6320.011.- Dates Historiques: Mois de Novembre

Classification Histoire et Société

1er Novembre:


1845. Transfert du siège du gouvernement au Cap-Haitien.

Le président Louis Pierrot (16 Avril 1845 – 28 Février 1846), originaire du Nord, qui dédaignait les Port-au-Princiens, les accusant de traites, décida de retourner dans son patelin et obligea son entourage et les membres de son gouvernement à le suivre. Après son renversement, Port-au-Prince reprit son titre de capitale et ses fonctions de siège de gouvernement.

1919. Mort de Charlemagne Péralte

Trahi par Jean-Baptiste Conzé, un de ses lieutenants, Charlemagne Péralte reçut deux balles au dos de Hermann Hanneken, un commandant américain.

2 Novembre:


1802. Mort du Général Charles Victor-Emmanuel Leclerc.

Commandant de l’expédition de Saint Domingue. naquit le 17 Mars 1772 à Pontoise. Il maria Pauline Bonaparte, soeur de Napoléon Bonaparte le 17 Juin 1797 à Milan Italie. De ce mariage naquit Dermide un an après. Il avait commandé l’armée de Portugal en 1801 et avait mérité toute la confiance de son beau-frère. Il mourut de la fièvre jaune à la Tortue. Rochambeau lui succéda.

3 Novembre:


1806.- Circulaire de Henri Christophe demandant aux paroisses de se constituer en collèges électoraux

Par une circulaire adressée aux commandants des six divisions militaires (Romain, Toussaint-Brave, Vernet, Pétion, Gérin, Férou), Christophe qui avait été proclamé le 21 octobre chef provisoire du gouvernement, quelques jours seulement après l’assassinat de Dessalines, invita les chefs militaires à demander aux paroisses de se constituer en collèges électoraux pour procéder à la nomination des membres d’Assemblée nationale chargée de rédiger une nouvelle constitution.

Source: Janvier, Louis Joseph, 1855-1911. Les constitutions d’Haïti (1801-1885)[s.l.] : Éditions Fardin, 1977- vol. 1, p. 47-48.

1987.- Incendie du magasin d’Emmanuel Ambroise.

On était en pleine période électorale. Les Haïtiens sont à jamais divisés (secteur dit démocratique composé principalement de partis et d’organisations du centre-gauche, organisations populaires se réclamant pour la plupart de la théologie de la libération et s’opposant à toute élection organisée par le pouvoir en place [CNG], le camp duvaliériste qui, la veille, avait essuyé une cuisante défaite, le CEP ayant rejeté leurs candidats en vertu de l’article 291 de la Constitution de 1987…)
Emmanuel Ambroise, l’un des membres les plus influents du Conseil Electoral Provisoire (CEP) et propriétaire d’un magasin spécialisé en produits électroniques et instruments de musique, devint donc la première victime d’une gageure tendant à dérailler les élections prévues pour le 29 novembre. Les nombreux autres actes de terreur qui s’ensuivront (4 novembre: incendie de l’imprimerie “Le Natal”; 23 novembre: incendie du marché Salomon à Port-au-Prince, pour ne citer que ceux-là) et le massacre de la ruelle Vaillant, le jour de l’élection, finirent par rendre possible ce déraillement.

4 Novembre:


1997.- Désignation d’Hervé Denis comme premier ministre

Seconde désignation du président René Préval (le parlement ayant refusé d’accepter celle d’Éricq Pierre) après le départ de Rosny Smarth (9 juin 1997), le parlement lui refusa sa confiance. Réné Préval prit alors tout son temps avant de présenter un autre candidat.

Voir aussi: Les premiers ministres Haitiens

5 Novembre:


2003.- Nomination de Mgr. Hubert Constant comme Archevêque du Cap-Haitien

Jusque là ordinaire de Fort-Liberté, Mgr Constant succéda Mgr Gayot dont la démission avait été acceptée par le Saint Siège la veille.

Voir aussi: Archidiocèse du Cap-Haitien; Profil de Mgr. Hubert Constant

6 Novembre:


1883.- Décès du général Louis Dufresne.

Ministre de la guerre et de la marine du 9 avril 1848 jusqu’à la fin de l’Empire de Daustin 1er., le général Dufresne, sous la présidence de Geffrard, commanda l’arrondissement de Port-au-Prince.

1987.- Henri Namphy, alors chef du Conseil national de gouvernement (CNG), s’autoproclame commandant-en-chef des Forces armées d’Haiti (FADH).

