8260.100- Citations et Phrases Fameuses de Notables Haitiens: A-K

Classification Arts et culture

-A-


Adam, André Georges
[Historien]

    • « Il faut sortir du pays pour comprendre le pays. »

      Une crise haitienne: 1867-1869 : Sylvain Salnave. Port-au-Prince : Editions H. Deschamps, [1982 or 1983]; p. 39.
    • « En politique… celui qui possède la faculté de s’adresser aux masses peut aller très loin. »

      Op. cit; p. 104.

Agnant, Marie-Célie
[Femme de lettres]

    • « Il ne faut pas trop s’attacher aux mots, ni trop leur faire confiance. Ils sont souvent dans la bouche comme ces grains de poussière pris de tournis à travers un rai de lumière. »

      Le livre d’Emma: roman.
      Port-au-Prince: Editions Mémoire; Montréal : Editions du Remue-ménage, 2002 ; p. 150.

Alexis, Jacques Stéphen (1922-1961) Voir son profil
[Écrivain et activiste politique]

    • « Rien n’avait fondamentalement changé dans le monde, seuls les mots, les formules, les formes de la domination avaient varié. »

      Les arbres musiciens: roman.
      Paris : Gallimard. 1957; p. 18.
    • « Les hommes se mesurent d’un seul regard, dans le feu de l’action; le reste n’est qu’une affaire de complexion. »

      Ibidem
      ; p. 22.
    • « Les sybarites, quand ils sont des génies créateurs, sont jusqu’à un certain point tolérable. »

      Ibidem
      ; p. 23.
    • « Le véritable drame de la prêtrise se trouvait dans l’abandon si difficile de la robe… Combien de défroqués en esprit n’y avait pas dans les presbytères et les couvents? »

      Ibidem
      ; p. 59.
    • « Du détour d’une seule journée survient inattendument un petit événement, le certain petit hasard pourtant objectivement prévisible, la chiquenaude qui tout à coup accélère la vie. »

      L’espace d’un cillement. Paris : Editions Gallimard, 1983; p. 33.

Alexis, Nord (1820-1910)Voir son profil
[Chef d’Etat]

    • « Comment ne pas fêter le Centenaire! Ce serait plutôt la honte! »

      « Cité par Heinl, Robert Debs et Heinl, Nancy Gordon. Written in blood: the story of the Haitian people 1492-1995. 2ème édition revue et corrigée. New York: University Press. 1996.; p. 312.
    • « Je bois à la régénération de ma race. »

      Durant un toast le jour de son élection rapporté par Roger Gaillard dans La République exterminatrice. Quatrième partie: La guerre civile: une option dramatique (15 Juillet 1902 – 31 Décembre 1902). Port-au-Prince: Imprimerie le Natal, 1992; p. 296.
    • « J’ai toujours eu pour devise: Dieu, ma patrie et ma femme. Ma femme n’y est plus, mais Dieu et ma patrie me restent, Je ne faillirai point. »

      Le Moniteur. No. 82-83. 14-17 octobre 1908.

Aristide, Jean-Bertrand Voir son profil
[Ancien chef d’Etat]

    • « Pour être toujours exposé aux dangers de mort, on est comme immunisé par les germes de la mort. »

      Théologie et politique . Montréal : Centre international de documentation et d’information haïtienne, caraïbéenne et afro-canadienne, [1992]; p. 55.

Armand, Thoby
[Historien et homme politique]

    • « Tout gouvernement révolutionnaire est une force qui s’impose, mais sa dictature ne signifie pas qu’il soit tout ce qu’il veut être. »

      Le gouvernement de Boisrond Canal devant l’histoire: par un ancien membre du pouvoir. Saint Pierre (Martinique) : Imprimerie du Journal “Les Colonies”. 1897.

Auguste, Yves L.
[Historien]

    • « Tel le sang et les requins, toute politique de prestige attire fatalement des brasseurs d’affaires. »

      Haiti et les Etats-Unis : 1862 – 1900. [Port-au-Prince] : Imprimerie Henri Deschamps, [1987]; p. 27.

