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Les terme “consolidards”

Au tout début du 20è siècle, on désignait, en Haiti, les pillards de la chose publique par le terme “consolidards”. Quelques-uns furent soumis à une enquête, jugés et condamnés à la suite du fameux Procès de la Consolidation.

Toutefois, ce terme disparut du vocabulaire haitien quand certains des fameux consolidards [Cincinnatus Leconte (1911-1912), Tancrède Auguste (1912-1913), Vilbrun Guillaume Sam (9 Mars 1915 – 27 Juillet 1915)] devinrent chefs du pouvoir exécutif.

Le terme a disparu, mais les biens et les ressources de l’Etat restent une convoitise pour beaucoup de fonctionnaires et de candidats aux postes administratifs. Certains se lancent, avec une accélération frénétique dans l’accumulation de biens à travers une exploitation personnelle et maximale des ressources mises à leur disposition.

Haiti, terre de conflits et de dissensions

Canon de Fort Jacques surplombant
la baie de Port-au-Prince
Photo de Logan Lagassi

Haiti a toujours été une terre de conflits et de dissensions. Tous ponctués d’horreurs ou s’accompagnant de cruautés froides et de lamentables destructions. Les motivations varient avec l’époque.

La reconnaissance de l’indépendance: Les négociations

Avant le démarrage des négociations entre le gouvernement de Jean Pierre Boyer (1818-1843) et la France en vue de la reconnaissance de l’indépendance d’Haiti, cette dernière avait, en plusieurs occasions, offert aux responsables Haïtiens de régler pacifiquement le problème de “Saint-Domingue”.

En octobre 1814, par exemple, elle invita le gouvernement de l’Ouest dirigé par Alexandre Pétion à se ressaisir et revenir dans son sillage en réintroduisant la “souveraineté absolue” de l’ancienne métropole sur l’île. En 1816, elle revint à la charge et proposa une “souveraineté constitutionnelle”. En 1821, elle annonça au gouvernement haïtien qu’elle était décidée a “consacrer” l”indépendance d’Haiti, à condition que des “droits de suzeraineté” lui soient octroyés et des indemnités pour la “cession du territoire et des propriétés” payées.

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