On est en pleine période électorale, et le général Henri Namphy qui devrait en principe abandonner le pouvoir à l’avènement du nouveau président (prévu au 7 février 1988) veut encore s’y agripper en se nommant le chef des FADH, l’armée étant, à ce moment là, incontournable.

Voir: 29 novembre 1987; 17 janvier 1988; 20 juin 1988.

2009.- Le Sénat de la République ratifie Jean-Max Bellerive, premier ministre désigné.

Nommé par le président René Préval quelques heures seulement après la motion de censure du Sénat à l’encontre de Michel Pierre-Louis (30 Octobre), cette ratification constitue à date, un record dans les annales des nominations des chefs de gouvernement haitiens. Le vote a été obtenu à la majorité des sénateurs présents lors d’une courte séance.

7 Novembre:


1914.- Davilmar Théodore devint président d’Haïti.

Chef d’une armée insurrectionnelle qui avait, en février 1914, subit une défaite face aux troupes d’Oreste Zamor (Voir: 8 février 1914), il finit, comme ses prédécesseurs par s’imposer à Port-au-Prince et se faire élire par l’Assemblée Nationale. Son gouvernement prit fin quelques mois plus tard, le 22 Février 1915.

2009.- Ratification de la nomination de Jean-Max Bellerive, premier ministre désigné, par la Chambre des Députés.

Ministre des deux gouvernements précédents et nommé au poste de premier ministre et mommé par le président René Préval quelques heures seulement après la motion de censure du Sénat à l’encontre de Michel Pierre-Louis (30 Octobre), il fut ratifié avec une majorité confortable de 52 voix.

8 Novembre:


1801.- Proclamation de Bonaparte aux habitants de Saint Domingue.

Alors premier consul, Bonaparte qui déjà ordonné à une flotte, de faire voile pour Saint Domingue, tenta, par une proclamation, de rassurer les habitants de la colonie leur demandant de se rallier au capitaine Leclerc, commandant de la flotte, tout en leur assurant que l’esclavage ne sera pas rétabli.

Sept mois plus tard, ayant appris l’arrestation de Toussaint, il autorisa Leclerc à rétablir l’esclavage.

1994.- Smark Michel devint premier ministre.

Nommé le 24 octobre, Smark Michel fut approuvé par le parlement haïtien après d’ardues négociations avec des parlementaires qui ont soutenu le coup d’état du 30 septembre. Il introduisit son cabinet le lendemain. Quatre nouveaux ministères furent créés: Condition Féminine, Haïtiens vivant à l’Étranger, Culture et Sécurité publique.

9 Novembre:


1865. Bombardement de la ville du Cap-Haitien par un navire britannique:

Un conflit entre Salnave, qui avait constitué un gouvernement provisoire au Cap et tenait, depuis quelques mois ,tête aux troupes de Geffrard, et le consul d’Angleterre amena le bombardement de cette ville par le navire La Galatea. Geffrard, qui assiégeait, la ville en profita pour y entrer, ce qui provoqua la fuite de Salnave sur un navire américain qui le déposa à Saint-Thomas. Ses partisans accusèrent donc Geffrard d’avoir sollicité l’aide de l’étranger pour se défaire de ses ennemis.

1979. Vendredi Noir chez les Salésiens de Port-au-Prince.

A l’occasion d’une conférence organisée par la Ligue Haitienne des Droits de l’Homme et devant être présentée par son président, Maitre Gérard Gourgues, un commando à la solde du gouvernement fit irruption dans la salle, frappant quelques-uns des assistants dont des diplomates étrangers et le conférencier, et détruisit les meubles de la salle. Les voitures garées sur la cour ne furent pas non plus épargnées.

10 Novembre:


1908. Antoine Simon pris les armes contre le président-général Nord Alexis.

Délégué militaire du gouvernement dans le département du Sud, Antoine Simon fut révoqué par le président Nord Alexis. Pour protester contre cette révocation, ses partisans dans le Sus le poussèrent à prendre les armes contre le régime de Port-au-Prince.

11 Novembre:


1913. Naissance du professeur Daniel Fignolé

Né à Pestel, aujourd’hui une municipalité de l’arrondissement de Corail dans le département de la Grande Anse, Daniel fut un un jeune professeur de mathématiques devenu un puissant et extrêmement populaire politicien. Il a dominé la scène politique pendant plus d’une décade et pouvait par un simple geste mobilisé des foules immenses.
Ministre de Dumarsais Estimé, il co-fonda le Mouvement Ouvrier Paysan (MOP), un parti politique dans les années 40. Après la chute de Paul Eugène Magloire, les militaires lui confièrent la présidence provisoire et la lui enlevèrent après seulement 20 jours. Sa mort survint cinq après son retour triomphal d’un exil de 29 ans.