Avril, Prosper Voir son profil
[Officier supérieur de l’armée d’Haîti et président provisoire]

    • « Le peuple doit pouvoir manger avant d’aller aux élections. »

      Cité par Delince, Kern; Alaux, Jean-Pierre. Quelle armée pour Haïti?: militarisme et démocratie. Paris : KARTHALA Editions, 2000; p. 165.

-B-


Bajeux Jean-Claude (1931-2011) Voir son profil
[Politicien et défenseur des droits humains]

    • « Pour que la langue [créole] soit l’instrument de progrès qu’on voudrait, il faut qu’elle puisse accumuler, critiquer, refaire, analyser, systématiser, comparer les récits, les solutions, les échecs; elle n’est plus alors seulement un conduit, mais bien le lieu où la pensée enfin existe, où elle se fait critique, où elle se fait accumulative, bâtissant et projetant au-delà de ce qui est donné. »

      “La parole et l’écriture”, dans CHR 11, 1999; p. 63.

Bazin, Marc (1932-2010) Voir son profil
[Homme politique et ancien premier ministre]

    • « [Le macoute] est le produit complexe et explosif de la faim et du besoin d’exister ».

      Service de presse du MIDH.
      Cité par Gérard Barthélemy. p. 44.
    • « Jai dénoncé et combattu la corruption quand d’autres avaient peur. »

      Cité par Leslie Péan “Marc Louis Bazin: Trois décennies sur la route du temps” Haiti-Observateur 23-30 juin p. 8.

Beaulieu, Raymond
[Romancier]

    • « L’animosité séculaire entre le noir et le mulâtre d’Haiti, frottée au feu, peut mettre le pays dans un linceul de cendre. »

      La canne debout: roman.
      Port-au-Prince: Imprimerie des Antilles, 1988; p. 240.
    • « L’amour a vaincu tout, excepté l’espoir de régénérer l’homme haitien. »

      Ibidem;
      p. 268

Bergeaud, Émeric, 1818-1857 Voir son profil
[Premier romancier Haitien]

    • « Une mère, quelle source féconde de dévouement et d’amour, quel trésor inépuisable de vertus héroiques et sublimes! Une mère, c’est plus qu’une femme, c’est plus qu’un ange: c’est la Providence elle-même descendue au foyer de l’homme pour le recevoir à l’entrée de la vie. »

      Stella. 2ème édition. Paris : E. Dentu, 1887; p. 10.
    • « S’il est de ces êtres d’exception que le ciel a doués de toutes les supériorités morales, il en est malheureusement d’autres auxquels la nature a refusé ses meilleurs instincts, et dont elle a fait quelque chose d’inférieur à la bête féroce elle-même. Le colon est de l’ordre de ces monstres. »

      Ibidem;
      p. 17.

Borno, Louis (1865-1942) Voir son profil
[Chef d’Etat]

    • « Je lutte dans la certitude de triompher »

      Article paru dans le Journal L’Essor du 11 avril 1924, cité par George Corvington. Port-au-Prince au cours des ans: Tome 5: La capitale sous l’occupation. Deschamps 1987, repris par Blancpain p. 136.

Boyer, Jean-Pierre (1776-1850) Voir son profil
[Chef d’Etat]

    • « J’ai gouverné le pays pendant vingt-cinq ans, et mes ennemis seraient étonnés de savoir le peu que je possède en numéraires ».

      Confidence du président aux rares collaborateurs qui l’entouraient aux derniers jours de sa présidence. Rapportée par Beaubrun Ardoin, citée par Corvington: Port-au-Prince au cours des ans. La métropole haitienne au XIXè siècle, p. 84.

-C-


Cameau, Alphonse
[Journaliste]

    • « Notre créole s’arrête à nos frontières. »

      Alphonse Cameau, Le Matin, 22 mars 1982).

