De la gêne à la honte

Entrée de Guy Philippe et des insurgés à Port-au-Prince, le 1er mars 2004. Photo de Joe Raedle/Getty Images
Guy Philippe accueilli en héros à Port-au-Prince,
le 1er mars 2004.
Photo de Joe Raedle/Getty

Imaginez Guy Philippe entrant à Port-au-Prince à la tête de l’insurrection qui a précipité la décision de quelques membres influents de la communauté internationale d’orchestrer un second coup contre le président d’alors!

Imaginez-le, comme il était très courant durant les deux décades précédant l’occupation américaine, se présentant au Parlement haïtien pour recueillir ses lauriers et recevoir l’écharpe présidentielle!

Imaginez-le aujourd’hui croupissant dans une prison fédérale des États-Unis sous l’accusation de blanchiment d’argent provenant du trafic illégal de stupéfiants et passant aux aveux!

Coup d’oeil sur le mois de février 2004

Février 2004:
Guy Philippe à l'hotel Mont Joli du Cap-Haitien, le 24 février 2004.Alors qu’Haiti devrait consacrer l’année à la célébration de son bicentenaire, Guy Philippe, alors en exil en République Dominicaine, revint en Haiti à la tête d’un petit groupe composé surtout d’anciens membres des Forces Armées d’Haiti.

Il fut immédiatement assimilé à un héros, un combattant pour la liberté (freedom fighter), devenant ainsi l’homme envoyé par la Providence (entendons par là les partenaires tout-puissants des groupes de l’opposition) qui devrait précipiter le départ du président Jean-Bertrand Aristide en dirigeant une insurrection contre le gouvernement de ce dernier et en s’accaparant pendant, près de trois semaines, des villes importantes des départements de l’Artibonite, du Nord et du Plateau central.

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