Voir aussi: Profil de Daniel Fignolé

12 Novembre:


1964. Exécution des survivants de “Jeune Haiti”.

Marcel Numa et Louis Drouin peu avant leur exécutionDébarqué à Dame-Marie (voir: 5 Août 1964), dans le Département de la Grand’ Anse, dans le but de renverser le gouvernement de François Duvalier, ce groupe, composé de 13 jeunes Haitiens provenant de divers pays étrangers affronta avec courage les forces gouvernementales qui finirent par avoir raison d’eux en les tuant un à un. Les deux survivants (Marcel Numa et Louis Drouin), capturés furent emmenés à Port-au-Prince et exécutés devant le cimetière en présence d’une foule immense amenée sur les lieux pour la circonstance dont des écoliers.

Voici donc la composition du groupe:

01.- Jacques Armand
02.- Max Armand
03.- Gérald Brierre
04.- Mirko Chandler
05.- Louis Drouin
06.- Charles Henri Forbin
07.- Jean Gerdes
08.- Reginald Jourdan
09.- Yvan D. Laraque
10.- Marcel Numa
11.- Roland Rigaud
12.- Gusley Vildrouin
13.- Jacques Wadestrand

13 Novembre:


2002. Imposante marche estudiantine à Port-au-Prince

En grève depuis plusieurs jours, les étudiants de l’université d’état voulaient, par cette manifestation, montrer leur opposition aux autorités en place, obtenir le retrait de la dissolution du Conseil élu de l’université en juillet et, ainsi réaffimer l’autonomie de l’université.

14 Novembre:


1846. Promulgation de la Constitution de 1846.

Promulguée par le président Jean-Baptiste Riché, cette constitution remit Haiti sur la voie de la légalité.

Voir: 29 Novembre 1844

15 novembre:


2000. Décès de Justin Lhérisson.

Né à Port-au-Prince le 10 février 1873, Justin Lhérisson poète, romancier et autheur du texte de notre Dessalinienne fit un nom dans le journalisme, malgré son jeune âge. Ses deux audiences La famille de Pitite Caille (1905), Zoune chez sa ninnaine (1906) sont devenues des classiques dans la littérature haïtienne.

Voir aussi: Notables haitiens: Justin Lhérisson; Littérature: les classiques Haitiens; Hymne national: La Dessalinienne

16 Novembre:


2000. Condamnation par contumace de présumes auteurs du massacre de Raboteau.

Condamnation par contumace de 35 anciens militaires et membres du Front pour l’avancement et le progrès haïtiens (FRAPH), dont l’ex-général Raoul Cédras, bénéficiaire du coup d’Etat du 30 septembre 1991, son ex-chef d’état major l’ex-général Philippe Biamby et Emmanuel Constant, un des membres fondateurs du FRAPH, réfugié, à la fin de 1994, aux Etats-Unis. Ils furent condamnés pour «meurtre, complicité de meurtre, torture et association de malfaiteurs» dans le massacre de Raboteau (avril 1994).

17 Novembre:


2002. Manifestation antigouvernementale au Cap-Haitien.

La veille du jour commémorant la Bataille de Vertières (18 novembre 2003), une manifestation fut organisée au Cap-Haïtien, deuxième ville du pays, par les groupes opposant le pouvoir lavalas dirigé par le président Jean-Bertrand Aristide. Les manifestants exigèrent le départ de ce dernier. Cette journée jeta les bases d’un vaste mouvement anti-gouvernemental animé par les mêmes groupes et appuyé ouvertement par les grandes puissances dont le Canada, les Etats-Unis et la France. Jean-Bertrand Aristide aura été finalement forcé d’abandonner le pouvoir le 29 février 2004.

18 Novembre:


1803. Bataille de Vertières.

Bataille décisive de la guerre de l’Indépendance d’Haiti devant conduire à la capitulation des troupes françaises.

1844. Première constitution de la République Dominicaine.

Séparée d’Haiti le 27 février 1844, ce pays publia sa première charte constitution. Au bas du document figurent les noms des députés de Hinche et de Lascahobas.