Chauvet, Marie Vieux (1913-1973) Voir son profil
[Romancière]

    • »J’ai trop peur du scandale pour en faire l’expérience. J’ai peur des autres et cette peur est la garantie de mon honnêteté. »

      Amour, colère et folie. [Paris] : Gallimard, 1968; 44.
    • « Il arrive un moment ou la virginité apparaît comme une indécence. »

      Idem.; p. 101.
    • « Le bonheur est frugace, il faut un brin de folie pour l’attraper au vol. »

      Loc. cit.
    • La peur est un vice, elle s’enracine quand on la cultive. Il faut du temps pour en guérir. »

      Idem.; p.
    • « On peut vivre sans heurt au milieu de la haine car l’habitude est puissante. »

      La danse sur le volcan. Paris : Paris : Maisonneuve & Larose et Emina Soleil, 2004; p. 283.
    • « Il y a des femmes qu’on séduit par des gestes, d’autres par des mots. Il y en a d’autres à qui cela ne suffit pas. »

      Fille d’Haiti (roman). Paris : pasquelle, 1954; p. 43.
    • « Avoir été créée pour mourir et malgré cette fin certaine, ne vivre qu’avec l’idée de posséder tout ce qui est éphémère, quelle dérision! »

      Idem.; p. 49.

Christophe, Henri (1767-1820) Voir son profil
[Héros de l’Indépendance et chef d’État]

    • « A mon âge, je n’ai point besoin de conseil. Mon devoir, en toutes occasions, est mon conseiller ».

      Lettre au commandant Vitton, reproduit in the Haytian papers, p. 40.
    • « La nécessité d’être homme, et homme libre, voilà le seul terme de mes calculs ».

      Lettre au général Leclerc. 5 Floral, An 10. In Histoire de la catastrophe de Saint-Domingue,… p. 118.
    • « C’est en changeant, avec le secours du temps, jusqu’à la langue même que nous parlons, que nous aurons enfin réussi à saper à Hayti, la puissance française jusque dans sa source. »

      (Proclamation.
      1er janvier 1817 [Texte in: Thomas Madiou. Histoire d’Haiti. Tome V: 1811-1818. Port-au-Prince: Editions Henri Deschamps, 1988; p. 424.]

Constant, Général Gérard
[Militaire]

    • « Le macoutisme n’est pas une invention de Duvalier. Il l’a utilisé le macoutisme. La violence macoute est en nous. Il l’a institutionalisé »

      Un général parle
      ,
      p. 51.

Constant, Mgr. Hubert (1931-2011) Voir son profil
[Prélat catholique, Archevêque émérite du Cap-Haitien]

    • « Notre cœur saigne encore lorsque nous voyons se perpétuer dans notre pays ces situations d’insécurité, d’impunité, de corruption, d’exploitation à outrance pour l’argent et le pouvoir, et la mascarade de la justice. »

      Discours à l’Assemblée générale de la Conférence des évêques de France. Novembre 2004.

-D-


Dauphin Marcel
[Poète et dramaturge]

    • « Mon amour, parle-moi le patois du pays.
      Parle-moi le créole,
      Le créole d’Haiti
      Dont la phrase ressemble a quelques barcarolle. »

      Poème: “Créole d’Haiti” in Baridon Silvio et Philoctète, René. Poésie vivante d’Haiti. Paris : Les lettres nouvelles, 1978; p. 87.

Delince, Kern
[Écrivain et ancien militaire]

    • « Lorsqu’il est libre de s’exprimer par le bulletin de vote, le citoyen [haitien] se montre peu avisé ou joue de malchance ».

      Les forces politiques en Haiti, pp. 98-99.

Delorme, Démesvar (1831-1901) Voir son profil
[Écrivain et diplomate]

    • « Il faut que ce pays-là soit administré avec intelligence pour qu’il se relève du triste et dangereux état de misère où nous le voyons. »

      Réflexions diverses sur Haïti. Paris: Dentu, 1873; p. 101-102.

Dépestre, René Voir son profil
[Romancier]

    • « L’occident mentait à l’homme noir, à l’homme jaune, à l’homme blanc. Il mentait depuis au moins quatre siècles à tous les colonisés de la terre. »

      “Mémoire du néolibertinage” in: Alléluia pour une femme jardin. Ottawa: Editions Leméac, 1973; p. 92.

Désinor, Carlo (-2000) Voir son profil
[Médecin, journaliste et écrivain]

Dessalines, Jean-Jacques (1758-1806) Voir son profil
[Héros de l’Indépendance]

    • « Effrayons tous ceux qui seraient tentés de ravir notre liberté ».

