Le génocide d’octobre 1937

Il y a de ces anniversaires qu’on aimerait bien ne pas se rappeler, mais l’histoire parfois tenaille des décennies voire des siècles après, et on ne peut s’en empêcher. Se faisant, on garde, bien sûr, le mince espoir que notre génération ou les générations futures n’auront pas à vivre les événements qu’il nous peine à commémorer. Le génocide des Haïtiens en République Dominicaine, il y a 80 ans, en est un.

De la fin du mois de septembre et durant le mois d’octobre de 1937, des Haïtiens résidant en République Dominicaine tombèrent victimes d’un massacre montrant dans toute sa laideur la bassesse humaine, et qu’on peut facilement assimiler à un génocide.

Nòt pou laprès ki sòti nan Konferans Evèk Katolik nan peyi Ayiti

Le président Jovenel et le Cardinal Langlois
À lilavoix, le 27 septembre 2017

Frè ak sè nou yo, ak tout moun nòt sa a rive jwenn!

1.- Nous menm Evèk Katolik nan peyi a, nou salye nou nan non Bondye lavi a. Antan nou reyini nan Lilavwa depi 25 pou rive 29 septanm, nou te pran tan lapriyè epi reflechi sou sa kap pase nan peyi a.

2.- Rèl pèp la rive nan zorèy nou, e li touche nou nan fon kè nou. Nou te koute tou Prezidan peyi a ki te vin vizite Evèk yo kote yo konn reyini nan Lilavwa jou ki te mèkredi 27 septanm nan. Sa fè nou sonje sa Konsil Vatikan e di: “Tout sa ki touche moun, ki fè l soufri, tout kè kontan an dlo nan je, tout tray ak lespwa pèp la dwe sonnen nan kè nou” (Gaudium et Spes #1).

Texte de l’Intervention du Président Jovenel Moise à la 72ème Session Ordinaire de l’Assemblée Générale de l’ONU

Monsieur le Président,

Je voudrais, tout d’abord, vous adresser mes plus chaleureuses félicitations pour votre élection à la présidence de l’Assemblée générale,

Aujourd’hui, tous les regards se tournent légitimement vers l’Organisation des Nations Unies, dont la mission n’a jamais été aussi essentielle.

Il est donc nécessaire de poursuivre la réforme engagée depuis des années, en vue de mieux adapter notre Organisation aux réalités contemporaines, afin qu’elle puisse poursuivre efficacement les buts énoncés dans sa Charte fondatrice.

Je salue, à cet égard, la vision et le leadership du Secrétaire Général, Monsieur Antonio GUTERRES. Je souhaite que, sous sa direction avisée, l’Organisation maintienne le cap sur les engagements et initiatives susceptibles d’améliorer les conditions de vie de tous les habitants de la terre, de permettre de faire face aux menaces globales, de prévenir et de régler les conflits.

Quand la diaspora dit NON.

Les députés de la 50è législature ont voté dans la nuit du 8 au 9 août, le projet de loi de finances 2017-2018, soumis au début de l’été par le gouvernement Jovenel / Lafontant. Peu de jours après son dépôt au Parlement, ce projet devenait le sujet de conversations animées dans les réseaux sociaux aussi bien dans la diaspora qu’en Haïti.

Les Haïtiens résidant légalement à l’étranger qui feraient appel aux institutions de l’état pour certains services auraient à payer un impôt minimum forfaitaire de Gdes 10,000.00, après avoir fourni la preuve qu’ils sont en règle avec le fisc de leur pays d’accueil.

Réhabilitation de l’Armée: Intervention du Lieutenant-Général Prosper Avril

Contrairement à nos habitudes, nous publions le texte suivant paru dans le quotidien Le Nouvelliste avec la permission de l’auteur, Lieutenant-Général Prosper Avril, ancien président provisoire d’Haiti du 18 septembre 1988 au 10 mars 1990 pour son contenu historique. Le processus de réhabilitation de l’armée d’Haiti débutée ce mois a déjà suscité bien des commentaires. L’initiative est applaudie par certains et dénoncée par d’autres…

Par Prosper Avril

Prosper Avril durant la veillée funèbre de Jean-Claude Duvalier, le octobre 2014. Photo AP / Dieu Nalio CheryCependant, de nos jours, beaucoup de mes concitoyens font encore état de leurs préoccupations concernant cette décision. Ils évoquent généralement, à ce propos, deux craintes majeures: celle d’une résurgence du phénomène des coups d’État militaires qui ont traumatisé le pays dans le passé, et celle de voir réapparaître des cas de violation des droits des citoyens de la part de certains militaires dans l’accomplissement de leurs tâches (Lame koudeta, lame kraze zo).

Une armée sans mission, a dit récemment un officiel américain en visite dans le pays, est susceptible de se transformer en un atelier de démons. Cette pensée tout à fait judicieuse devait être considérée comme un conseil salutaire.

L’absence d’une mission bien définie ou l’attribution d’une mission nocive à une force armée aura certainement des conséquences néfastes sur le comportement de ses membres.

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