1930. Election de Sténio Vincent à la présidence d’Haïti.

Choisi par l’Assemblée nationale élue un mois plus tôt, Sténio Vincent encore surpris du choix des parlementaires, se dirigea immédiatement au palais national accompagné d’un détachement et une fanfare militaires. Il reçut ce même jour l’investiture. Après l’avoir salué, son prédécesseur, Eugène Roy, quitta le palais sous les applaudissement d’un public devenu de plus en nombreux.

19 Novembre:


1803. Accord ratifiant la reddition du Cap.

Cet accord entre les troupes révolutionnaires de Dessalines et les troupes françaises signé au lendemain de la défaite de ces dernières à Vertières ratifia la reddition de la ville du Cap, alors appelée Cap-Français et conduisit à la capitulation des forces françaises dans les régions non encore occupées par les troupes de Dessalines.

20 Novembre:


1841:Naissance à Jérémie de François Denis Légitime

Président d’Haiti du 16 Décembre 1888 au 22 Août 1889, Francois Denis Légitime s’accapara du pouvoir après la mort de son rival Seïde Thélémaque tué lors d’une sanglante échauffourée. Son gouvernement ne dura que huit mois.

Voir: Notables Haitien: Francois Denis Légitime

2016. Élections: Premier tour des présidentielles et législatives partielles.

Avant-dernière étape du processus électoral initiée en 2015 avec un Conseil dirigé très partisan et incompétent dirigé par Pierre-Louis Opont, ces élections conduites sous la houlette d’un nouveau conseil dirigé par Léopold Bélanger furent considérées comme le premier tour de la présidentielle, le second tour des législatives  pour compléter la chambre des députés (25), le premier tour pour le renouvellement près de deux tiers du Sénat (16) et le deuxième tour pour plusieurs cartels de mairies. Les opérations de vote se déroulèrent dans des conditions satisfaisantes, malgré une une faible participation (entre 22 et 25% d’après les observateurs).

Voir: Élections présidentielles; Conseils électoraux de 2012; 28 novembre 2016

21 Novembre:


1791. Concordat de Jacmel.

Les hommes de couleur soutenus par ceux venant de Port-au-Prince attatu’rent la ville de Jacmel et forcèrent les blancs à signer un concordat sur le modèle de celui de la Croix des Bouquets.

1960. Grève d’étudiants à Port-au-Prince et réaction musclée de François Duvalier.

Protestant contre l’arrestation arbitraire de quelques-uns de leurs camarades dont Joseph Renaud*, des étudiants de la capitale, Port-au-Prince, initièrent une grève qui prit l’allure de véritables manifestations anti-gouvernementales. La réaction du gouvernement de François Duvalier, élu trois ans plus tôt, fut violente. Des étudiants et leurs sympathisants furent arrêtés sans ménagement. L’université rebaptisée sous le nom de L’Université d’État d’Haiti passa aux mains de professeurs et dirigeants acquis à la cause duvaliériste.

* Joseph Renaud fut au moment de son arrestation trésorier de l’Union Nationale des Étudiants Haïtiens, une organisation estudiantine fondé un an plus tôt.

Recommandation: Péan, Leslie J. R. Entre savoir et démocratie: la lutte de l’Union Nationale des Étudiants Haïtiens (UNEH) sous le gouvernement de François Duvalier. Montréal: Mémoire d’Encrier, 2010.

22 Novembre:


1791. Les troupes du Beauvais attaquèrent Port-au-Prince.

En peu de temps, ces troupes composées d’hommes de couleur, s’emparèrent de la ville détruisant ou brûlant tout sur leur passage. Cette attaque s’inscrit dans le contexte de la révolte des hommes de couleur qui réclamaient la jouissance des droits égaux avec les colons blancs.

Voir: Histoire d’Haïti : Période française

1891. Inauguration du Marché Vallière.

Communément appelé “Marché En-bas”, ce marché demeure le centre commercial névralgique de Port-au-Prince. “Fabriqué à Paris, aux usines Bandit, Donon et Cie, [ce] marche qui rappelle l’architecture des Anciennes Halles parisiennes, comporte deux immenses hangars métalliques reliés par un pavillon central de style mauresque flanqué d’une tourette à chaque angle et orné d’une horloge. Il a coûté [au gouvernement haitien] 130.000 dollars.”
Détruit lors du tremblement de terre du 12 janvier 2010, il a été immédiatement reconstruit.

1960. Établissement de la loi martiale sur tout le territoire.

Le mois de novembre 1960 fut particulièrement turbulent. Une grève d’étudiants initiée deux mois plus tôt et soutenue par les franges les plus en vue de la société haitienne se solda par un échec avec l’arrestations de plusieurs chefs de file et la ferméture de l’université. Par la suite, plusieurs personnalités qui avaient montré une certaine sympathie pour les étudiants furent également expulsées dont Mgr. Poirier, archevêque de Port-au-Prince, le 24 novembre.