      Cité par Laurent-Ropa, Denis. Haiti: une colonie française. p. 309.
    • « Il n’y a qu’un seul noble, c’est moi ».

      Cité par Gérard Barthélemy. p. 99.
    • « Les noirs, dont les pères sont en Afrique, n’auront-ils rien? »

      Cité par Louis Joseph Janvier; p. 44.
    • « Nous avons osé être libres, osons l’être par nous-mêmes et pour nous-mêmes ».

      Cité par Emmanuel Chancy; pp. 19-20.
    • « On ne se contente pas de dilapider, on conspire. »

      Cité par Louis Joseph Janvier p. 44.
    • « Prenez garde à vous, nègres et mulâtres, vous avez tous combattu contre les blancs; les biens que nous avons tous acquis en versant notre sang, appartiennent à nous; j’entends qu’ils soient partagés avec équité. »

      Cité par Louis Joseph Janvier p. 45.
    • « Que ceux qui veulent devenir esclaves des Français sortent du fort; qt qu’ils se rangent autour de moi, ceux qui veulent mourir en hommes libres! »

      Cité par Leconte, Vergniaud. Henri Christophe dans l’histoire d’Haïti. Paris, Berger-Levrault, 1931; p. 75.
    • « Que m’importe le jugement de la postérité, pourvu que je sauve mon pays. »

      Cité par Gérard M. Laurent.
      Six études sur J.J. Dessalines, p. 102.)

Dorsinville Roger (1911-1992) Voir son profil
[Historien, romancier, éducateur]

    • « Aussi simple que cela puisse paraître, la démocratie pourrait bien être, sans autre définition, le point où chacun fait son devoir d’État dans son coin. »

      Accord perdus.
      Montréal : Cidihca, 1987; p. 100.

Dubois, Elie François
[Educateur et homme politique]

    • « Diriger les intérêts matériels, intellectuels et moraux d’un peuple est chose trop délicate pour que les hommes qui ont été chargés de ce soin ne se fasse une obbligation de mettre sous les yeux de leurs commettants l’emploi de leur temps et des deniers confiés à leur loyauté »

      Deux ans et demi au ministère. Port-au-Prince : Imprimerie de l’Opinion nationale, 1862; p. 230.

Dumas, Pierre-Raymond
[Ecrivain]

Dupré, Antoine (1782 – 1816) Voir son profil
[Poète]

    • « Si quelque jour sur tes rives
      reparaissent nos tyrans
      que leurs hordes fugitives
      servent d,engrais à nos champs »

      “Hymne à la liberté”. in Berrou, Raphaël et Pompilus, Pradel. Histoire de la littérature haïtienne : illustrée par les textes. Tome I. Port-au-Prince : Éditions Caraïbes, 1975; pp. 21-22.

Durand, Oswald (1840 – 1906) Voir son profil
[Poète]

    • « Non, tu ne mourras pas ô liberté! – Quand même
      Sous le souffle d’un vent mortel
      Nous verrons flétrir le palmier, ton emblème,
      Nos coeurs resteraient ton autel. »—–
      « La mort de nos cocotiers » in Morpeau, Louis. Anthologie d’un siècle de poésie haïtienne, 1817-1925: avec une étude sur la muse haïtienne d’expression française et une étude sur la muse haïtienne d’expression créole… Paris : Édition Bossard, 1925; p. 107.

Duvalier, François (1907-1971) Voir son profil
[Médecin et Chef d’Etat]

    • « Je suis un être immatériel. »

      Discours prononcé le 30 Avril 1963, quelques jours après la tentative d’enlèvement de son fils Jean-Claude. Cité par Diederich p. 207. [Voir: 26 Avril 1963].
    • « Chaque époque se crée un humanisme à sa mesure. Et chaque peuple, au cours de cette époque, y imprime sa totalité ethnique. »

      Oeuvres essentielles. Volume 1: Eléments d’une doctrine.
      Port-au-Prince : Presses Nationales D’Haiti; p. 119.
    • « Que peut-on attendre d’une société ou le desarroi moral est partout? »

