C’est à eux d’avoir honte

Aujourd’hui ramène le 8ème anniversaire de cette fatidique journée à la fin de laquelle des milliers de vies ont été terrassées, des infrastructures qui faisaient notre fierté détruites, laissant les survivants désemparés, et des parents se trouvant à l’extérieur du pays éperdus de douleur.

Ce 12 janvier serait pour nous une journée de réflexions sur les attentes et espoirs immédiatement post-sismiques non encore comblés:

• Attente d’une ré-urbanisation des villes affectées sans l’hypertrophie urbanistique d’avant;
• Attente d’un programme d’éducation et de prévention pour éviter, en cas d’un similaire désastre, tant de pertes;
• Attente d’un nouveau « contrat social » des composantes de la société civile qui tiendrait compte de l’instauration de l’ordre sociale et des revendications populaires de dignité et d’honneur;
• Espoir des familles refugiés encore dans les camps de fortune de reprendre une vie normale.

Nous nous souvenons…

5ans_seismeEn conversation avec un ami compatriote récemment, le sujet de la commémoration du 5è anniversaire du tremblement de terre du 12 janvier 2010 fut soulevé. Il nous a tout simplement conseillé d’oublier et, comme on dit dans le vernaculaire américain “To go on with our life”.

“Nous avions certainement surmonté les méfaits psychologiques de ce désastre, mais comment pouvons-nous oublier?”, lui avions-nous répondu.

Non. L’Haïtien authentique qui, en cette funeste après-midi, avait une certaine conscience de la réalité, ne peut oublier, qu’il ait vécu personnellement l’expérience ou, résidant sur une autre altitude et longitude, reçut la nouvelle des médias, d’un parent, d’un ami ou d’une connaissance.

Aujourd’hui, comme hier, comme l’année dernière ou les années précédentes, nous nous souvenons.

Jour des morts

Les vodouisants célèbrent des dieux de leur panthéon : le Gédé. Le Gédé, dans le panthéon vodou, demeure cette déité suprême qui règne sur toute la Guinée1, lieu de retour des âmes défuntes. Il facilite ainsi le passage sans heurts de celles-ci vers leur terre ancestrale.

Participants à un rituel vodou au cimétière de Port-au-Prince
1er November 2010

(AP: Photo de Ramon Espinosa)

Une reflexion à partir des derniers événements au Chili

Le 5 août dernier, 33 mineurs Chiliens se sont retrouvés piégés à quelques 700 mètres de profondeur, à la suite de deux éboulements survenus dans une mine située à 800 km au nord de Santiago, la capitale. Immédiatement, le gouvernement de ce pays prit toutes les dispositions pour leur venir au secours et les extraire du trou.

Alors qu’on pensait que l’attente durerait quelques quatre mois(1), les premiers mineurs ont pu être libérés dans la journée du mardi 12 octobre et 22 heures plus tard les derniers rescapés furent accueillis avec émotion par leurs familles sous le regard ému et ébloui du monde entier.

Encore une année scolaire abrégée: des étudiants Haïtiens se font inscrire ailleurs

Nous sommes au Jeudi 25 février. Comme je l’ai fait chaque matin les jours de classe, je conduis ma fille à l’école. Généralement, je ne prête pas beaucoup d’attention à ce qui se dit à la radio préférant maintenir une conversation modérée avec elle. Ce matin-là, cependant, je lui ai demandé de faire silence et de faire attention à ce qui se dit à la radio. En fait on diffusait un reportage sur la vie de quelques centaines d’étudiants Haïtiens envoyés en Floride pour achever l’année scolaire court-circuitée en Haïti par le tremblement du 12 janvier1.

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