1968. Transfert des restes du président Dumarsais Estimé.

Cérémonie à laquelle participèrent le président François Duvalier, les membres du corps diplomatique et de la famille de l’ancien président. Les restes furent transférées dans un mausolée construit spécialement pour la circonstance à la cité de l’Exposition. A titre posthume, le diplôme et les insignes de l’Ordre militaires Jean-Jacques Dessalines au grade de Grand Collier lui furent conféré. Soulignons que François Duvalier, fut ministre de la Santé Publique et du Travail sous l’administration d’Estimé.

1987. Incendie du marché Salomon.

Un acte entrant dans la série d’actions par un secteur hostile aux élections du 29 Novembre. Parmi ces actions on peu citer:

      • L’incendie criminel qui détruisit le magasin d’Emmanuel Ambroise, un membre du CEP (3 Novembre);
      • L’incendie à l’Imprimerie le Natal. Cette Imprimerie était chargée de préparer les bulletins de vote (4 Novembre);
      • Le tirs répétés provenant d’armes automatiques la veille des élections etc…

24 Novembre:


1763. Condamnation et expulsion des Jésuites de Saint Domingue:

Mal vus par les colons et propriétaires d’esclaves qui n’appréciaient nullement leur engagement en faveurs des esclaves, il furent accusés de distortion de la foi chrétienne, de corruption des esclaves et d’insubordination à la Couronne de France.

Voir aussi: Église Catholique en Haiti

1960. Expulsion de Mgr. François Poirier:

Archevêque de Port-au-Prince, de 1955, il fut le premier maillon d’une chaîne d’expulsions de prélats (Mgr. Rémy Augustin, auxiliaire de Port-au-Prince le 10 janvier 1961; Mgr Paul Marie Robert, évêque des Gonaives, le 17 novembre 1961; les Jésuites le 12 février 1964; les Spiritains les 15, 16, et 17 Août 1969). Durant son exil et pour faciliter la nomination du nouvel archevêque, François Ligondé, il remit sa démission le 16 août 1966.

Voir : Mgr François Poirier: Arrêté d’expulsion

25 Novembre:


1950. Promulgation de la Constitution de 1950:

Cette constitution, considérée très progressive, admit les femmes aux urnes. Elle fut en vigueur jusqu’en 1957.

Voir: Constitution de 1950: Texte Intégral

26 Novembre:


1749. Fondation de Port-au-Prince:

Créée par un acte du Roi de France Louis XV, la ville fut érigée sur l’emplacement de la paroisse de Trou-Bourdet.

2000. Election de Jean-Bertrand Aristide à la présidence:

A la suite d’un scrutin boycotté par la majorité des partis de l’opposition et très controversé, l’ancien président d’Haiti, Jean-Bertrand Aristide, a été élu pour un second non-consécutif terme. Il aurait obtenu près de 92% des voix. Son plus proche adversaire, Arnold Dumas, n’aurait obtenu que 2.4% et les 5 autres candidats dans leur ensemble, moins de 5%.

Voir: Elections présidentielles de 1950 à nos jours

28 Novembre:


1980. Vague de repression visant journalistes et hommes politiques:

Sous prétexte de combattre le communisme et la subversion, le gouvernement de Jean-Claude Duvalier déclencha, dans la nuit du 28 Novembre, une vague d’arrestations suivies d’expulsion. Parmi les victimes figurent des journalistes connus pour leur franc parler, des hommes politiques. L’année 1980 qui a vu un déferlement de réfugiés Haitiens sur les côtes de la Floride, se termina sur une note triste et dans une atmosphère de grande peur.

1985. Assassinat de trois jeunes écoliers aux Gonaives:

Pendant deux jours (27 et 28) la ville des Gonaives fut le théatre de manifestations antigouvernementales. Durant la deuxième journée trois écoliers tombèrent sous les balles des militaires. On pensa que la mort de Jean Robert Cius (19 ans et élève de la classe de Première au Collège Immaculée Conception), de Mackenson Michel (de la classe de Sixième au Collège des Gonaives), de Daniel Israel (du College Jean Jacques Dessalines) précipita la chute de Jean Claude Duvalier.