      Ibidem.
      ; p. 251.
    • « Un peuple est un ensemble de corps collectifs, de familles, de professions, de sociétés de pensée, dont chacun représente une valeur, une puissance, un élément essentiel de la vitalité commune et de la volonté nationale. »

      La marche à la présidence.
      Port-au-Prince: Imprimerie Theodore, 1960; p. 24.
    • « Un peuple qui se souvient de ses traditions est forcément un peuple digne. »

      Ibidem.
      ; p. 60.
    • « Le concept de civilisation ne se limite point à quelques édifices publics, à des routes vaguement tracées, mais implique la réalisation d’un développement équilibré. »

      Ibidem.
      ; p. 70.
    • « Je suis le marron farouche à la recherche des rayons purs du soleil radieux pour conduire le peuple noir d’Haïti vers plus de progrès et plus de bien-être. »

      Ibidem.
      ; p. 87.
    • « L’histoire qui ne s’arrête pas et ne s’arrêtera jamais, suit sa courbe progressive sans s’occuper des mortels; parce que l’histoire prend toujours sa revanche. »

      Ibidem.
      ; p. 95.
    • « La diplomatie comme la politique est une ligne brisée. Plus on se rapproche des objectifs, plus ces derniers semblent réculer. C’est un peu comme le sentiment de gravir une montagne sacrée dont la cime recule toujours. »
      —-
      Mémoires d’un leader.- p. 187.
    • « Prêcher la démocratie dans un océan de misères, de souffrances physiques et morales peut évidemment plaire aux peuples riches et à leur gouvernement mais n’arrive à convaincre aucun homme qui n’a pas encore pu satisfaire les nécessités premières de sa nourriture, de son logement, de son habillement, et de l’éducation de ses enfants. »

      Ibidem
      .- p. 211.
    • « La révolution [duvaliériste] est comme un fleuve qui charrie tout sur son passage. »

      Ibidem
      .- p. 251.
    • « Les hommes qui font la révolution doivent toujours exercer un véritable magnétisme sur les masses afin qu’eux-même et les masses puissent aller victorieusement vers l’avant, de conquêtes en conquêtes. »
      —-
      Ibidem
      .- p. 251.
    • « Le problème haïtien nous paraît avant tout un problème culturel. Et sa solution ne peut résider que dans une réforme intégrale de la mentalité haïtienne. »

      Ibidem
      .- p. 297.

-E-


Estimé, Lucienne H. (1920-2006) Voir son profil
[Première dame de la République]

    • « En définitive, on se retrouve toujours seul pour faire l’apprentissage du malheur. »

      Dumarsais Estimé : dialogue avec mes souvenirs. Port-au-Prince : Editions Mémoire, 2001; p. 21.

-F-


Faubert, Pierre (1806 – 1868)Voir son profil
[Dramaturge, Poète et diplomate]

    • « Oh! Par tous ces guerriers, qui pères magnanimes,
      ont tant souffert pour leurs enfants;
      Par tant de sang versé, tant de nobles victimes,
      Haitiens, serrez vos rangs! »

      Aux Haitiens” Poème publié Paris en 1850 [Source: Morpeau, Louis. Anthologie d’un siècle de poésie haitienne : 1817-1925. Paris : Éditions Bossard, 1925; pp. 71.

Firmin, Anténor (1850-1911) Voir son profil
[Écrivain et homme politique]

    • « Honte à tous ceux qui, oubliant leur devoir envers la patrie, en appelle à l’étranger ».

      “Proclamation au peuple et a l’armée”. in Gaillard, Roger. La République exterminatrice. Quatrième partie: La guerre civile: une option dramatique (15 Juillet 1902 – 31 Décembre 1902). Port-au-Prince: Imprimerie le Natal, 1992; p. 138.
    • « Je resterai à la hauteur de mes devoirs ».

      Loc. cit.

Frankétienne Voir son profil
[Écrivain et éducateur]

    • « Un chat miaule dans un sac. Un char s’enlise dans la nuit. Et l’âme de tout un peuple s’évapore dans le brouillard de l’inconscient ». [À propos du mardi gras haitien].

      Fleurs d’insomnie: Spirale. Port-au-Prince: Deschamps, 1986; p. 59
    • « La tragédie se joue toujours dans les cervelles et dans les tripes ».

