afin qu’elle puisse poursuivre efficacement les buts énoncés dans sa Charte fondatrice.

Je salue, à cet égard, la vision et le leadership du Secrétaire Général, Monsieur Antonio GUTERRES. Je souhaite que, sous sa direction avisée, l’Organisation maintienne le cap sur les engagements et initiatives susceptibles d’améliorer les conditions de vie de tous les habitants de la terre, de permettre de faire face aux menaces globales, de prévenir et de régler les conflits.

Quand la diaspora dit NON.

Les députés de la 50è législature ont voté dans la nuit du 8 au 9 août, le projet de loi de finances 2017-2018, soumis au début de l’été par le gouvernement Jovenel / Lafontant. Peu de jours après son dépôt au Parlement, ce projet devenait le sujet de conversations animées dans les réseaux sociaux aussi bien dans la diaspora qu’en Haïti.

Les Haïtiens résidant légalement à l’étranger qui feraient appel aux institutions de l’état pour certains services auraient à payer un impôt minimum forfaitaire de Gdes 10,000.00, après avoir fourni la preuve qu’ils sont en règle avec le fisc de leur pays d’accueil.

Réhabilitation de l’Armée: Intervention du Lieutenant-Général Prosper Avril

Contrairement à nos habitudes, nous publions le texte suivant paru dans le quotidien Le Nouvelliste avec la permission de l’auteur, Lieutenant-Général Prosper Avril, ancien président provisoire d’Haiti du 18 septembre 1988 au 10 mars 1990 pour son contenu historique. Le processus de réhabilitation de l’armée d’Haiti débutée ce mois a déjà suscité bien des commentaires. L’initiative est applaudie par certains et dénoncée par d’autres…

Par Prosper Avril

Prosper Avril durant la veillée funèbre de Jean-Claude Duvalier, le octobre 2014. Photo AP / Dieu Nalio CheryCependant, de nos jours, beaucoup de mes concitoyens font encore état de leurs préoccupations concernant cette décision. Ils évoquent généralement, à ce propos, deux craintes majeures: celle d’une résurgence du phénomène des coups d’État militaires qui ont traumatisé le pays dans le passé, et celle de voir réapparaître des cas de violation des droits des citoyens de la part de certains militaires dans l’accomplissement de leurs tâches (Lame koudeta, lame kraze zo).

Une armée sans mission, a dit récemment un officiel américain en visite dans le pays, est susceptible de se transformer en un atelier de démons. Cette pensée tout à fait judicieuse devait être considérée comme un conseil salutaire.

L’absence d’une mission bien définie ou l’attribution d’une mission nocive à une force armée aura certainement des conséquences néfastes sur le comportement de ses membres.

Une nation armée?

Cette semaine, la Police Nationale et des membres de la Minustah exhibèrent, à l’Académie de police, quelques armes à feu avant de les détruire. Certaines furent si rouillées et mutilées qu’on serait tenté de se demander à quoi servirait vraiment leur destruction. Mais là n’est pas la question. On devrait plutôt se demander quand Haiti est devenue une nation si armée et pourquoi.

Des armes illégales exhibées
le mardi 11 juillet.
(AP Photo/Dieu Nalio Chery)

Septième Symposium International Annuel sur la Spiritualité et Santé Mentale du Centre de Spiritualité et de Santé Mentale (CESSA) et de l’Université Notre-Dame d’Haïti (UDNH): 16-18 Juin 2017

Texte reçu le 16 juin 2017

Thème :

♦ Raviver la Résilience dans un pays traumatisé : Développer les compétences des personnes et consolider les capacités des communautés

∈∈ Propos d’introduction ∋∋


Chers participants,
Chers intervenants,

J’ai l’honneur et le privilège de vous souhaiter la plus cordiale bienvenue à ce septième symposium international sur la santé mentale et spiritualité de l’Université Notre-Dame (UNDH) du Centre de Spiritualité et de Santé Mentale (CESSA). En effet, ce symposium annuel international, qui se déroule, cette année encore, à l’hôtel Montana, en ce week-end du 16 au 18 juin 2017, inaugure une réflexion scientifique solide sur la dyade trauma-résilience, dans le contexte d’Haïti. D’où la formulation du thème : « Raviver la Résilience dans un pays traumatisé : Développer les compétences des personnes, consolider les capacités des communautés ».Dans un pays de catastrophes de toutes sortes : catastrophes climatiques, politiques, écologiques et psychiques comme Haïti, un colloque sur cette thématique arrive, bien évidemment, à point nommé.

Haïti, notre pays, est un pays marqué d’événements traumatiques massifs et soudains : catastrophes, cataclysmes, séismes, cyclones, accidents, violence, etc. C’est aussi une nation où les concitoyens sont continuellement confrontés à l’effroi, à des expériences de chaos et de mort, sont exposés, de façon répétée, à des contextes de vie destructeurs et avilissants.

error: Content is protected !!
X