2010. Elections présidentielles et législatives baclées:

Décriées par plusieurs secteurs, et plus de la moitié des candidats présidentiels, ces élections furent entachées de fraudes et d’irrégularités et plongèrent le pays dans une crise politique qu’on pourrait facilement éviter. Financées par les États-Unis, la France, le Japan et L’ONU, son côut s’éleva à près de 30 millions de dollars.

Voir aussi: 7 décembre 2010; 8 décembre 2010

2016. Proclamation des résultats préliminaires suite aux présidentielles du 20 novembre 2016:

Neuf jours après des élections présidentielles apparemment calmes  et sans trop de violence, le Conseil électoral provisoire (CEP) du 30 mars 2016 ,dirigé par Léopold Berlanger, proclama les résultats préliminaires très tard dans la soirée. Jovenel Moise, un politien néofite du PHTK (parti de l’ancien président, Joseph Michel Martelly) vint en tête avec 557.430 votes (55.67 des suffrages).

Les trois principaux candidats n’ont recueilli que des bagatelles d’après le CEP:

      1. Jude Célestin, de la Ligue alternative pour le progrès et l’émancipation haïtienne (Lapeh), arrive en deuxième position avec 208,835 voix, soit 19.52 % des suffrages;
      2. Jean-Charles Moïse de la plateforme Pitit Dessalines : 118,142 votes (11.04 % des suffrages );
      3. Maryse Narcisse de Fanmi Lavalas: 96,121 votes (8.99 % des suffrages).


Voir aussi: 20 novembre 2010

29 Novembre:


1791.- Arrivée au Cap de la première commission civile:

Composée de Frédéric-Ignace de Mirbeck, de Philippe-Rose Roume et d’Edmond de Saint Léger, ces commissaires envoyés par l’Assemblée Nationale trouvèrent une colonie en effervescence. Les esclaves venaient à peine de conclure un pacte pour mettre fin à leur état de servitude. (Voir: 14 août 1791). Deux des commissaires (Mirbeck and Saint Léger) abandonnèrent l’île quelques cinq mois après leur arrivée.

1801.- Le genéral Moïse, neveu par adoption de Toussaint est fusillé:

Commandant militaire du Nord, il prit parti pour les cultivateurs noirs du Département du Nord qui se rebellèrent contre le système d’exploitation instauré par Toussaint Louverture, son oncle. Il s’insurgea contre ce dernier dans la nuit du 21 au 22 octobre 1801. Il fut immédiatement arrêté par Henri Christophe et condamné.

1803.- L’armée indigène entra triomphalement au Cap-Haitien:

Après la bataille de Vertières (18 novembre), les Français avaient perdu tout espoir de reconquérir le cap qui revint en ce jour sous le contrôle de l’armée indigène.

1844. Suspension de la Constitution de 1843:

Promulguée par Rivière Hérard le 30 Décembre 1843, la Constitution de 1843 fut suspendue par le président Guerrier qui instaura une dictature.

Voir: 14 Novembre 1846

1987. Avortement des élections générales:

Ces élections devaient être les premières à se tenir sous l’empire de la Constitution de 1987. Des membres d’un secteur hostile à ces joutes se sont intervenus de façon violente au matin des élections en massacrant des votants dans un des bureaux de votes de Port-au-Prince et un journaliste Dominicain qui essayait de filmer l’événement. A la mi-journée, le CNG décréta l’annulation de ces élections.

Voir aussi: Elections présidentielles

30 Novembre:


1894.- Incendie détruisant le quartier de Bel-Air à Port-au-Prince:

Le feu éclata dans une maison située entre les rues du Calvaire et l’Abreuvoir habitée par une certaine Méline Augustin et ne tarda pas à se propager dans tout le quartier, la proximité des maison et le matériel hautement flammable aidant. Ce fut alors le début du déclin de Bel-Air.

1908: Démission de Louis Borno du Conseil des secrétaires d’État.

Quoique le seul à remettre sa démission, cet acte signala le début de la fin du gouvernement de Nord Alexis affrontant une insurrection venant du Sud et à la tête de laquelle se trouva Antoine Simon.

Le reste du cabinet resta en place jusqu’au départ d’Alexis et les ministères restèrent sans titulaires jusqu’au 8 décembre quand le général Antoine Simon, fut proclamé chef du pouvoir exécutif et appela à ses côtés six conseillers avec la fonction de ministres.

Voir: 2 décembre 1908; 8 décembre 1908; Notables: Antoine François Joseph Louis Borno

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Dates historiques: Octobre

Date de création: 23 septembre 2001
 Dernière mise à jour: 4 avril 2017

Dates historiques: Décembre