      Ibidem; p. 124.
    • « Je ne reconnais …plus ma terre, jadis rebelle, aujourd’hui travestie, soumise à la terreur des ombres, endormie dans la moelleuse routine insubversive ».

      Ibidem; p. 176.
    • « Le rêve est inconstestablement le premier des chemins qui conduisent à la liberté. Rêver, c’est dejà être libre ».

      Ibidem
      ; Couverture: verso
    • « Nouminm intèlektyèl ak politisyen lavil ki reskonsab, depi tout bimbo, tout dezagreman lobèy tchouboum lan peyi Dayiti ».

      Pèlen tèt.
      Port-au-Prince: Editions du Soleil, 1978; p. 37 [“Vous intellectuels et politiciens des villes, vous avez toujours été à l’origine des grands malheurs d’Haiti “. Aucune traduction pourra capter la poésie, les nuances et la complexité de style de cette phrase créole.]
    • « Mwin se echantiyon youn ras k-ap boujonnin, min ki panko donnin. »

      Idibem; p. 38. [“Je suis le représentant d’une race en devenir, qui n’a pas encore atteint toute sa maturité”.]
    • « Je dis que l’homme est fondamentalement un créateur. »

      “Avec Frankétienne, poète habité par l’errance et la spirale: Propos recueillis par Dominique Batraville.” Le Nouvelliste, 15 Décembre 2011.
    • « Les mots refoulés ne pourrissent pas. Garde-les pour le jour où tu pourras t’ouvrir au soleil des grands chemins et te libérer des entraves que tu portes depuis des siècles. »

      Kaselezo. Tableau 3.
      Version française publiée dans Dérives 53/54, pp. 158.

-G-


Gaillard, Roger (1923-2000) Voir son profil
[Éducateur et historien]

    • « Sauver la face est souvent la préoccupation des orgueilleux que le peuple expulse. »

      La République exterminatrice. Troisième partie: La déroute de l’intelligence (Mai-Juillet 1902). Port-au-Prince: Imprimerie le Natal, 1992; p. 37.
    • « [Haiti est] un pays où les nouvelles fausses (et surtout celles qui ne le sont qu’à moitié) servent souvent d’introduction aux troubles politiques les plus graves. »

      Ibidem
      , p. 219.

Grimard Luc (1886-1954) Voir son profil
[Poète]

    • « [Écrire], c’est encore là la meilleure des évasions. »

      Cité par B. Danache. Le président Dartiguenave et les Américains. Port-au-Prince: Imprimerie de l’Etat, 1950; p. 9.

-H-


Hurbon Laënnec
[Écrivain et analyste]

    • « Seule l’ambition du pouvoir confère à l’intellectuel [haitien] son essence véritable. »

      Comprendre Haiti
      , p. 46.

-J-


Janvier, Louis Joseph (1855-1911)
[Écrivain et homme politique]

    • « La cohésion intellectuelle est chose capitale et la discipline est chose supérieure. »

      Les affaires d’Haiti;
      p. 59.
    • « Il est peu honorable de donner des leçons aux petites nations lorsque le droit est de leur côté. »

      Ibidem
      ; p. 88.
    • « Le peuple haitien] est le fils ainé de la race noire: il doit lui servir de modèle et d’initiateur. Il est exemple, il doit être espoir. »

      Ibidem
      ; p. 88.
    • « Ce lopin de terre où nous sommes les maîtres et que nous gardons avec un soin tant jaloux à nos arrières neveux, nous l’avons payé trois fois. Nous l’avons d’abord acheté dans la personne de nos ancêtres et payé de deux siècles de larmes et de sueur, puis nous l’avons payé d’une immense quantité de sang et puis encore nous l’avons payé de 120 millions en argent. »

      La République d’Haïti et ses visiteurs (1840-1882) : réponse à M. Victor Cochinat de la Petite presse et à quelques autres écrivains. [Port-au-Prince] : Éditions Fardin, 1979; p. 17.
    • « Si l’on cherchait bien, derrière chaque insurrection qui a eu lieu en Haiti depuis 1843 jusques à nos jours, on trouverait toujours une main d’étranger qui tient les fils et qui fait mouvoir les pantins. »

      Ibidem; 18.
    • « Haiti est un argument… qui gêne et qui déplaît. »

      Ibidem; 123.
    • « Pour que le gouvernement soit respecté, il faut qu’il soit respectable, autant dans son essence, dans sa naissance, dans ses origines que dans ses manifestations extérieures et visibles. »

      Ibidem; p. 236.
    • « Le grand tort des hommes d’état en Haiti…, c’est de ne jamais assez tenir compte des circonstances et des hommes. »

      Ibidem; p. 245.
    • « Un homme d’état, si éloquent et si instruit soit-il, qui, dans une Chambre ne peut grouper des amis politiques à sa suite, n’est pas un homme de gouvernement »
      —-
      Ibidem;
      p. 528.
    • « La pensée se réveille quand le fusil dort »

      Ibidem,
      p. 569.
    • « Il suffit d’un grand homme pour mener une nation ou une époque »

      Ibidem,
      p. 516.
    • « Le mouchard est un individu qui a peur, qui se faufile pour savoir, qui flatte pour être toléré, qui mendie la confiance de ceux qu’il va vendre. »

      L’Égalité des races. Paris : Rougier, 1884; p. 83.
    • Ils nous arrivent de tous les coins du globe ou sont renégats d’Haïti. A qui se donne la peine de les entendre, ils promettent monts et merveilles.
      L’un demande la Gonâve; l’autre a des vues sur la Tortue; celui-ci voudrait qu’on lui laissât en toute propriété le sous-sol haïtien.

      Haiti aux Haitiens. Paris: Imprimerie A Parent…, 1884; p. 7.
    • Savoir attendre est la suprême sagesse. Compter sur soi est la plus grande des forces.

      Ibidem; p. 14.

Jean, Michaëlle
[Journaliste, Ex-gouverneure générale du Canada]

    • « Je suis une fille du pays, rien de plus. Je suis une femme du pays, rien de plus… Si je suis ce que je suis , c’est au peuple haïtien que je le dois. »

      Discours prononcé en mai 2006. Cité par Large, Frantz. “Quand Michaelle Jean Bouleverse Son Auditoire.” Le Nouvelliste (Haiti). 19 May 2006.
      [http://www.lenouvelliste.com/article.php?
      PubID=&ArticleID=29564] Visiter le 26 Sept. 2011.]
    • « Il m’arrive, je l’avoue, d’avoir honte de cette pitoyable trahison de nos exploits et de nos conquêtes d’antan. Trahison de nos aspirations les plus nobles à la liberté, l’égalité et la fraternité. Trahison de nos rêves les plus grands de briser toutes les chaînes. »

      “De Notre Entière Responsabilité.” Le Nouvelliste (Quotidien D’Haiti). 14 Mai 2012.
      [
      http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1
      & ArticleID=105133
      ]
      Visiter le 15 mai 2012.]

Jolicoeur, Aubelin (1924-2005)
[Journaliste]

    • « Le créole a des possibilités insoupçonnées de devenir une langue de culture (…). Mais le français demeure un facteur de promotion sociale. »

      Aubelin Jolicoeur, Le Nouvelliste, 16-18 avril 1982.

-K-


Kébreau, Mgr Louis N.
[Prélat de l’Église catholique]

    • « Tout ce qui constituait notre patrimoine historique, culturelle et religieux, semble volé en éclat et perdu irrémédiablement dans la foulée. L’État voit son autorité affaiblie, car il récompense l’appartenance et non la compétence, la compétence n’est pas orientée au service du bien commun, le bien commun devient la recherche des intérêts personnels et non ceux de la Patrie et l’amour de la Patrie un vain mot. Que dire donc, devant ces faits criants, véritable descente aux enfers, devant une telle dégradation? S’accuser réciproquement ou battre chacun sa coulpe? »

      Investiture du président Michel Martelly : 14 mai 2011. Te Deum : Homélie de circonstance.

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Proverbes et dictons d’Haiti

Date de création: 5 mai 2001
 Dernière mise à jour: 28 novembre 2016

Citations et Phrases Fameuses de Notables Haitiens: L-Z